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GRAND ENTRETIEN - Dans son roman « Aqua », le philosophe décrit les vicissitudes des élus locaux face aux technocrates d’un État omniprésent et impuissant. À une semaine des élections municipales, il en débat avec le maire de Montsecret-Clairefougère, commune de 700 habitants dans l’Orne. Ensemble, ils plaident pour revitaliser et débureaucratiser ce maillon essentiel de la démocratie.
Passer la publicitéLE FIGARO. – Le roman « Aqua », de Gaspard Kœnig, présente le mandat des maires comme un « sacerdoce sans avenir ». Ces turpitudes vécues par les élus correspondent-elles à ce que vous vivez comme maire de Montsecret-Clairefougère ?
MAXIME GUILMIN. – Les traits sont parfois exagérés mais il y a un profond réalisme dans la description de la situation, par exemple en ce qui concerne les relations parfois compliquées avec nos concitoyens. Face à un maire censé porter l’intérêt collectif, certains peuvent être dans une logique assez individualiste. L’image du village est un peu fantasmée. On l’imagine comme un espace où il y a de la convivialité, des habitudes, où les gens se connaissent. C’est une réalité qui a partiellement disparu : les Trente Glorieuses et la modernité sont passées par là.
Dans les espaces ruraux comme ailleurs, une société hyper-individualiste se développe. C’est donc aussi le rôle du maire de créer du commun. C’est ce que ne réussit pas à faire le personnage…


3 month_ago
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