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Sport 28/07/2026 14:37
Lors des quarts de finale, le Suisse Breel Embolo a sans doute reçu le carton rouge le plus contesté du Mondial.
Par Vincent Gibert avec AFP

TOM WELLER / DPPI via AFP
L’arbitre Joao Pinheiro, ici adressant un carton rouge à Breel Embolo lors du quart de finale Suisse-Argentine à la Coupe du monde, à Kansas City, le 12 juillet 2026.
Fallait-il expulser Breel Embolo à la 70e minute du quart de finale entre la Suisse et l’Argentine, lors de la Coupe du monde ? L’IFAB, l’instance internationale qui régit les règles du football, affirme que non, comme le rapporte L’Équipe ce mardi 28 juillet.
Dans une circulaire publiée la veille sur des erreurs commises dans l’utilisation de la VAR (l’arbitrage vidéo) durant le Mondial, l’IFAB précise ainsi qu’« un carton jaune, qui n’est pas un deuxième carton jaune, ne peut être revisionné que pour identifier le joueur qui a commis la faute ; la faute en elle-même ne peut être revisionnée/modifiée ». Dans le cadre d’une simulation, la sanction initiale n’aurait donc pas dû être modifiée.
C’est pourtant ce qui s’est produit lors du match Suisse-Argentine, un cas rarissime. Au milieu de la seconde mi-temps, les Helvètes venaient d’égaliser quand Breel Embolo, à la lutte avec l’Argentin Leandro Paredes, s’était retrouvé au sol le long de la ligne de touche.
« L’erreur d’identité »
Dans un premier temps, l’arbitre Joao Pinheiro avait donné un carton jaune au joueur argentin. Mais les arbitres chargés de la VAR étaient intervenus en invoquant une nouvelle règle de la Fifa, « l’erreur d’identité » : Paredes n’a pas touché Embolo, c’est le Suisse qui a simulé une faute. Résultat, carton jaune. Et comme l’attaquant avait déjà écopé d’un avertissement en première mi-temps, il avait été exclu du terrain, laissant ses coéquipiers à dix. Alors que temps réglementaire s’était écoulé sur le score de 1-1, au bout de la prolongation, l’Argentine s’était finalement qualifiée 3-1.
Après la rencontre, Murat Yakin, le sélectionneur suisse, n’en avait pas voulu à la VAR, mais à la décision initiale de l’arbitre d’avoir averti Paredes. « Il n’y avait aucune raison de donner ce carton jaune, je ne comprends pas, c’était une situation inoffensive », avait-il commenté en conférence de presse.
« C’est juste catastrophique, je ne sais pas ce que cet arbitre a fait, là. Je ne sais pas, je ne comprends pas pourquoi ils l’appellent pour une situation comme celle-là », avait quant à lui pesté le milieu suisse Fabian Rieder devant des journalistes en zone mixte. « Je ne comprends pas comment la VAR peut changer un match avec une situation comme cela, il faut juste laisser l’arbitre faire son boulot », avait ajouté le milieu d’Augsbourg.


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