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Ali Khamenei, l’ancien dirigeant de la République islamique d’Iran, a été tué le 28 février dans des frappes américano-israéliennes. Retardées en raison de la guerre, ses funérailles ont eu lieu cette semaine.
Mostafa Khamenei, le frère du nouveau Guide suprême iranien Mojtaba Khamenei, devant le cercueil de leur père, l’ayatollah Ali Khamenei à Machhad (Iran), le 9 juillet 2026. Le Guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a juré de venger la mort de son père, Ali Khamenei, tué le 28 février dans des frappes américano-israéliennes, affirmant dans un message écrit diffusé samedi 11 juillet que cette vengeance devait « s’accomplir, inévitablement ».
Dans ce texte daté de vendredi, premières déclarations depuis les funérailles de son père organisées cette semaine, il a promis de venger « le sang pur » de l’ancien dirigeant ainsi que celui « de tous les martyrs » des « deux guerres » ayant opposé la République islamique à Israël et aux Etats-Unis, accusant des « assassins criminels et déshonorants ». Les noms des personnes visées « figurent sur une liste », a-t-il assuré.
Retardées en raison de la guerre, les funérailles d’Ali Khamenei, mort à l’âge de 86 ans, ont eu lieu en l’absence de son fils et successeur. Blessé lors du bombardement qui a tué son père, Mojtaba Khamenei ne s’exprime que par le biais de communiqués qui lui sont attribués et lus en son nom, une situation qui entretient les doutes sur son état de santé.
Les affrontements entre les Etats-Unis et l’Iran ont repris mardi. Les frappes échangées depuis ont été les plus importantes depuis la signature, le 17 juin, d’un protocole d’accord de cessez-le-feu. Les Etats-Unis ont frappé la République islamique pendant deux nuits consécutives après avoir imputé à Téhéran la responsabilité d’attaques contre trois navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique au cœur du conflit. En représailles, l’Iran a visé ses voisins du Golfe : le Koweït, Bahreïn, ou encore le Qatar.
Donald Trump affirme que l’Iran veut l’« assassiner »
« Jusqu’à présent, l’Iran a tenu parole », a écrit sur le réseau social X, samedi, le ministre iranien des affaires étrangères, Abbas Araghtchi, ajoutant qu’il « ne peut y avoir de respect que lorsqu’il est mutuel ». « La République islamique d’Iran nous a demandé de continuer “les discussions”. Nous avons accepté de le faire, mais les Etats-Unis leur ont signifié, en des termes sans équivoque, que le cessez-le-feu était TERMINÉ ! », a, pour sa part, déclaré Donald Trump.
Vendredi soir, le président américain a, par ailleurs, accusé l’Iran de vouloir le faire assassiner, promettant une nouvelle fois d’anéantir le pays. « Mille missiles sont prêts à tirer, pointés vers la République islamique d’Iran, et des milliers d’autres suivront immédiatement si le gouvernement iranien met à exécution sa menace, proclamée aux quatre coins du globe, d’assassiner ou de tenter d’assassiner le président en exercice des Etats-Unis d’Amérique, c’est-à-dire MOI ! », a-t-il écrit sur son réseau, Truth Social.
« Les ordres ont déjà été donnés, et l’armée américaine est prête, disposée et capable, pendant une période d’un an, susceptible d’être prolongée, de décimer et de détruire complètement toutes les régions de l’Iran », a ajouté Donald Trump.
Selon les médias américains Axios et Politico, les Etats-Unis ont fait savoir à l’Iran qu’ils lui donnaient jusqu’à samedi pour s’engager publiquement à ne plus attaquer de navires dans le détroit d’Ormuz. Washington a par ailleurs rétabli les sanctions économiques contre le pétrole iranien, suspendues par le protocole d’accord du 17 juin.
Le Monde avec AFP


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