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Pour regagner la confiance des résidents de Surrey, le premier ministre de la Colombie-Britannique, David Eby, a annoncé la mise en place d'un comité consultatif communautaire pour faire le pont entre les victimes d'extorsion et les policiers.
Le but est de répondre aux lacunes en matière de communication afin que les enquêteurs, les policiers et les résidents puissent être mieux au courant des dossiers.
Un groupe de travail anti-extorsion avait pourtant été créé en septembre pour répondre à la crise d'extorsion qui, déjà cette année, a fait une vingtaine de victimes à Surrey.
Il comprend des policiers de Delta, de Surrey, et d'Abbotsford ainsi que des agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et de l'Agence des services frontaliers du Canada.
Cependant, le constat est alarmant, dit M. Eby : J'ai parlé à beaucoup de dirigeants et de résidents de Surrey et ils ne sont pas convaincus que tout ce qui peut être fait est fait.
Je suis très préoccupé par les communications incohérentes entre le groupe de travail anti-extorsion et le service de police de Surrey avec la communauté.
Ses propos ont eu lieu mardi lors de son passage à Surrey pour prendre le pouls de la communauté. Il s'est notamment entretenu avec des chefs d'entreprise pour comprendre l'impact sur les commerces.
Cette situation est inacceptable, a estimé le premier ministre, car elle pousse les victimes d'extorsion à ne pas communiquer avec les autorités. Ils se sentent délaissés par la police. Ils se disent, à quoi sert-elle? Les policiers ne seront pas là pour m'aider, a affirmé M. Eby.

Une femme prend des photos des impacts de balles sur les fenêtres du Kap's Café. Le commerce a été visé par trois fusillades en 2025.
Photo : Radio-Canada / Ethan Cairns
Le groupe de travail reconnaît qu'il est limité dans les informations qu'il peut partager avec le public. Notre priorité a été d'essayer de trouver un équilibre entre ce que nous pouvons dire au public et le besoin de protéger l'intégrité de nos enquêtes, dit un courriel envoyé à CBC/Radio-Canada.
De son côté, le Service de police de Surrey a décliné notre demande d'entrevue.
Selon les derniers chiffres de la police de Surrey, depuis le début de l'année, 46 cas d'extorsion font l'objet d'une enquête. Il y a aussi eu 11 fusillades et 29 victimes d'extorsion, dont 17 qui ont déjà été ciblées.
Et Ottawa?
La mise en place du comité consultatif communautaire est très bien accueillie par Joslyn Young, la directrice générale de la Chambre de commerce de Surrey et White Rock.
Nous avons reçu des informations contradictoires de sources gouvernementales et policières. Elles doivent arrêter de travailler en vase clos.
Elle estime que des leaders communautaires de Surrey sont les mieux placés pour garantir une communication claire entre les victimes d'extorsion et la police. Les commerces ne se sentent pas en sécurité. Ils veulent fermer leurs portes. Ce n'est pas bon pour l'économie, explique Mme Young.

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Le premier ministre de la Colombie-Britannique, David Eby, a rencontré mardi des chefs d’entreprise de Surrey pour discuter de la crise d’extorsion et de violence qui sévit dans la ville.
Photo : Ben Nelms/CBC
Ce constat fait écho à celui de Puneet Sandhar, la vice-présidente de la South Asian Business Association de la Colombie-Britannique. D'après elle, de nombreux résidents envisagent de quitter Surrey parce qu'ils sont terrorisés après presque deux ans de violence.
Les gens ont peur d'ouvrir un commerce. Ils ont peur de quitter leur domicile ou de prendre leur voiture. [...] C'est plus que de la frustration. C'est plus que de la peur. C'est carrément un handicap.
Puneet Sandhar et Joslyn Young demandent aussi une meilleure coordination entre les trois ordres de gouvernement et un soutien renforcé de la part d'Ottawa.
Le chef par intérim du Parti conservateur de la Colombie-Britannique, Trevor Halford, presse aussi le premier ministre à demander plus de soutien du gouvernement fédéral.
C'est trop peu trop tard. Pourquoi le premier ministre a-t-il besoin d'un groupe qui lui communique la réalité du terrain? Ne voit-il pas les balles sur les portes de commerces à Surrey? Des gens sont morts.
David Eby confirme qu'en plus des 20 agents de la GRC promis par Ottawa, deux hélicoptères seront à la disposition des policiers à Surrey.
Le premier ministre demande aussi aux élus fédéraux de s'activer pour adopter le projet de loi C-12 afin d'empêcher qu'une personne qui commet un crime fasse une demande de statut de réfugié.
La mairesse de Surrey, Brenda Locke, est aussi à Ottawa pour demander davantage de ressources policières du gouvernement fédéral et l'état d'urgence fédéral.
La mairesse de Surrey réclame aussi un commissaire national sur l’extorsion.


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