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RÉCIT - Des groupes nationalistes du XXe siècle s’imposent comme des symboles de la lutte pour l’indépendance, malgré des accusations de collaboration avec l’Allemagne nazie.
Le 25 mai, aux portes de Kiev, sous les drapeaux et les honneurs militaires, un cercueil aux couleurs ukrainiennes est descendu en terre. Autour de lui, Volodymyr Zelensky, des responsables politiques et des militaires rendent hommage à Andriy Melnyk, 42 ans après sa mort en exil au Luxembourg. Longtemps relégué dans l’ombre, ce pilier du nationalisme ukrainien du XXe siècle devient le premier à rejoindre le panthéon national, adossé au mémorial militaire dédié aux soldats tombés lors de l’invasion russe, inauguré en 2025.
Mais derrière la solennité de la cérémonie, ce choix ravive de profondes fractures mémorielles, notamment à l’international. Peu connu du grand public, Andriy Melnyk figure parmi les dirigeants de l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) dans l’entre-deux-guerres, avant de prendre la tête de la faction qui porta son nom - l’OUN-M - après la scission du mouvement avec son rival plus connu, Stepan Bandera en 1940. Ces deux organisations, ainsi que leur branche armée…


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