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CONTRE-POINT - Désormais à la tête de la Cour des comptes, la voici propulsée dans le cercle étroit de ceux qui voudront prétendre aux premiers rôles dans les années à venir.
Commençons par évacuer les mauvais procès. Il n’est pas choquant de nommer un politique à la tête de la Cour des comptes. André Chandernagor, Pierre Arpaillange, Pierre Joxe, Philippe Séguin, Pierre Moscovici : tous avaient eux aussi été ministres, et Didier Migaud avait longtemps été parlementaire. Si, après la nomination de Richard Ferrand au Conseil constitutionnel, l’accusation de « copinage » est reprise par toutes les oppositions, il n’est ni inédit ni illégitime pour un président de privilégier un proche. Seul Nicolas Sarkozy avait jugé bon de promouvoir un opposant (Migaud), au nom de l’équilibre des pouvoirs.
Si anomalie il y a, elle est institutionnelle. La révision de 2008 a prévu de soumettre une série impressionnante de nominations à une ratification préalable par les commissions parlementaires compétentes. La Cour des comptes étant une des rares institutions explicitement mentionnée par la Constitution (article 47.2), il aurait été compréhensible et judicieux que…


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