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CONTRE-POINT - La France insoumise s’indigne d’être affublée de l’étiquette d’«extrême gauche» par le ministère de l’Intérieur. De fait, les mots ne sont jamais neutres. Nommer, c’est projeter une vision subjective. Donc critiquable.
Les Insoumis ne veulent pas pâtir de ce qu’ils infligent aux autres. Il ne leur pose aucun problème que le Rassemblement national soit qualifié d’« extrême droite » et étiqueté comme tel par le ministère de l’Intérieur, mais ils s’indignent d’être affublés de l’étiquette d’« extrême gauche ». Par nature, la catégorisation des forces politiques est un art difficile.
De fait, les mots ne sont jamais neutres. Et si, à l’approche de toute élection, Beauvau doit résoudre un casse-tête d’apparence technique - pour faire des totalisations, il faut bien rattacher les candidats ou les listes à des blocs identifiés -, nommer, c’est projeter une vision subjective. Donc critiquable. Pour remonter un peu dans le temps, on se souvient que jusqu’au début des années 2000, le RPR ou l’UDF refusaient l’étiquette de « droite », qu’ils jugeaient péjorative et non conforme à leurs racines gaullistes ou démocrates-chrétiennes.
Le débat est encore plus sensible, et donc piégé, dès lors que l’on accole…


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