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129 étudiants de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) signent une lettre pour dénoncer un climat d’intimidation entre les étudiants qui veulent s'engager dans une grève et ceux qui ont des positions plus modérées. Cependant, une porte-parole de la mobilisation estime que tout le monde est libre de parler.
Selon les signataires, des étudiants dont certains sont anonymes, les débats sont d'une grande toxicité, lors des assemblées générales où il faut débattre et choisir de s'engager dans une grève ou non.
Une grande partie de la communauté de l’UQAR a l’impression d’assister à un dialogue de sourds ou de s’adresser à un mur lorsque vient le temps de remettre en question ou de proposer des amendements à une proposition de grève, peut-on lire dans cette lettre ouverte.
Une partie de la communauté ne se sent pas écoutée ou représentée à cause d'une forme d'intimidation constante.
Étudiant en éducation au secondaire, Simon Di Genova se présente comme un des auteurs principaux du texte. Selon lui, l'intimidation se manifeste lors des assemblées générales et en ligne.

Simon Di Genova dénonce un climat toxique au sein des assemblées générales étudiantes, qui déterminent s'il y aura une grève ou non.
Photo : Radio-Canada / Pier-Olivier Busque
C’est assez tendu, indique-t-il à propos du climat actuel. Il y a plusieurs étudiants qui m’ont écrit des témoignages comme quoi ils ne voulaient pas se présenter dans les assemblées, ils avaient peur de se faire insulter.
L’étudiant prend toutefois soin de ne nommer personne directement et précise que sa démarche a pour objectif de sensibiliser.
On veut essayer de montrer qu’il n’y a pas un climat favorable à la discussion et il y a des gens qui ne se sentent pas à l’aise de venir à l’UQAR pendant ces assemblées.

La lettre a aussi été envoyée à l'administration de l'UQAR.
Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve
L’UQAR traverse en ce moment un épisode de grève qui dure depuis lundi. Au terme d’une assemblée de quatre heures jeudi, des étudiants ont reconduit cette mobilisation pour une seule journée la semaine prochaine.
Radio-Canada n’a pas pu constater l’état du dialogue lors de cette assemblée. Les étudiants présents ont voté à majorité pour exclure les journalistes de la salle où se déroulaient le vote et les débats.
Une porte-parole offre un autre témoignage
Après l’assemblée, l’une des porte-parole du mouvement de grève, Simone Bélanger, a exprimé un profond inconfort avec cette lettre.

Simone Bélanger assure que les opinions des étudiants moins favorables à la grève sont bienvenues.
Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve
La porte-parole offre une version complètement différente de ce que rapporte la centaine d'étudiants. Elle assure que toutes les opinions sont les bienvenues lors des débats. Ce que je remarque, c’est que la majorité des signataires de cette lettre ne sont pas présents aux assemblées.
Il n’y a pas de climat de peur de s’exprimer par rapport à la grève.
Elle assure que le climat est favorable à la discussion, notamment grâce à la présence d’une garde du senti qui a pour mission de calmer le jeu lorsqu’un étudiant lui signale un malaise ou un inconfort.
Quand il y a un message à la garde du senti, on replace l’atmosphère. On rappelle que le but c’est de s’exprimer.
De son côté, l’administration de l’UQAR prend acte de la lettre du groupe d’étudiants.
Par écrit, l’université dit inviter les étudiantes et les étudiants de même que leur association à s’assurer que les assemblées se tiennent en respectant les principes démocratiques de même que les personnes qui y assistent.


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