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Alors que la crise des sans-abris s’aggrave en Ontario, des acteurs du milieu demandent une meilleure coordination entre les différents niveaux de gouvernement pour s’attaquer aux sources du problème, notamment la pauvreté.
Un rapport publié mardi révèle que 85 000 personnes étaient sans domicile fixe en 2025, en hausse de près de 8 % comparativement à l’année précédente. L’augmentation du nombre de sans-abri est surtout observée dans le nord et dans les régions rurales.
Il n’y a pas une solution magique, lâche d’emblée la mairesse de Timmins, Michelle Boileau.

Michelle Boileau souhaite notamment voir davantage d’investissements dans l’accès au logement et les services sociaux. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Orphée Moussongo
Elle avoue que l’itinérance est de plus en plus visible dans sa ville.
[L’année 2025] est la première année que, pendant les mois d’été, notre refuge pour les sans-abri était en surcapacité, précise-t-elle.
Ça démontre [qu’il] y a une augmentation importante et que nous n’avons pas les services de soutien en place ou qui ont les capacités pour desservir la population qui est en croissance.
Elle croit qu’il faut à tout prix une meilleure coordination entre les différents niveaux de gouvernements.
Ça va prendre de gros changements au niveau structural, plus d’investissement dans les appuis et les bénéfices sociaux, continue-t-elle. Ça va prendre des investissements importants dans le logement d’abord et avant tout.

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Sur l'une des route principale menant à Timmins, ce campement venait d'être installé lors de notre tournage.
Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot
Ça va prendre des investissements, mais aussi de l’action, résume-t-elle.
La mairesse de Westport et présidente de l’Association des municipalités de l’Ontario, Robin Jones, croit qu’une approche gouvernementale globale est nécessaire pour résoudre l’itinérance.
On parle ici de santé mentale, de dépendance, de la santé, du système judiciaire et des forces de l’ordre, précise-t-elle.
Or, la cause principale menant à l’itinérance est la pauvreté, soutient Mme Jones. Donc, un salaire de subsistance pourrait aider à résoudre ce problème.
L’abordabilité avant tout
La travailleuse sociale Diana Chan McNally croit pour sa part qu’il faut avant tout régler le problème d’abordabilité pour endiguer la crise.
Pour ce faire, la province doit désormais remettre en place le contrôle des loyers.
C’est une des raisons principales pour laquelle les gens deviennent sans-abri : ils n’ont pas les moyens de payer leur loyer.
Elle estime qu’il faut aussi revoir les salaires et les taux d’aide sociale.

Diana Chan McNally veut voir un retour du contrôle des loyers pour tous les logements en Ontario.
Photo : Radio-Canada / Marion Bérubé
Bien d’autres problèmes, comme la santé mentale ou la dépendance, peuvent avoir une incidence sur le sans-abrisme, mais, en général, c’est l’abordabilité qui en est la cause, soutient Mme Chan McNally.


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