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Face à l’embrasement au Moyen-Orient, Emmanuel Macron a annoncé l’envoi dans la région de l’unique porte-avions français.
Par Pierre Tremblay avec AFP
L’engagement militaire de la France au Moyen-Orient entre dans une nouvelle phase. Lors d’une allocution télévisée mardi 3 mars, quelques jours après le début des frappes américaines et israéliennes sur l’Iran qui ont entraîné une riposte de Téhéran à l’endroit de plusieurs pays de la région, Emmanuel Macron a annoncé l’envoi d’importants renforts militaires au Moyen-Orient, dont le porte-avions Charles de Gaulle.
« Face à cette guerre en train de s’étendre et dont nul ne sait dire aujourd’hui le terme », la France doit prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région, a justifié le président et chef des armées citant le Qatar, le Koweït, les Émirats arabes unis, la Jordanie, l’Irak ainsi que le Kurdistan irakien. « J’ai donné l’ordre au porte-avions Charles de Gaulle, à ses moyens aériens et à son escorte de frégates de faire route vers la Méditerranée », a-t-il déclaré.
Comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête d’article, Le HuffPost vous explique à quoi servira le déploiement du seul porte-avions français et de l’imposante escorte qui l’accompagne en tout temps.
Lors de son allocution solennelle de huit minutes, la première depuis mars 2025, Emmanuel Macron a dénoncé la « responsabilité première » de l’Iran dans la guerre, avec son « programme nucléaire dangereux » et « l’ordre (donné) de tirer sur son propre peuple » lors des grandes manifestations de janvier.
« Compte tenu de tout cela (...), les États-Unis d’Amérique et Israël ont décidé de lancer des opérations militaires, conduites en dehors du droit international, ce que nous ne pouvons approuver », a-t-il souligné.
« Il reste que l’Histoire ne pleure jamais les bourreaux de leur peuple. Aucun ne sera regretté », a-t-il ajouté. Une position diplomatique déjà adoptée après l’enlèvement et le transfert du président vénézuélien Maduro aux États-Unis le 3 janvier.
Le président a en revanche mis en garde Israël contre toute opération terrestre au Liban qui serait « une escalade dangereuse et une erreur stratégique », tout en estimant que le Hezbollah avait commis « une faute majeure » en frappant Israël en premier.


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