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La guerre au Moyen-Orient a donné un coup d’accélérateur au développement du transport de marchandises multimodal, associant port, rail et route. Cela s’est traduit par un bond du trafic de camions.

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Une longue file de camions-citernes irakiens chargés de diesel, traversant la Syrie en direction du port de Baniyas, sur la mer Méditerranée, le 15 avril 2026. Une longue file de camions-citernes irakiens chargés de diesel, traversant la Syrie en direction du port de Baniyas, sur la mer Méditerranée, le 15 avril 2026.

Malgré l’annonce, lundi 15 juin, par les Etats-Unis et l’Iran d’un accord pour mettre fin à la guerre, le rétablissement de la liberté de passage dans le détroit d’Ormuz est loin d’être garanti. Washington affirme que le détroit rouvrira sans droit de péage, tandis que Téhéran précise que des frais « pour les services de navigation, la protection de l’environnement, l’assurance des navires et d’autres services nécessaires seraient facturés ». « Nous estimons que la situation en matière de sécurité pour l’industrie du transport maritime reste volatile » et « qu’il est encore très risqué pour les navires d’entreprendre des transits », ajoute Jakob Larsen, responsable de la sécurité pour l’association professionnelle d’armateurs Bimco. La réouverture d’Ormuz ne signifie pas un retour à la normale, surtout si l’Iran garde le contrôle de cette artère, ce qui encourage les pays du Golfe à continuer d’investir dans des infrastructures de contournement.

En quelques semaines, ces derniers ont retrouvé de l’oxygène grâce au transport terrestre. Des milliers de camions ravitaillent Bahreïn, le Qatar ou le Koweït en conteneurs qu’ils vont chercher dans les ports à l’entrée du détroit d’Ormuz, le long du littoral d’Oman ou des Emirats arabes unis, à Khor Fakkan ou à Foujeyra. D’autres viennent directement d’Europe, via la Turquie. Une nouvelle logistique terrestre s’est mise en place pour contourner l’étroit passage bloqué.

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