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Face à l’Assemblée primaire de Crans-Montana, le président Nicolas Féraud a apporté peu de réponses aux nombreuses questions

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Publié le 16 juin 2026 à 23:08. / Modifié le 17 juin 2026 à 06:01. 4 min. de lecture

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«N’est-ce pas aux citoyens de se prononcer sur le maintien en poste de leurs élus?» «Disposez-vous des ressources et de la lucidité nécessaires pour faire face à votre charge?» «Peut-on exercer pleinement la fonction de premier magistrat lorsqu’on doit en même temps assumer sa défense?» «Est-ce que les impôts vont augmenter pour faire face aux conséquences du drame?» Voilà un échantillon des nombreuses questions posées, ce mardi soir, par les quelque 378 citoyens de Crans-Montana ayant bravé la «faim et la soif» pour participer à l’Assemblée primaire qui s’est tenue mardi soir à Chermignon d’En-Bas, à la salle de Martelles. Ils n’étaient que 101 l’an dernier. De fait, ce rituel s’est mué en exercice cathartique.

L’organe se réunit pour la première fois depuis l’incendie de la nuit du Nouvel an, qui a coûté la vie à 41 personnes et en a blessé plus d’une centaine d’autres, souvent très grièvement. L’ambiance est tendue. A l’extérieur des proches de victimes ont accroché les portraits de nombreux défunts afin d’inviter les locaux à «découvrir leur visage». Sur l’estrade, le Conseil communal répond à ces interrogations avec plus ou moins de précision. «Tout était bien plus facile avant le 1er janvier», concède le président Nicolas Féraud. Il réitère sa volonté de rester en place avec ces mots: «La question de la démission, je me la pose tous les jours. Mais aujourd’hui, si je quitte ma place, ça créerait un vide institutionnel et notre action serait encore plus compliquée.» Dehors, une proche de victime crie: «C’est une honte!»

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