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CONTRE-POINT - Toute élection se gagne en « rupture » avec le président sortant. Y compris, et peut-être d’abord si l’on appartient au même camp politique que lui.
Les mots ont tinté agréablement à l’oreille du chef de l’État. À Reims, Édouard Philippe s’est dit « fier » d’avoir été le premier ministre d’Emmanuel Macron. Certes, à suivre son discours, cette fierté vaut principalement pour son propre bilan à Matignon. Mais les mots ont été dits qui compensent la sentence lâchée à l’automne dernier : « Je ne lui dois rien ».
« Je m’exprime de façon trop brutale », avait déjà concédé le maire du Havre, en janvier, alors qu’il devait faire le plein des voix contre la gauche aux municipales. Au moment où Édouard Philippe doit donner un coup d’accélérateur à sa campagne pour garantir sa qualification au second tour face à Jordan Bardella, cet hommage à celui qui l’a nommé chef du gouvernement n’est pas anodin.
Emmanuel Macron garde des soutiens
Toute présidentielle, c’est entendu, se gagne en « rupture » avec le président sortant. Y compris, et peut-être d’abord, si l’on appartient au même camp politique que lui. Nicolas Sarkozy l’avait démontré par rapport à Jacques…


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