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Des citoyens lancent une pétition contre le projet de méga centre de données de Keel Infrastructure, anciennement connu sous le nom de Bitfarms, à Sherbrooke. Plus de 3900 signatures ont été recueillies en quelques jours. Les signataires réclament davantage de transparence, des études environnementales et une rencontre publique avant que le projet ne franchisse de nouvelles étapes.
Les élus ont approuvé à majorité la vente conditionnelle d'un terrain sur le boulevard Industriel au début du mois. Ce qui a été fait, c'est de donner un mandat de négociation à Sherbrooke Innovante pour la vente d'un terrain, un terrain enclavé dans un site industriel, raconte la mairesse, Marie-Claude Bibeau.
Ils ont 180 jours pour faire toutes leurs études, voir la faisabilité du projet, finaliser leur plan d'affaires et négocier éventuellement l'achat d'un terrain.
En plus de l'autorisation de la Ville, l'entreprise devra obtenir les autorisations des gouvernements avant de commencer la construction du centre de données.
En entrevue à l'émission Par ici l'info, elle mentionne que la cryptomonnaie représente des revenus de 18 M $ par année pour la Ville de Sherbrooke. Cet argent-là, on l'utilise dans un fonds de réserve pour nos infrastructures, pour le maintien de nos actifs donc c'est très significatif. Ces revenus-là entrent à la ville à travers Hydro-Sherbrooke, c'est de la vente d'électricité.
Un projet qui ne fait pas l'unanimité
Les trois élues de Sherbrooke Citoyen se sont opposées à cette étape. En entrevue à l'émission Vivement le retour, la conseillère du district du Carrefour, Fernanda Luz, a partagé ses craintes.
C'était déjà inquiétant de la façon dont on a traité le dossier, sans aucun débat, sans aucune information disponible pour la population puisque ça a été traité en huis clos, dit-elle. Oui, c'est une première étape, mais même pour cette première étape, il nous fallait beaucoup plus d'informations et même un débat public.

« Le développement économique ne peut pas être au détriment de la qualité de vie des citoyennes et citoyens », dit Fernanda Luz.
Photo : Radio-Canada / Jeanne Trépanier
C'est une activité qu'on ne connaît pas encore à travers le territoire, qui n'a jamais été testée. Alors on a demandé que les études et les mesures qui peuvent être en place nous prouvent que les impacts vont être quand même amoindris. Pour l'instant, on n'a rien de rassurant comme données.
Fernanda Luz considère que les inquiétudes concernent principalement la consommation d'électricité et la nuisance sonore. Pour qu'ils puissent fonctionner, on exige qu'ils aient par exemple des générateurs puissants qui sont polluants.
La mairesse de Sherbrooke affirme que les centres de données font beaucoup moins de bruit. L'utilisation des génératrices, c'est très occasionnel. C'est seulement quand Hydro-Sherbrooke va leur demander de faire du délestage, donc de ne pas utiliser l'électricité parce qu'on est en utilisation très intensive d'électricité.

« Toutes les études d'impacts, sociaux, sonores et environnementaux vont devoir être faites. Il n'y a pas de carte blanche qui a été donnée, dit la mairesse. Il y a du travail à faire, il y a des études qui doivent être faites. » (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger
L'autre point préoccupant pour les élus concerne l'utilisation de l'eau potable. Il y a de nouvelles technologies qui existent en circuit fermé, raconte la mairesse qui s'est dite rassurée. On n'a plus à s'inquiéter d'une grande consommation et utilisation d'eau potable.


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