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Il sera bientôt plus facile pour un travailleur certifié provenant d’une autre province canadienne de venir travailler au Nouveau-Brunswick. Fredericton veut reconnaître leurs certifications plus rapidement en éliminant les frais d'application et d’évaluation.
Le ministre de l’Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail, Jean-Claude D’Amours, a déposé un projet de loi mercredi qui vise à simplifier le processus visant à accueillir les travailleurs qui ont une certification professionnelle, comme les plombiers, les mécaniciens, et les électriciens, entre autres.
En mêlée de presse, le ministre dit vouloir combler les besoins immédiats du marché du travail.

Jean-Claude D'Amours, ministre de l'Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve
On veut simplifier le fait que ces gens-là puissent partir d’une autre province ou territoire canadien et venir travailler au Nouveau-Brunswick en éliminant les frais, en éliminant les applications aussi pour pouvoir permettre plus rapidement aux gens de venir travailler.
Selon le ministre, les entreprises du Nouveau-Brunswick ont besoin de ces travailleurs certifiés dans le contexte de la pénurie de main-d'œuvre. Un processus plus rapide dans la reconnaissance des certifications leur sera bénéfique.
Lorsqu'on prend l'exemple d’un briqueteur, c'est pas nécessairement un métier qui est commun, mais, par contre, c'est un métier qui est nécessaire, donc ça va permettre aux entreprises du Nouveau-Brunswick de pouvoir identifier des employés ailleurs au Canada, pour pouvoir venir travailler directement ici.
Des frais éliminés
Ainsi, si le projet de loi est adopté, la province reconnaîtra automatiquement les certificats d’aptitude délivrés par d’autres autorités provinciales et territoriales.
Auparavant, un travailleur certifié devait faire une demande pour obtenir un certificat qui lui permettait de travailler au Nouveau-Brunswick, au coût de 150 $. Un apprenti pouvait faire une demande similaire, pour la reconnaissance de ses acquis, au coût de 125 $.
Même si ces frais renflouaient les coffres de la province, il était plus logique de les éliminer, dans les circonstances, dit le ministre.
[C’est] quelques milliers de dollars qui seront mis de côté, précise-t-il. On se pose toujours la question, est-ce que c’est plus rentable d’éliminer tout ça, au lieu de gérer à la pièce ces demandes-là, donc on a pris la décision de les éliminer.
Jean-Claude D’Amours ajoute que ce projet de loi est distinct d’un autre similaire déposé le printemps dernier, qui accélérait la reconnaissance des compétences des travailleurs de professions réglementées, comme les avocats, les infirmières et les ingénieurs.


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