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La force de la médiation est d’apporter un regard neutre sur une situation conflictuelle afin de la dénouer. Dans une procédure de divorce, elle peut faire gagner du temps et éviter le tribunal.
Olivier Delahaye - Hier à 17:30 - Temps de lecture :
Dans le cadre d’une procédure de divorce, le tribunal est susceptible de proposer aux deux parties la rencontre avec un médiateur familial pour une réunion d’information.
Ni juge ni avocat, celui-ci n’en est pas moins un professionnel détenteur d’un diplôme d’État, et dont le rôle, comme l’explique l’Onisep, « est de favoriser le dialogue permettant à chacun de comprendre le point de vue de l’autre. ceci en vue d’amener les personnes à définir les bases d’un accord durable et mutuellement acceptable ».
Un accord qui peut valoir jugement
La médiation familiale s’applique aux conflits qui éclatent dans le cadre familial. Le plus généralement, ils concernent une succession difficile ou la séparation d’un couple.
Ici, la médiation s’attachera aux conséquences du divorce, cherchant à dégager des solutions sur l’exercice de l’autorité parentale, par exemple, la résidence habituelle de l’enfant, les droits de visite, la pension alimentaire ou encore la prestation compensatoire.
À la suite d’une première réunion d’information censée présenter l’objectif, les sujets abordés, le process et son coût, une série d’entretiens sont programmés sous condition, bien sûr, d’accepter conjointement le principe de la médiation.
Ces entretiens d’une à deux heures se déroulent sur une période de trois à quatre mois, et sont souvent limités à six.
À leur issue, si un accord a été trouvé, sa rédaction peut faire l’objet d’une homologation par le juge. Ainsi, il possède la même force exécutoire qu’un jugement.
Selon l’Association pour la médiation familiale (APMF), 62 % des médiations terminées débouchent sur un accord amiable : 28 % avec accord écrit, 34 % avec accord oral.
La CAF comme premier interlocuteur
Il est tout à fait possible de ne pas attendre que le juge vous dirige vers un médiateur et en prendre l’initiative. Il est évidemment important de bien le choisir et qu’il soit accepté de la même manière par les deux parties.
Le médiateur exerce soit en profession libérale soit au sein d’une association. Le site de l’APMF a cartographié un certain nombre d’entre eux.
Votre caisse d’allocations familiales (Caf) peut aussi vous renseigner. Pensez à vérifier le domaine de compétences du médiateur et souvenez-vous que certains professionnels proposent la mise en place d’une co-médiation, autrement dit le suivi par deux médiateurs pour une approche toujours plus objective.
Quant aux tarifs, ils sont libres si vous passez par un professionnel en libéral, mais partagés à équité par les deux parties, ou fixés sur un barème lié à vos revenus si vous faites appel à une association de médiation familiale conventionnée par la CAF.


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