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Les Bourses européennes résistent mardi au recul des valeurs technologiques, à la hausse du pétrole et aux doutes sur la décision que va prendre la Réserve fédérale aidées par le secteur du luxe ou des banques.
Après quelques minutes d'échanges, Paris progressait (+ 0,43 %) propulsée par le groupe de luxe Kering alors qu'Hermès reculait après ses résultats (-2,21 %). Francfort progressait (+ 0,31 %) emmenée par les bons résultats trimestriels de la Deutsche Bank (+ 5,5 %). Londres (+ 0,55 %) montait avec la hausse du pétrole, tout comme Milan (+ 0,76 %) animé par les bons résultats d'ENI (+ 4,59 %).
À la Bourse de Bruxelles, le Bel20 lâchait 0,25 %, à 5 731,84 points. Du côté des valeurs de l'indice, Azelis évoluait en tête avec un gain de 4,26 %.
Kering flambe à Paris
Le groupe de luxe français Kering flambe de près de 11 % dans les premiers échanges sur la Bourse de Paris, après avoir fait état, dans ses résultats la veille, d'une croissance de son chiffre d'affaires au deuxième trimestre après plusieurs années difficiles.
Le nouveau patron de Kering, en difficulté, pourrait toucher jusqu'à 22 millions d'euros par an, soit deux fois plus que son prédécesseurVers 07H15 GMT, dans les premiers échanges, son titre grimpait de 10,88 % à 277,85 euros, sur un indice CAC 40 lui-même en hausse de 0,44 %. D'avril à juin, le groupe a connu des ventes en hausse de 1 % à 3,65 milliards d'euros, après un premier trimestre en recul.
Les marchés asiatiques continuent leur descente
Au lendemain d'une chute de plus de 10 %, la Bourse de Séoul a continué son déclin mercredi : après avoir lâché jusqu'à environ 12 % en séance, l'indice star Kospi a clôturé en repli de 6 % à 5.663 points. À Tokyo, l'indice vedette Nikkei a reculé de 1,49 % à 61.434,19 points. La Bourse de Taipei a perdu 3,76 %.
Les marchés asiatiques restent plombés par une dégringolade sans répit des valeurs tech liées aux semi-conducteurs, qui n'a guère été enrayée par les résultats trimestriels de SK hynix.
Le géant sud-coréen des puces mémoires a certes annoncé mercredi un bénéfice net record en hausse de 1.242 % sur un an au deuxième trimestre 2026, en raison d'une demande soutenue par les investissements dans les infrastructures d'IA. Mais "il porte ses dépenses d'investissement vers le haut de la fourchette des 40.000 milliards de wons (24 milliards d'euros) en restant muet sur la rémunération des actionnaires et la tarification des contrats à long terme, ce qui suscite l'inquiétude des investisseurs", observe Josh Gilbert, du cabinet eToro, cité par Bloomberg.
Plus de 1 000 milliards de dollars envolés : la chute boursière de SpaceX est-elle inquiétante ?De quoi faire écho aux craintes quant aux perspectives de rentabilité des géants américains de l'IA, qui multiplient les annonces d'investissements colossaux, et à l'annonce d'une percée technologique chinoise dans les processus de fabrication des semi-conducteurs, qui pourrait aviver la concurrence sur le marché des puces. Conséquence : le titre de SK hynix a dévissé en cours d'échanges de 18 % et perdait encore 11 % dans les derniers échanges, et ce après s'être déjà effondré de près de 14 % la veille. "En raison de l'intensification de la concurrence entre fabricants de puce mémoire et des craintes de surproduction, les titres de ces groupes chutent, et cette pression s'étend à d'autres valeurs liées à l'IA", soulignent les experts de Tokai Tokyo Intelligence.
Sursaut du pétrole face au regain de tensions
Vers 06H30 GMT, le prix du baril de WTI nord-américain grimpait de 3,87 % à 82,32 dollars, et celui du baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, gagnait 3,86 % à 87,34 dollars.
Il s'agit d'un net rebond après le reflux des derniers jours, marqués par une suspension des affrontements entre l'Iran et les États-Unis. Or l'armée américaine a annoncé durant les premières heures des échanges asiatiques avoir intercepté des missiles iraniens lancés contre ses bases au Moyen-Orient. Dans la foulée, l'armée américaine a annoncé avoir mené avec Ryad des frappes en Irak contre des alliés de l'Iran, tandis que Téhéran assurait avoir arrêté trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz.
"On a puisé dans les réserves stratégiques": va-t-on vers une flambée des prix à la pompe ?Dans ce contexte, la prudence revenait sur les marchés du pétrole, les yeux rivés sur la paralysie d'Ormuz, voie stratégique où transitait avant le conflit un cinquième du brut mondial. "Nous restons extrêmement sceptiques quant au fait que nous soyons à la veille d'une percée diplomatique majeure", notaient les analystes de RBC Capital Markets, cités par Bloomberg.
Les Houthis, rebelles yéménites soutenus par l'Iran, ont par ailleurs affirmé mardi avoir visé à l'aide de missiles balistiques un pétrolier saoudien en mer Rouge.
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