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Gérer la tempête des Hurricanes

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Quand le Canadien (CH) sautera sur la glace face aux Hurricanes, mardi soir, il aura devant lui un adversaire qui le surpasse, sur papier, dans à peu près toutes les facettes du jeu.

Pour les tirs accordés, pour les tirs décochés, pour le nombre de buts accordés, pour l’efficacité en avantage numérique, en désavantage numérique, un adversaire qui fait presque jeu égal avec le CH offensivement (3,51 buts marqués par match en moyenne contre 3,50 pour la Caroline) – pourtant la marque de commerce montréalaise cette saison-ci – et, surtout, pour la possession de rondelle.

Incroyablement, saison après saison, les Hurricanes forment LA référence à ce chapitre, particulièrement depuis l’entrée en poste de l’entraîneur Rod Brind’Amour en 2018.

Quatorze des 15 joueurs les plus efficaces en possession de rondelle dans toute la Ligue nationale de hockey (LNH) jouent à Raleigh. Collectivement, les Canes ont terminé au premier rang lors des quatre dernières années. C’est une machine parfaitement huilée au sein de laquelle chaque pièce connaît et applique son rôle.

C’est une occasion de voir comment on peut gérer une équipe qui amène beaucoup de pression, a dit Martin St-Louis après l’entraînement de ses ouailles.

Qu’est-ce qui les rend aussi difficiles à affronter?

C’est parce qu’ils sont dans ta face pendant tout le match. À la seconde où ils perdent la rondelle, ils sont dans ta face. C’est difficile de lancer quand tu n’as pas beaucoup d’espace. Il faut que tu trouves ton équilibre très vite. Ça prend beaucoup de rythme pour gérer leur pression.

Les Hurricanes pratiquent un style homme à homme en couverture défensive et appliquent une pression de tous les instants partout sur la patinoire. Autant ce style peut paraître risqué – car il y aura une ouverture après chaque hésitation, après chaque moment de flottement de la part d’un joueur –, autant ils réussissent à limiter les erreurs.

Ils sont dévoués à ce que l’entraîneur leur demande. Ils jouent en équipe extrêmement bien. Ils ont tout le temps été solides, ils ont un style de jeu vraiment difficile à affronter. Ils ont ajouté du talent à ça avec [Nikolaj] Ehlers. Ils ont une très bonne équipe, a résumé Phillip Danault.

Il s’agit d’un bon test pour le CH qui les aura dans les pattes deux fois en huit jours, sans compter un hypothétique duel de premier tour en séries éliminatoires, plutôt improbable, mais certainement pas impossible.

Prendre la mesure d’un adversaire duquel le Canadien s’est inspiré quelque peu comporte ses mérites, particulièrement à ce point-ci de la saison.

Il y a certainement des similitudes entre notre style et celui du Canadien, a admis Brind’Amour.

Non pas dans le taux de possession de rondelle, puisque, comme l’a dit Danault, on ne tire pas pour rien, mais dans la volonté du CH de ne pas s’en débarrasser inutilement.

Souvent, le CH préférera recycler une attaque mal entamée en conservant le disque, plutôt que de le pousser en fond de territoire.

Bref, on s’inspire toujours un peu des meilleurs. Ces Hurricanes ont causé bien des maux de tête au CH dans l’histoire récente, mais, après avoir perdu neuf matchs d’affilée contre eux, Montréal a remporté trois de ses quatre derniers duels.

Sans Deslauriers

Acquis le 6 mars dernier dans un échange avec les Flyers de Philadelphie, Nicolas Deslauriers a disputé un seul petit match avec sa nouvelle équipe.

Les Hurricanes n’ont aucun blessé parmi leur groupe d’attaquants, a expliqué Brind’Amour, mais son tour viendra, a-t-il ajouté.

Dans son seul duel, Deslauriers a trouvé le temps de jeter les gants contre son compatriote Mathieu Olivier dans un combat des plus spectaculaires. Pour une équipe qui n’a pas souvent compté sur un joueur comme ça, foi de Seth Jarvis, l’intimidante présence de Deslauriers devient un atout précieux.

Il a été incroyable. Sa bagarre à Columbus, évidemment, mais c’est aussi l’énergie qu’il apporte. Juste savoir que l’on compte sur un gars comme ça quand les matchs deviennent robustes, ça fait du bien. Ça fait baisser la température durant un match, a fait valoir Jarvis.

Encore faut-il que le Québécois puisse jouer. Les Hurricanes espèrent qu’un peu de muscle ne leur fera pas de tort une fois les séries amorcées. Il leur a souvent été reproché de s’éclipser quand ça chauffait. À Deslauriers de démontrer, lorsqu’il en aura l’occasion, qu’il peut encore suivre la parade à 35 ans, surtout cette parade-là qui, comme on l’a exposé, galope plus qu’elle trotte.

Par ailleurs, Martin St-Louis n’a pas voulu confirmer s’il apportait des changements à sa formation. Josh Anderson n’a toutefois pas chaussé les patins mardi matin.

Tout indique que Jakub Dobes, qui a quitté la glace bien avant Jacob Fowler, sera devant le filet.

 Tellement hockey

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