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Les acteurs canadiens et américains du homard se sont réunis ces derniers jours au Nouveau-Brunswick, pour leur rencontre annuelle.
Pour les Canadiens, les tensions commerciales vécues avec les États-Unis et la Chine ont occupé une bonne partie des conversations à cette conférence U.S.-Canada Lobster Town Meeting. Elle a réuni plus de 200 participants des provinces de l’Atlantique et des États de la Nouvelle-Angleterre, de mercredi à vendredi à l'hôtel Delta, à Moncton.
Les droits de douane de 25 % que les Chinois imposent sur les fruits de mer canadiens depuis des mois a préoccupé les exportateurs de homard.
Les signaux envoyés par l’administration de Donald Trump, aux États-Unis, tiennent l’industrie sur un pied d’alerte.
Malgré ces vents contraires, l'année 2025 a été particulièrement bonne.
De janvier à octobre 2025, les exportations de homards — congelés et vivants — se sont chiffrées autour de 3 milliards $ CA, une performance qui est considérée comme inespérée dans le contexte actuel. Ce serait la meilleure année depuis 2021.
Les intervenants notent que le secteur du homard canadien bénéficie pour le moment de la protection conférée par l'Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), signé en 2019.
Cet accord, à présent menacé, est essentiel, juge Nat Richard, directeur général de l'Association des transformateurs de homard.

Nat Richard, directeur général de l'Association des transformateurs de homard, en entrevue vendredi à Moncton.
Photo : Radio-Canada
La très grande partie des exportations canadiennes qui sont conformes à l'ACEUM ne sont pas tarifées aux États-Unis. Évidemment, les fruits de mer canadiens en font partie, a-t-il indiqué lors d’une entrevue, vendredi à Moncton.
Faut pas oublier, on a des secteurs de l'industrie canadienne qui sont très durement impactés [par les tarifs], des secteurs très spécifiques, dit-il.
On a des enjeux absolument vitaux pour l'économie canadienne devant nous, en ce qui concerne le renouvellement de l'ACEUM, poursuit Nat Richard.
Notre souci premier, c'est évidemment [de] maintenir un accès, idéalement sans aucun tarif – ce qui a été le cas en 2025, déclare-t-il. C'est tout l'enjeu, c'est toute l'importance de la négociation qui se joue en ce moment entre nos deux pays.
Pour l'essentiel, on maintient un accès privilégié au marché américain, mais est-ce que ça peut changer demain, ou dans 6 mois, ou dans un an?
À Moncton, des intervenants de l’industrie canadienne du homard croient discerner de la solidarité chez leurs partenaires commerciaux américains.

Luc LeBlanc est conseiller aux pêches à l’Union des pêcheurs des Maritimes.
Photo : Radio-Canada
Ils sont aussi encouragés par un accord commercial fraîchement conclu avec la Chine, qui élimine les droits de douane de 25 % que les Chinois imposaient sur les fruits de mer canadiens.
C'est la soupe du jour, l'incertitude, dans notre industrie, malheureusement, a illustré Luc LeBlanc, conseiller aux pêches à l’Union des pêcheurs des Maritimes (UPM).
C’est vrai dans toutes les industries à l'heure actuelle, mais pour nous, c'est vraiment [...] une industrie qui est intégrée au niveau nord-américain, a-t-il expliqué, vendredi.
Avec d'autres marchés importants ailleurs, mais le marché principal, c'est encore les États-Unis, précise-t-il. Donc, on vit des moments un peu stressants, là, tout de suite.
D’après le reportage de Nouemsi Njiké


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