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La remise de leur fils à la fin du week-end a dégénéré. Mardi 17 mars 2026, le papa, 40 ans, a comparu au tribunal de Quimper pour des violences sur la maman. Il a été condamné.
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Par Matthieu Gain Publié le 18 mars 2026 à 8h50
« Je ne l’ai jamais touchée. » Un homme de 40 ans a vivement contesté les violences sur son ex-compagne en présence de leur fils de cinq ans à Concarneau (Finistère). Mardi 17 mars 2026, il a été jugé en comparution immédiate au tribunal de Quimper. « C’est elle qui s’est elle-même donné des coups. » « Après des insultes, Madame déclare qu’elle a été saisie par les cheveux et a reçu une gifle », a rapporté la présidente du tribunal. Un médecin lui a prescrit un jour d’incapacité totale de travail.
Deux amis de la victime, présents sur place, ont confirmé sa version. L’un d’eux aurait été mordu par le chien du prévenu, un american bully.
Rapports conflictuels autour de leur fils
Tout s’est passé à son domicile, près de la gare de Concarneau. Le couple est séparé depuis fin 2023. Leurs échanges sont conflictuels.
Dimanche 15 mars vers 20h, la maman doit remettre leur fils au papa qui en a la garde. En retard, elle se présente avec deux amis dont son nouveau concubin.

Face au chien du prévenu, ce dernier trouve refuge sur le toit de sa voiture.
Il ne l’a pas mordu. Mon chien peut être impressionnant. Il a fait le chien de défense. Il lui a seulement aboyé dessus.
Problème : l’homme porte pourtant plusieurs bleus et a eu deux jours d’incapacité totale de travail.
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15 mentions au casier
Le mis en cause a aussi un gros casier : 15 mentions au total. Cet ancien toxicomane cherche à se réinsérer après une formation. Sur l’accusation de violences envers son ex-compagne, il a répondu :
J’ai tout arrêté, mais c’est vrai, je suis impulsif. Je n’aurais pas dû l’insulter. Mais je ne l’ai pas frappée. C’est elle qui a tambouriné à ma porte. Quand j’ai ouvert, elle est tombée à la renverse.
Dans ce dossier, aucune victime ne s’est constituée partie civile.
Quatre mois de prison ferme
Pour la procureure, il y a bien « une évolution positive » du prévenu, mais « sa version n’est pas crédible. Selon lui, il a été victime d’un plan manigancé par son ex-compagne. » La défense a plaidé la relaxe pour l’ensemble des violences.
L’homme a toutefois écopé de quatre mois de prison ferme et quatre mois avec un sursis probatoire de deux ans. Pour la partie ferme de la peine, il l’effectuera avec un bracelet électronique.
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