Des explosions ont été entendues dimanche soir à Jérusalem et à Téhéran. En réplique aux bombardements israéliens et américains, le régime iranien a lancé plusieurs missiles dimanche dans la région. L’un d’eux a fait au moins neuf morts et 28 blessés à Bet Shemesh, dans le centre de l’Etat hébreu, selon les secours.

Live animé par Dorian Jullien, Louise Vallée, Minh Dréan et Allison Ferrera (service photo)

Le président américain Donald Trump monte à bord d’Air Force One avant de quitter l’aéroport international de Palm Beach, en Floride, le 1er mars 2026.. - MANDEL NGAN/AFP Le président américain Donald Trump monte à bord d’Air Force One avant de quitter l’aéroport international de Palm Beach, en Floride, le 1er mars 2026.. MANDEL NGAN/AFP

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Le pétrole flambe de 13 % à plus de 80 dollars le baril

Les prix du pétrole ont flambé de 13 % lundi à l’ouverture des marchés, le conflit engagé par des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran et ses répercussions au Moyen-Orient faisant redouter de graves perturbations de l’offre de brut.

Vers 0 h 15 (heure de Paris), le baril de Brent de la mer du Nord s’envolait de 9,90 % à 80,16 dollars, après avoir ouvert en hausse de 13 %. Le baril de West Texas Intermediate (WTI) s’envolait lui de 8,25 % à 72,55 dollars.

Cela représente un bond important du cours du Brent, la référence internationale de l’or noir, qui avait pourtant progressivement intégré une prime de risque géopolitique pour s’afficher à plus de 72 dollars vendredi, loin des 61 dollars du début d’année.

Avec l’embrasement régional, le transport maritime via le détroit d’Ormuz, par où transite quelque 20 % de la consommation mondiale de pétrole, est compromis. Le détroit n’est pas totalement fermé (quelques navires chinois et iraniens y seraient passés, selon Kpler) mais le trafic y est désormais quasi-impossible.

L’armée israélienne fait état de « projectiles » tirés depuis le Liban

L’armée israélienne a annoncé lundi avoir détecté le tir de « projectiles » en provenance du Liban qui ont provoqué le déclenchement de sirènes d’alerte dans le nord d’Israël.

« Les sirènes ont retenti dans plusieurs secteurs du nord d’Israël après des tirs de projectiles en provenance du Liban », a déclaré l’armée sur Telegram, alors que le Hezbollah libanais avait averti dimanche qu’il comptait « faire face à l’agression » américano-israélienne ayant coûté la vie au Guide suprême iranien, Ali Khamenei.

Rubio et Hegseth mardi au Congrès pour défendre l’opération militaire contre l’Iran

Les plus hauts responsables de l’administration Trump, le secrétaire d’Etat, Marco Rubio, et le chef du Pentagone, Pete Hegseth, se rendront au Congrès américain mardi pour informer les parlementaires sur le déroulement de l’opération militaire contre l’Iran, a fait savoir dimanche la Maison Blanche.

Le directeur de la CIA, John Ratcliffe, ainsi que le chef d’état-major, Dan Caine, feront partie de la délégation, a précisé le porte-parole Dylan Johnson, alors que l’opposition démocrate au président des Etats-Unis se plaint que le Congrès n’ait pas été consulté avant le lancement des opérations samedi.

La Suisse appelle à un retour à la diplomatie

La Suisse a appelé dimanche à un retour à la diplomatie à un moment où la guerre fait rage dans tout le Moyen-Orient, trois jours seulement après des pourparlers à Genève entre les Etats-Unis et l’Iran. « Toutes les parties doivent protéger les civils et les infrastructures civiles, faire baisser immédiatement les tensions et revenir à la diplomatie », a déclaré le président de la Confédération helvétique, Guy Parmelin, sur X.

Après les frappes américaines et israéliennes en Iran, puis la riposte de ce pays dans le Golfe et contre Israël, la Suisse « appelle au plein respect du droit international, y compris de la Charte de l’ONU et du droit international humanitaire », a insisté M. Parmelin.

Washington et Téhéran menaient encore jeudi des négociations indirectes en Suisse sur le programme nucléaire iranien, les médiateurs omanais faisant alors état de « progrès significatifs » dans les discussions. Mais cette phase diplomatique semble déjà oubliée.

Guy Parmelin, qui s’est rendu au Koweït et aux Emirats arabes unis en février, a dit s’être entretenu dimanche avec le président émirati et le prince héritier du Koweït sur la nécessité d’« empêcher une nouvelle déstabilisation régionale ».

La Suisse avait déjà fait savoir samedi qu’elle était « prête à soutenir tout processus diplomatique conduisant à la désescalade et au retour au dialogue ».

Ce pays neutre joue depuis des décennies un rôle majeur dans les relations entre l’Iran et les Etats-Unis. il représente notamment les intérêts américains en Iran depuis que Washington a rompu ses relations avec Téhéran à la suite de la crise des otages de 1980, un an après la révolution iranienne. En tant que « puissance protectrice », la Suisse a permis à ces deux pays de maintenir un minimum de relations diplomatiques et consulaires.

Selon le chef de la diplomatie omanaise, la porte de la diplomatie reste ouverte

Le ministre des affaires étrangères omanais, médiateur dans les discussions entre Téhéran et Washington, a estimé dimanche soir que l’option diplomatique restait sur la table malgré l’attaque israélo-américaine massive lancée contre l’Iran. « Je tiens à être très clair : la porte de la diplomatie reste ouverte », a déclaré sur X Badr al-Busaidi.

