NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Si les feux proches de la capitale ont « ralenti leur progression », les autorités restent sur le qui-vive alors que plus de 150 000 hectares ont été touchés par les flammes depuis le début de l’année.
EN BREF • En Espagne, des incendies historiques ravagent Madrid et Valence, touchant 150 000 hectares depuis début 2026.
• Les incendies là-bas causent également des évacuations massives, avec 65 000 personnes déplacées près de Madrid et 16 000 à Valence.
• Les incendies sont l’occasion pour le Premier ministre espagnol de remettre en avant son « grand pacte d’État face à l’urgence climatique », critiqué par les oppositions.
Un triste sentiment de déjà-vu. L’Espagne, elle aussi, est prise à la gorge par d’impressionnants incendies qui ravagent les régions de Madrid et de Valence. Près de la capitale, les flammes « ont ralenti leur progression » dans la nuit, a annoncé ce lundi 27 juillet le ministre de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, selon qui les deux prochains jours seront « absolument déterminants » pour « contrôler et maîtriser le feu ».
Concernant la région de Valence, plus à l’est, le ministre s’est dit « préoccupé » par un incendie « qui n’est toujours pas maîtrisé ». Comme en France, où les feux sévissent notamment en Gironde et dans les Landes, le gouvernement espagnol guette l’arrivée d’une nouvelle vague de chaleur pouvant empirer la situation. Les prévisions sont « vraiment défavorables » à partir de mercredi côté températures, a déclaré le ministre de l’Intérieur.
Au-delà de la crainte de la canicule, les parallèles entre la France et l’Espagne ne manquent pas alors que les deux pays sont accablés par la saison des feux. Milliers d’hectares ravagés, évacuations massives, controverses politiques… Le HuffPost revient sur cet été qui a aussi tourné au cauchemar de l’autre côté des Pyrénées.
• Des feux aux proportions dantesques
Depuis la semaine dernière, ce ne sont pas un, ni deux, mais trois feux qui ont sévi autour de la capitale espagnole avec la crainte, comme à Bordeaux, que les flammes approchent la métropole. L’un des incendies frappe la province d’Avila, dans la région voisine de Castille-et-Léon. Il a touché à lui seul quelque 25 000 hectares ce qui en fait le « plus important feu de forêt de l’histoire récente de l’Espagne », selon la ministre de la Transition écologique, Sara Aagesen.
Les deux autres feux « ont fusionné » vendredi – un scénario que redoutaient les autorités – et formé le brasier dit de la « Sierra de l’ouest », décrit comme « le pire feu de l’histoire » de la région de Madrid par sa présidente, Isabel Diaz Ayuso. En cumulé, tous les feux autour de la capitale ont atteint autour de 75 000 hectares, soit sept fois la superficie de Paris et 33 hectares de plus que l’incendie qui sévit en Gironde.
Dimanche, Pedro Sanchez a dit s’attendre à des « heures difficiles ». Le Premier ministre se rend ce lundi dans la région côtière de Valence, plus à l’est, elle aussi touchée par un incendie qui a déjà parcouru 6 500 hectares. « Il dépasse nos capacités d’extinction », avait déclaré samedi soir le président de la région valencienne, Juanfran Perez Llorca. Au total, ce sont 153 000 hectares qui ont été touchés par les feux depuis début 2026 en Espagne, un chiffre six fois plus élevé qu’en 2025 à la même période de l’année.
• Des évacuations massives
Face à l’avancée des flammes, les autorités espagnoles ont aussi fait évacuer de très nombreuses personnes. D’après le dernier décompte du ministère de l’Intérieur, partagé sur X, quelque 65 000 personnes ont dû prendre la fuite près de Madrid, et 30 000 autres ont été confinées. Des évacuations ont aussi eu lieu dans la région de Valence, où « plus de 16 000 habitants » ont dû quitter leurs localités, tandis que « plus de 65 000 » autres sont « confinés », a fait savoir la préfète de la région Pilar Barnabé.
Le « ralentissement » dans la nuit de dimanche à lundi de la « progression » des incendies près de Madrid a conduit la préfecture de la région de la capitale espagnole à prévoir dans la journée de premiers retours à domicile pour certains évacués, « une fois les conditions de sécurité réunies ». La reprise du service de bus entre Madrid et Villamanta, près de la zone sinistrée, est aussi un signal prudent d’amélioration, selon l’AFP.
• Les moyens de lutte contre les incendies pointés du doigt
« C’est tout un pays qui est prêt à agir. » Au moment de présenter à la mi-mai les moyens à disposition pour lutter contre les feux, Pedro Sanchez se montrait confiant. D’après le Premier ministre, l’Espagne comptait une quinzaine d’avions amphibies de sorte à toujours avoir dix Canadairs à disposition – deux de moins que la France – pour la saison des feux 2026.
Mais comme en France, la confiance dans cette flotte a été mise à mal face à la violence des feux et les articles de certains médias. Ils font état d’appareils « vieillissants » et surtout moins nombreux qu’annoncé. Vendredi, le quotidien El Mundo a ainsi révélé que seuls sept des dix avions promis par Pedro Sanchez étaient bel et bien opérationnels, la faute à des « avaries » et à des « retards dans les réparations ».
L’exécutif socialiste, qui a dû demander l’aide de l’UE et des régions espagnoles, maintient quant à lui son discours rassurant sur les moyens de lutte, même s’il concède le caractère exceptionnel des feux. « Nous disposons des moyens aériens et terrestres nécessaires et adaptés », a maintenu le ministre de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, cité par la chaîne Antena 3.
• Des bisbilles politiques qui vont bon train
Côté politique, les incendies sont aussi l’occasion de débats entre le parti au pouvoir et les oppositions, comme c’est le cas en France où le gouvernement est sous pression. En Espagne, c’est le « grand pacte d’État face à l’urgence climatique » qui cristallise les tensions. Défendu par le socialiste Pedro Sanchez depuis les feux de l’été 2025, déjà dévastateurs, ce texte qui se voulait consensuel se heurte toujours au barrage de l’opposition de droite et d’extrême droite.
Les incendies qui ravagent les régions de Madrid et de Valence sont l’occasion pour le Premier ministre de gauche de marteler les dangers qui guettent l’Espagne, du fait du changement climatique. Les incendies ne peuvent pas être combattus « seulement par des travaux d’extinction », mais nécessitent un plan de prévention, a martelé le chef du gouvernement. Une analyse loin de faire l’unanimité.
La présidente de la région de Madrid, la très droitière Isabel Diaz Ayuso, a crié à l’« exagération », ironisant sur le terme même d’« urgence climatique », comme l’a rapporté El Diario. « Le gouvernement en parle depuis près de 2014, eh bien 12 ans plus tard, si c’est si urgent que ça… », a-t-elle hasardé, avant de souligner qu’une « grande majorité » des feux sont provoqués par des gestes humains.
Membre du Parti populaire, la formation de droite traditionnelle en Espagne, Isabel Diaz Ayuso a aussi repris une théorie de l’extrême droite selon laquelle les autorités empêcheraient les propriétaires de terrain de les débroussailler au nom des normes écologiques. Une analyse erronée, comme le soulignent El Diario et la chaîne La Sexta, mais qui n’a pas empêché le patron du parti d’extrême droite Vox, Santiago Abascal, de juger la gauche au pouvoir responsable des incendies et en lui reprochant son « fanatisme climatique » et le manque de moyens pour lutter contre les feux.


8 hour_ago
2



























.jpg)






French (CA)