Août 2014, dans le Donbass occupé. Iryna Dovhan, 53 ans, a fait passer un sac: une tablette, quelques vêtements pour sa fille, des affaires pour son mari, tous deux restés à Marioupol. Le lendemain, un appel: il faut partir, tout de suite, le collègue qui transportait les affaires a été arrêté à un check-point. Une voiture s’arrête derrière chez elle. Des hommes la frappent et la menacent avant de la conduire dans un poste de police. «La porte s’est ouverte et quelqu’un est entré en silence. Il m’a fait pivoter et a pressé mon visage contre un banc. Il m’a couvert la bouche avec sa main parce que j’ai commencé à crier. Il m’a déshabillée et m’a violée.» Iryna se couvre la tête, tente de disparaître. On l’emmène de force sur une place de la ville. «Comme dans un kaléidoscope, des gens passaient, me crachaient dessus, me frappaient, m’écrasaient des tomates dessus.» Le journaliste brésilien Mauricio Lima qui travaille à ce moment pour le New York Times à Donetsk la prend en photo.
24 agosto 2014. I miliziani filorussi legano a un palo a Donetsk Iryna Dovhan. Per ore, passanti locali filorussi e mercenari russi arrivati a Donetsk la: - offendono - picchiano - prendono a calci - sputano - insultano chiamandola “nazista” - le tirano rifiuti pic.twitter.com/wo2sUY9tJJ
— Andrea Opachi (@OpachiAndrea) November 26, 2025

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