NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Les 2 500 sapeurs-pompiers mobilisés sur le feu hors-norme en Gironde continuaient dimanche de se battre contre ce « monstre », qui a ravagé 42 000 hectares de végétations. Le feu ne cesse d’avaler ces forêts de pins, laissant derrière lui de véritables scènes de désolation.
De notre envoyée spéciale en Gironde, Alexandra Simard - Aujourd'hui à 20:40 | mis à jour aujourd'hui à 21:21 - Temps de lecture :
« Regardez ! Le ciel jaunit, cela signifie que les flammes avancent en notre direction. » La colonne de sapeurs-pompiers est sur le qui-vive ce dimanche à Cestas, à 15 kilomètres de Bordeaux (Gironde). Une lueur jaune se dessine derrière les pins. Le feu approche. Ils l’attendent. En prévision, le génie civil et les agriculteurs réalisent un pare-feu : avec leur tracteur, ils retirent arbres et branchages qui pourraient constituer une source de combustible au monstrueux incendie qui ravage la Gironde depuis maintenant quatre jours. L’objectif de ces soldats du feu, venus de Paris, est d’attaquer le feu par les flancs afin de diminuer son intensité.
Les conditions météorologiques inquiètent les sapeurs-pompiers, alors qu’une quatrième vague de chaleur est annoncée la semaine prochaine. Photo EBRA /Matis GardentComme eux, 2 500 pompiers venus de toute la France et de l’étranger continuaient dimanche de lutter sans relâche contre ce feu historique, qui s’est déclaré mercredi à Saumos, au nord du bassin d’Arcachon, et qui a ravagé 42 000 hectares, l’équivalent de quatre fois la superficie de Paris. Ce feu, dont l’origine accidentelle semble privilégiée, est historique. Il figure déjà parmi les plus importants répertoriés en France depuis la Seconde Guerre mondiale. Près de 98 000 hectares ont brûlé en France depuis le début de l’année, selon le ministère de l’Intérieur. Le record de 2022 où 72 000 hectares avaient brûlé, est déjà tristement dépassé.
Solidarité des habitants
En Gironde, la situation restait défavorable dimanche soir, en raison des conditions météorologiques et d’un vent tourbillonnant, qui peut raviver les flammes en un instant. Le mégafeu est aux portes de la métropole de Bordeaux. Au total, 220 000 personnes ont été évacuées en guise de prévention et sont accueillies dans des espaces communaux. Il n’est toutefois pas prévu d’évacuer la ville préfecture et ses 260 000 habitants, a réaffirmé dimanche le maire de Bordeaux, Thomas Cazenave.
Sur des dizaines de kilomètres, les mêmes scènes de désolation. Des forêts de pins en cendres, où subsistent des fumerolles, susceptibles de s’embraser au moindre coup de vent. Un paysage apocalyptique imprégné d’une odeur de fumée âcre qui ne quitte plus les Girondins depuis mercredi.
Le long des routes, des camions de pompiers à perte de vue et des citoyens venus prêter main-forte avec leur citerne d’eau. Christophe Perès travaille dans le bâtiment. Pour lui, c’était une évidence de mettre sa citerne de 1 000 litres à disposition. « Il faut faire des pare-feu. C’est la seule solution pour venir à bout de ce monstre », estime-t-il, alors qu’un épais nuage de fumée noir s’élève derrière lui.
Ville fantôme
Le Porge, à une dizaine de kilomètres de Lège-Cap-Ferret, a été évacué. Les maisons sans toit, éventrées, la pierre noircie témoignent de la violence de l’incendie qui s’est propagé dans cette commune de 3 500 habitants. Au sol, des lignes électriques sont arrachées, des tuiles ont volé… Au milieu des carcasses de voitures, certaines habitations sont miraculeusement intactes, le fruit d’un tragique hasard.
Ce couple de quinquagénaires n’a pas les mots. « Notre maison est debout », parvient tout juste à glisser le monsieur les larmes aux yeux. La villa de ses voisins n’a pas eu cette chance. Elle a totalement été détruite par les flammes. Au côté de la piscine, un ballon de volley noirci. La vie s’est arrêtée dans ce jardin. Le silence. Et soudain, trois poules apparaissent. Miraculées, elles recherchent au milieu des décombres et de la végétation calcinée de quoi picorer. Dans le ciel, deux Canadair passent.
« Nous sommes restés pour sauver nos maisons »
À la salle des fêtes de Le Porge, transformée en centre d’accueil, des pompiers se restaurent. Trois habitants sont aussi attablés. Ils ont refusé de quitter les lieux jeudi lorsque l’ordre d’évacuation a été donné. « Nous sommes restés pour sauver nos maisons. Tous les jours, j’arrose le pré derrière chez moi grâce à mon puits. S’il n’y avait pas de gens comme nous, il y aurait plus de dégâts », juge un habitant.
« Les pompiers font le plus gros et ils vont ensuite où il y a le plus de personnes à protéger. Ils n’ont pas le choix », poursuit-il. À l’autre coin de la commune, les soldats du feu ont été rappelés à la suite d’une reprise de feu dans un champ. L’illustration que ce feu est encore loin d’être maîtrisé.


3 hour_ago
22



























.jpg)






French (CA)