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Par Le Figaro avec AFP
Le 6 juin 2026 à 13h02
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Bravant un arrêté préfectoral et le déclenchement du «plan rave bleu», les fêtards se sont installés dès 03h00 du matin sur un terrain de la commune de Claret.
Passer la publicité Passer la publicitéDes centaines de personnes sont rassemblées depuis la nuit de vendredi à samedi pour une free party sur un terrain situé sur la commune de Claret, à une trentaine de kilomètres de Montpellier, dans l'Hérault, selon des sources concordantes.
Samedi matin, selon un vol de reconnaissance par hélicoptère réalisé par la gendarmerie, le nombre de participants a été estimé à 2000 personnes et 600 véhicules, a indiqué la Préfecture de l'Hérault dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux. «Les forces de l'ordre sont pleinement mobilisées pour fermer les accès au site de la rave party, empêcher l'arrivée de nouveaux véhicules et pour procéder aux contrôles de tous les véhicules sortants», prévient la Préfecture.
D’autres «manifestives» sont prévues ce samedi partout en France
L'installation de cette free party s'est déroulée dès 03h00 du matin malgré les dispositions prises la veille par la préfète de l'Hérault, Chantal Mauchet, qui avait déclenché auprès de la gendarmerie, le «plan rave bleu» dans le département pour «suspicion de rave party illégale», avait-elle communiqué. Dans l'Hérault, un arrêté interdit «l'organisation de tout événement de type rave party sur l'ensemble du territoire jusqu'à la fin de l'année 2026».
À l'appel des collectifs de défense des free parties, une mobilisation avait rassemblé le week-end précédant plusieurs centaines de manifestants à Marseille et Montpellier, notamment, protestant contre le projet de loi Ripost, qui veut durcir leur pénalisation. D'autres «manifestives» sont prévues ce samedi partout en France, à Gap, Lille, ou Rennes par exemple, selon les réseaux sociaux des participants.
Adopté au Sénat, le projet de loi Ripost attend d'être débattu à l'Assemblée nationale. Pour les organisateurs de fêtes, il prévoit une peine de deux ans de prison et 30.000 euros d'amende, et jusqu'à six mois de prison et 7500 euros d'amende pour les participants. Le seuil de déclaration obligatoire en préfecture serait abaissé à 250 participants contre 500 actuellement.


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