NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Une équipe de recherche de l’Université McGill lance un modèle mathématique pour « démocratiser » l’accès aux données environnementales du gaz naturel. L’outil révèle que les fuites de méthane sont largement sous-estimées, alimentant les craintes pour la santé et le climat en Colombie-Britannique.
Autrice principale de l’étude (nouvelle fenêtre) (en anglais), Sarah Jordaan, professeure agrégée au département de génie civil de McGill, est affirmative: les données évaluant l’impact du gaz naturel sont souvent vieilles et dépassées.
Son équipe a analysé plus de 2000 études pour créer SLiNG-GHG, un outil à code source libre (open source).
C’est un peu comme notre iPhone qui nous demande de mettre notre logiciel à jour.
En intégrant des mesures réelles plutôt que des calculs théoriques, l'étude montre que les émissions de méthane peuvent être jusqu’à 316 % plus élevées que les estimations officielles.
Bien que les données de cette étude viennent des États-Unis, la chercheuse soutient que cette modernisation des calculs est tout aussi urgente au Canada.
Des nuages de méthane invisibles
Cette sous-estimation n'étonne pas Thomas Green, analyste principal en matière de politiques climatiques à la Fondation David Suzuki. La Fondation a mené des tests sur le terrain, notamment en Alberta et en Saskatchewan, à l'aide de caméras thermiques spécialisées.
Chaque fois que l'on compare les émissions qu'on trouve quand on va dans le champ, on trouve beaucoup plus d'émissions, dénonce Thomas Green.
Selon lui, ces fuites ne sont pas toujours accidentelles : certains équipements sont conçus pour relâcher du gaz dans l'atmosphère sous l'effet de la pression.
L'industrie a longtemps utilisé l'atmosphère comme une poubelle, car c'était moins cher que de capturer le gaz.
Un impact létal sur la santé
Selon Tim Takaro, professeur émérite à l'Université Simon Fraser et expert en santé environnementale, l'industrie pétrolière des États-Unis n'est pas si différente de celle du Canada. Il suggère qu'il faut questionner plus profondément leurs affirmations ainsi que les statistiques qu'elles fournissent.
Tim Takaro rappelle que le méthane est un moteur du réchauffement qu'il qualifie de létal, évoquant les près de 600 morts lors du dôme de chaleur de 2021 en Colombie-Britannique.
Au-delà du climat, il s'inquiète des gaz cancérigènes, comme le benzène, qui fuient souvent avec le méthane.
Le projet Cedar LNG à Kitimat, qui doit voir le jour, le préoccupe également: il craint que ses émissions ne causent des crises sanitaires graves.
Les conditions météo peuvent emprisonner ces gaz, créant des mélanges dangereux avec la fumée des feux de forêt.
L’industrie se montre prudente
Le ton diffère chez Stewart Muir, PDG de Resource Works, qui refuse de calquer les résultats américains sur ceux de la Colombie-Britannique. Il soutient que l’évidence montre que la province est dans la bonne direction pour réduire ces fuites inutiles.
« La province a des politiques comme CleanBC, qui sont très agressives », affirme-t-il, précisant que perdre du gaz est aussi une perte financière pour les entreprises.
Vers plus de transparence
Thomas Green note que si Ottawa a serré la vis fin 2025 pour viser une réduction des émissions de méthane, le gaz ne peut être un pont vers la transition: Chaque fois qu'on exporte du gaz liquéfié, on s'assure que le futur des Canadiens sera marqué par plus de météo extrême et de feux de forêt.
Pour l'équipe de chercheurs, l'enjeu est maintenant de démocratiser l'accès à ces données, pour que le grand public et les investisseurs puissent vérifier par eux-mêmes les déclarations d'émissions des compagnies pétrolières.
Avec des informations de William Burr


5 month_ago
60



























.jpg)






French (CA)