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France-Irak : «Mon but est de gagner la Coupe du monde», martèle Kylian Mbappé avant un match «spécial» pour sa 100e

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Le capitaine de l’équipe de France a répondu aux questions des journalistes ce dimanche, à la veille du match contre l’Irak, lundi, à Philadelphie.

Centenaire. Après avoir doublé Olivier Giroud pour s’établir comme le meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France (58 buts contre 57), mardi dernier, contre le Sénégal (3-1), Kylian Mbappé deviendra, lundi (23h, M6 et beIN SPORTS) face à l’Irak, le dixième joueur tricolore à atteindre le cap des 100 sélections. Le capitaine de l’équipe de France a bien évidemment été questionné à ce sujet ce dimanche, au stade de Philadelphie, lui qui avait été dispensé de la conférence de presse à J-1 de France-Sénégal pour des raisons logistiques. N’Golo Kanté s’y était collé. Cette fois, place au patron. Français, anglais, espagnol, le Madrilène s’est baladé, comme d’habitude. Retrouvez l’intégralité de son intervention devant les médias ce dimanche.

S’il veut s’inspirer du double champion d’Europe parisien : «Les équipes qui gagnent inspirent toujours le foot actuel. Le monde du football est fait de culture de l’instant. C’est toujours l’équipe qui gagne qui a raison. Depuis mes débuts dans le football, on nous a dit de copier le jeu de possession de Barcelone, l’attaque à trois du Real, l’intensité du Bayern et maintenant, le contre-pressing du PSG. L’équipe qui gagne sera toujours un exemple pour l’ensemble du foot. On est dans un football de sélection, c’est encore différent.»

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La comparaison avec 2018 et 2022 : «On est dans la continuité. Si on parle de terrain, on est plus offensifs, plus portés vers l’avant qu’en 2018 et 2022. Dans le groupe, c’est dans la continuité de ce qui a été construit au long du mandat de Didier Deschamps, depuis 14 ans. C’est l’évolution de sa patte, de sa méthode. Sans oublier l’arrivée de jeunes talents. Le chemin sera encore long. On n’a gagné qu’un match. On a un match compliqué à venir. On est en chemin pour ce qu’on veut faire. On essaie de ne pas regarder trop loin. Une Coupe du monde, c’est très imprévisible. On veut jouer les matchs les uns après et les autres et écrire notre histoire à chaque rencontre».

S’il estime qu’attaquant de pointe son meilleur poste : «Je ne sais pas. Je me sens bien en ce moment mais je ne pense pas que ce soit dû à la position, je me sens bien physiquement et mentalement. J’ai fait trois Coupes du monde, une à droite, une à gauche, j’ai commencé celle-ci devant… Ça montre que la position, ce n’est pas important. C’est une question d’animation, de l’association des profils ou encore l’adversaire, même si on est amené à être une équipe qui doit imposer son style. C’est en tout cas une question complexe car on peut y répondre de bien des manières. Je me sens bien sur les trois postes de l’attaque. Du moment que je joue, le reste peut aller naturellement.»

Je ne pense pas qu’un doublé au premier match de poules soit suffisant pour montrer l’étendue de mon talent sur la grande scène.

Kylian Mbappé

Un triplé sur la dernière finale du Mondial, un doublé pour commencer en 2026 : «J’ai juste l’impression d’être un joueur qui prend la mesure de ce qu’il joue, c’est-à-dire une Coupe du monde, représenter 67 millions de Français et donner la meilleure image de mon pays, marquer son histoire. J’ai pleinement conscience de ce qu’est une Coupe du monde pour mon pays et les autres. J’essaie toujours de les jouer à fond et de prendre du plaisir aussi, malgré la pression émotionnelle et du résultat. J’essaie toujours de profiter d’avoir la chance de jouer ce genre de compétition, d’être sur le devant de la scène. Je sais que j’ai de la qualité mais il faut le démontrer sur la plus grande scène, la Coupe du monde, mais je ne pense pas qu’un doublé au premier match de poules soit suffisant pour montrer l’étendue de mon talent sur la grande scène.»

