Selon nos informations, Jeffrey Epstein entretenait une relation avec une jeune femme russe travaillant dans une banque à Zurich en 2015. C’était l’une de ses meilleures recruteuses en Suisse. Il la récompensait en lui offrant des cadeaux, en lui prodiguant des conseils professionnels et en finançant ses études. Nous l’appellerons Elena, son identité est connue de la rédaction.
Lire aussi: «Tu m’as trouvé une petite amie?»: comment Jeffrey Epstein finançait les études de jeunes femmes en SuisseJeffrey Epstein, 58 ans, et Elena, 21 au moment de leur rencontre en 2011, sont restés en contact jusqu’à la mort, en août 2019, de l’ex-financier new-yorkais condamné pour sollicitation de prostitution et incitation de mineurs à la prostitution.
Plusieurs dizaines de «copines» présentées
Cette ancienne athlète russe se reconvertit dans le droit et la finance. Pour ça, elle tente de rejoindre l’Université de Genève en 2013 pour un double master en affaires internationales en partenariat avec l’Institut d’Etat des relations internationales de Moscou. Elle sollicite l’aide de son «mentor américain» pour l’aider à financer cette formation à 40 000 francs. Si elle n’a finalement pas rejoint l’école pour un motif inconnu, Jeffrey Epstein lui a en revanche bien payé au moins une partie des 52 985 dollars d’une formation en droit à l’Université de Berkeley.
En échange de ce soutien, Elena avait une mission: trouver des «assistantes personnelles» à Jeffrey Epstein. Selon nos informations, elle lui aurait présenté plusieurs dizaines de «copines». Difficile de savoir en quoi consistait vraiment ce travail. Cet échange de mails datant de 2013 montre le mélange des genres: «Quels détails veux-tu? C’est plus intéressant si tu les rencontres… C’est plus excitant que de tout savoir sur elles avant. Tu peux les faire défiler pour toi ou on va à la salle de sport et tu joues Monsieur le coach, ahah». Cette rencontre organisée par Elena a eu lieu le 25 mars 2013, chez Jeffrey Epstein, à Paris.
«Des filles en danger»
En 2014, à propos d’une autre recrue, elle écrira: «C’est une fille bien, je ne sais pas ce que tu pourrais lui offrir pour qu’elle ait envie de se baigner nue sur ton île».
Dans un message envoyé le 6 juillet 2019, elle dit avoir été stupide et ne pas s’être rendu compte qu’elle mettait des filles en danger. A son long paragraphe, Jeffrey Epstein répond seulement «N’importe quoi» avant d’être arrêté par le FBI quelques heures plus tard.
Pourtant, en 2011, elle écrivait déjà: «Comme tu me l’as demandé, j’ai fait des recherches sur toi sur Google. Peut-être que ta passion, ce sont les jeunes filles, comme le snowboard est ma passion à moi. En tout cas, je n’ai pas peur.»
Elena vivrait aujourd’hui à Miami. Contactée, elle n’a pas souhaité répondre à nos questions. Par le biais de son avocat, elle dit se considérer comme victime.


4 month_ago
41





















.jpg)






French (CA)