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Être propriétaire d’une résidence construite avant-guerre, soit avant 1940, viendra bientôt avec plus de responsabilités.
À Clarke City, la demeure de Josef Bruchez, un enseignant de musique à l’école Gamache, fait partie des 187 propriétés de la MRC de Sept-Rivières qui sont visées par une nouvelle mesure de préservation du patrimoine.

La maison de Josef Bruchez fait partie des 187 propriétés qui figurent sur la liste de la MRC.
Photo : Radio-Canada / Alban Normandin
Vieille de 110 ans, cette maison fait la fierté de son propriétaire, qui y habite seul avec son chien Jackie.
Sa petite maison, qui date de l'époque de la Gulf Pulp & Paper Company, arbore fièrement son revêtement d'origine, qui devra être entretenu, conformément à la future réglementation sur l'entretien du patrimoine.
Pour lui, cette nouvelle mesure est bien logique. Je trouve ça tout à fait normal. Un patrimoine, il faut que ça se cultive et que ça s’entretienne, reconnaît-il.

Jackie le chien et ses maîtres habitent dans une maison centenaire qu'ils doivent désormais protéger.
Photo : Radio-Canada / Alban Normandin
Depuis le 1er avril, les municipalités du Québec doivent adopter un règlement sur l'entretien et l'occupation de ces édifices pour préserver leur valeur.
Une fois les règlements adoptés par les municipalités, les propriétaires devront protéger leur demeure contre le dépérissement et les intempéries.
Avec cette nouvelle réalité, Josef Bruchez anticipe des coûts additionnels. J’espère avoir un peu d’aide financière du gouvernement. Je ne vais pas me gêner pour dire que ma maison a 110 ans et qu’elle a besoin d’amour.
Maintenir plutôt que transformer
Élisabeth Chevalier, directrice générale de la MRC de Sept-Rivières, explique qu'il s'agit avant tout d'une obligation de maintien. Elle précise que les 187 bâtiments ciblés ne sont pas classés comme étant patrimoniaux au sens strict mais qu'ils figurent simplement dans un inventaire régional.
Quand un immeuble est inscrit dans cette liste-là, on ne peut pas décider demain matin de le démolir, par exemple, précise la directrice générale.

Élisabeth Chevalier rappelle qu'il s'agit avant tout d'un devoir de maintien pour le bâti ancien.
Photo : Radio-Canada / Alban Normandin
Par ailleurs, Élisabeth Chevalier se veut rassurante quant aux coûts d'éventuels travaux de rénovation.
Il n’y a pas de problème. À la limite, c’est un beau cadeau de savoir que notre immeuble a une certaine valeur au niveau du patrimoine.
Un jeune patrimoine
Pour dresser cette liste, la MRC a accordé un contrat d'un peu plus de 120 000 $ à L'Enclume, une firme spécialisée en aménagement et en patrimoine.
Andrée-Anne Coll, chargée de projet au sein de cette firme, a consacré près de sept mois à l'inventaire du patrimoine immobilier de Sept-Îles et de Port-Cartier. Cet inventaire s'est avéré relativement petit par rapport à ceux d’autres régions.

Des maisons patrimoniales à Clarke City.
Photo : Radio-Canada / Alban Normandin
À Sept-Îles, si on regarde les photos anciennes, on avait beaucoup plus de bâtiments, explique-t-elle. Mais quand on est arrivés avec l'IOC, on a fait une grande entreprise de rénovation urbaine. On a refait les rues, on a démoli, on a déplacé des maisons. […] Il y a beaucoup du patrimoine qui a été perdu, tout simplement.
Aujourd'hui, l'inventaire régional inclut non seulement des résidences mais aussi des infrastructures qui n'étaient pas évaluées par les municipalités, comme des barrages, des églises et des presbytères.
Avec les informations d’Alban Normandin


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