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Sa connexion avec Michael Olise : «C’est un joueur exceptionnel, qui a un profil qui plaît à tout le monde. On a eu cette connexion avec Michael parce que les quatre offensifs ont réussi à être coordonnés en termes d’animation, de rotations. Sur ce match, on a plus vu Michael et moi. Dans ce type d’animation, avec beaucoup de rotations et de mouvement, peut-être que, demain (lundi), on verra deux autres joueurs qui brilleront plus. C’est l’avantage de cette équipe, avoir autant de talent, ce qui fait que ça peut être le jour de l’un, puis de l’autre… On est conscients de la qualité qu’on a devant. Michael, c’est un joueur super. Il a la possibilité et la qualité de créer quelque chose à chaque match, faire quelque chose de différent. On est très contents de l’avoir avec nous.»

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Ousmane Dembélé : «Je ne sais pas s’il a été moins en vue (contre le Sénégal)… J’ai revu le match à deux reprises, tout seul et avec des personnes du staff. Sur la première période, c’est le meilleur offensif des quatre. Celui qui arrive à fluidifier le plus le jeu. C’était le plus en vue des quatre. Après, Michael et moi avons été décisifs mais il a contribué aussi. La passe de Michael est possible parce qu’Ousmane attire le défenseur et libère l’espace dans lequel je m’engouffre… Ce sont des choses qui ne se voient pas dans les statistiques mais qui sont aussi importantes. Sans cela, pas de passe, pas de but, pas d’appel et on est toujours à 0-0. Ousmane est très tranquille. C’est le Ballon d’or. Il sait qu’il a la confiance de tout le groupe, tout le staff. C’est un joueur important pour nous. Ça fait des années qu’il est là, il connaît parfaitement le fonctionnement de l’équipe de France, le paysage médiatique aussi… On n’a pas de problème avec ça et je suis sûr que dès demain, il va continuer à jouer vers l’avant. Il ne faut pas oublier qu’il a été blessé en fin de saison. Il a joué un match (de préparation) contre l’Irlande du Nord, ce n’était donc que son deuxième match (avec nous). Il va monter en puissance et ce sera un joueur primordial pour nous, c’est sûr.»

Mon but est d’amener mon équipe le plus loin possible et de gagner la Coupe du monde.

Kylian Mbappé

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100e sélection et le record de buts en Coupe du monde : «Pour les 100 sélections, c’est toujours un plaisir de jouer en sélection. Il n’y a pas plus grand que l’équipe nationale. C’est un chiffre historique, encore plus en Coupe du monde. Ce sera spécial pour moi. L’importance et l’enjeu du match l’emporteront sur tout. On doit gagner pour se qualifier. C’est clair dans mon esprit. Pour le record, je savais déjà que Leo (Messi) marquerait des buts, c’est Leo, il en marque toujours (sourire). C’est plus une question pour Leo, c’est lui qui a ce record. Je suis derrière. Je vais évidemment essayer de marquer des buts pour aider mon équipe à aller le plus loin possible et bien sûr, en marquant des buts, on se rapproche de ce genre de record. Mais encore une fois, mon objectif est d’amener mon équipe le plus loin possible et de gagner la Coupe du monde

Jusqu’à 40 ans sur les terrains : «Je ne serai pas là à 40 ans, vous (les journalistes) m’aurez chassé avant (sourire). Je ne me projette pas, je ne pense qu’à cette Coupe du monde. C’est très important pour moi de bien jouer, d’essayer d’emmener mon équipe et gagner. Je n’ai aucune projection avec l’équipe de France. Je ne pense qu’à l’instant présent, profiter de la Coupe du monde et bien jouer.»

Lionel Messi est le meilleur du monde avec Cristiano (Ronaldo), c’est clair.

