Le Venezuela possède les plus grandes réserves de pétrole du monde, avec environ 304 milliards de barils exploitables selon l’EIA en 2023. Mais malgré cette richesse, le pays produit très peu: à peine 1 million de barils par jour, contre 3,25 millions en 1999. La raison? La majorité de son pétrole est extra-lourd, visqueux et riche en soufre, ce qui le rend difficile et coûteux à extraire. Pour les Etats-Unis, qui produisent surtout du pétrole léger, le pétrole vénézuélien représente un complément stratégique indispensable pour certaines raffineries, mais le Venezuela n’a plus les moyens d’exploiter ses champs seul, ses infrastructures étant en ruine et les sanctions américaines limitant ses débouchés.
Lire aussi: L’industrie du pétrole sur le qui-vive après le coup de Donald Trump au VenezuelaDerrière la rhétorique anti-corruption et anti-dictature, l’objectif de Donald Trump est clair: sécuriser l’accès à ce pétrole stratégique. Depuis les premières concessions américaines au début du XXe siècle jusqu’à la nationalisation de PDVSA en 1976, l’histoire pétrolière du Venezuela est marquée par une forte influence américaine. Aujourd’hui, le bras de fer autour du pétrole vénézuélien révèle que, pour Washington, l’or noir reste un enjeu géopolitique majeur.


5 month_ago
72






















.jpg)






French (CA)