Kylian Mbappé

Qui est le meilleur entre lui, Erling Haaland, Harry Kane et Lionel Messi : «Le meilleur des quatre ? Lionel Messi (sourire). C’est clair. C’est le meilleur du monde avec Cristiano (Ronaldo). Je pense qu’il a montré, au cours des 15 dernières années, son incroyable qualité. Pour ma part, j’essaie de faire ce que je peux faire, à savoir montrer ma qualité sur la plus grande scène et aider mon pays à gagner la Coupe du monde. Le reste, ce sont des débats pour les gens, les journalistes, les fans de foot… Et c’est bien d’avoir des débats, savoir qui est le meilleur, qui performe le mieux… Mais pour moi, ce n’est pas une question que j’ai en tête, je ne pense qu’à comment je peux aider mon équipe à gagner contre l’Irak demain et comment je peux ramener le trophée à la maison en juillet. Le duel face à Haaland vendredi ? Je n’y pense pas, seulement à l’Irak. Ils pensent peut-être à nous, mais je ne pense qu’à l’Irak pour le moment.»

Les pauses fraîcheurs : «Je ne sais pas… Si mon équipe domine, je peux dire que ça casse le rythme. S’il fait chaud, je suis content… Sur ce type de chose, il ne faut pas demander l’avis aux joueurs. On est vraiment des girouettes, on va changer d’avis à chaque fois. Certains diront que ce n’est pas bien, d’autres que c’est bien… Je ne dis pas que je n’ai pas d’avis mais c’est compliqué : si on est dominés demain à la 25e minute, je serai bien content d’avoir une pause. À l’inverse, je serai frustré si on domine. C’est difficile. Quand il y a de nouvelles règles, tout le monde râle, ça met du temps à rentrer dans la tête des gens. Il faut voir sur la durée si ça perturbe vraiment le niveau du jeu ou si ce n’est qu’une question d’adaptation.»

Entraîneur après sa carrière de joueur : «Je ne pense pas forcément à être entraîneur, je suis juste un amoureux du jeu, j’aime regarder les matchs, comprendre ce que je regarde, apprendre… Ma vie a toujours tourné autour du foot. Et quand votre vie tourne autour de quelque chose, le plus important est de comprendre. J’essaie toujours de comprendre les moindres détails, le pourquoi.»

David (Beckham) me demande souvent si je veux venir, un jour, aux États-Unis.

Kylian Mbappé

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La culture américaine : «J’ai toujours aimé cette culture, où l’ambition est sans limite, où on n’a pas peur de dire ce qu’on veut faire, ce qu’on peut faire. Ça ne passe pas partout, mais ici, oui. Venir ici à la fin de ma carrière ? Je ne sais pas (sourire). David (Beckham) me demande souvent si je veux venir, un jour, aux États-Unis. Je ne sais pas… Peut-être un jour, qui sait ? On verra… En tout cas, c’est un pays qui me plaît et je suis content d’être ici.»

La connexion avec Ousmane Dembélé : «Pas seulement vous les journalistes, les amateurs de foot aussi, quand vous parlez de connexion, ce n’est qu’une connexion directe entre deux joueurs. Dans une animation, tu peux avoir une très bonne connexion avec un joueur qui ne te fait pas beaucoup de passes, mais qui te libère des espaces et t’aide par son positionnement. La relation directe qu’on a tous les deux sur le terrain et avec le ballon, on va la peaufiner encore, mais quand je regarde les mouvements que j’ai vus (contre le Sénégal), je ne vois pas des joueurs déconnectés si on parle des quatre offensifs. Il faut mettre en lumière que le Sénégal fait une très bonne première période et que s’ils avaient mené à la pause, ça n’aurait pas été volé… Après, on n’était pas parfait, il faut s’améliorer. Il y a eu beaucoup de déchet technique en première période. On n’a pas réussi à déplacer le bloc comme on le voulait. La deuxième période a été un avant-goût de ce qu’on peut faire quand on est dans de bonnes dispositions techniques. En termes d’intensité, on était là. Il y avait un facteur émotionnel, avec beaucoup de joueurs qui disputent leur première Coupe du monde, un peu de crispation. C’est un mélange de choses. La connexion avec Ousmane n’est pas à parfaire, mais la connexion directe sur les ballons échangés, on peut toujours faire mieux car on en demande toujours plus à des joueurs de cette qualité.»

Propos recueillis en conférence de presse

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