Les pourparlers qui s’étaient déroulés jeudi à Genève, deux jours avant que la guerre n’éclate, avaient permis selon lui de « réaliser de réels progrès vers un accord sans précédent entre l’Iran et les Etats-Unis ». « Même si l’espoir était d’éviter la guerre, celle-ci ne doit pas signifier la fin de l’espoir de paix, a-t-il ajouté. Je continue de croire au pouvoir de la diplomatie pour régler ce conflit ».

Sur Le Monde aujourd’hui

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Le point sur la situation, dimanche 1er mars à 23 heures

  • Les dirigeants allemands, français et britanniques se sont dit prêts, dimanche, à mener des « actions défensives nécessaires et proportionnées pour détruire la capacité de l’Iran à tirer des missiles et des drones à leur source », dénonçant des attaques « indiscriminées et disproportionnées » dans la région de la part de l’Iran.
  • Le président américain a promis dimanche de « venger » la mort annoncée plus tôt de trois militaires américains dans le conflit avec l’Iran, et a affirmé qu’il y aurait « probablement » d’autres pertes à venir. Donald Trump a également appelé les gardiens de la révolution à « déposer les armes », sans quoi il leur promet une « mort certaine ».
  • Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient a affirmé avoir détruit le quartier général des gardiens de la révolution, rapportant qu’une frappe américaine « de grande envergure a coupé la tête du serpent ».
  • Le Royaume-Uni a accepté que les Etats-Unis utilisent des bases militaires britanniques pour frapper des sites de missiles iraniens, comme ils l’ont demandé, a déclaré le premier ministre Keir Starmer dimanche, affirmant que Londres « ne participera pas à des actions offensives en Iran ».
  • Une série d’explosions a retenti dans le ciel de Jérusalem, dimanche soir, après l’activation de sirènes d’alerte signalant de nouvelles salves de missiles en provenance de l’Iran, ont constaté des journalistes du Monde et de l’Agence France-Presse. Les services de secours ont dit avoir pris en charge plusieurs blessés dans la région de Jérusalem.
  • A Téhéran aussi, de puissantes explosions ont secoué à la capitale. L’armée israélienne a fait savoir sur Telegram qu’elle « continue de frapper à Téhéran », faisant état de « frappes contre les systèmes de défense appartenant au régime terroriste iranien au cœur de Téhéran ».
  • Des médias iraniens affirment qu’un commissariat de police situé à Rey, en périphérie de Téhéran, ainsi que l’hôpital Gandhi, dans le nord de Téhéran, ont été ciblés dimanche soir par des frappes israélo-américaines. Le Monde n’a pas pu vérifier les vidéos de ces destructions relayées par des agences de presse iraniennes.
  • Trois navires ont été attaqués dans le détroit d’Ormuz, ont rapporté des agences de sécurité maritimes. Ce détroit est un point de passage-clé du commerce mondial de pétrole.
  • Donald Trump dit qu’il « va parler » aux dirigeants iraniens, sans préciser quand et à qui. Aussi, il a assuré que neuf navires iraniens avaient été « détruits et coulé ». Le Pentagone a également communiqué avoir déployé des bombardiers stratégiques B-2 et formellement démenti que le porte-avions Abraham-Lincoln a été touché par les gardiens de la révolution.

A Bagdad, de nombreux blessés après les affrontements entre manifestants et la police près de l’ambassade américaine

Des affrontements ont opposé dimanche soir des manifestants aux forces de l’ordre près de l’ambassade des Etats-Unis à Bagdad, ont constaté des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP), les autorités accusant certains protestataires d’avoir tiré à balles réelles et d’avoir blessé des membres des forces de sécurité.

Pour la deuxième fois de la journée, des manifestants ont tenté de forcer l’accès à la Zone verte, secteur ultra-sécurisé qui abrite notamment l’ambassade américaine, avant d’être dispersés.

Un journaliste de l’AFP a vu des ambulances arriver sur les lieux. Des secouristes ont fait état de cas d’asphyxie du fait des gaz lacrymogènes et ont dit avoir entendu des tirs à balles réelles.

Le service de presse du gouvernement a affirmé que des manifestants avaient ouvert le feu sur les forces de sécurité et incendié des véhicules, faisant des blessés qui ont été évacués vers l’hôpital.

Un manifestant brandit un drapeau iranien alors que des partisans des groupes armés chiites irakiens tentent de se diriger vers l’ambassade américaine située dans la zone verte de Bagdad, le 1er mars 2026. Un manifestant brandit un drapeau iranien alors que des partisans des groupes armés chiites irakiens tentent de se diriger vers l’ambassade américaine située dans la zone verte de Bagdad, le 1er mars 2026.

Il a précisé que les forces de l’ordre « n’avaient pas eu recours à des armes à feu malgré des tirs essuyés », et que trois personnes impliquées dans ces tirs avaient été arrêtées.

Selon les autorités sanitaires, quatre personnes touchées par balles ont été hospitalisées et 66 autres souffrent de problèmes respiratoires dus aux gaz lacrymogènes.

L’ambassade des Etats-Unis à Bagdad avait prévenu plus tôt dans la journée que les manifestations près de son enceinte pourraient devenir violentes et avait invité les ressortissants à être vigilants et à éviter les grands rassemblements. Elle avait fait état de menaces pesant sur « des intérêts américains en Irak, dont des restaurants, des commerces et des individus ».

Les forces de sécurité tirent des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants, sur un pont menant à la zone verte fortifiée où se trouve l’ambassade américaine à Bagdad, le 1er mars 2026. Les forces de sécurité tirent des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants, sur un pont menant à la zone verte fortifiée où se trouve l’ambassade américaine à Bagdad, le 1er mars 2026.
A Bagdad, le 1er mars 2026. A Bagdad, le 1er mars 2026.

Des comptes proches de groupes armés pro-iraniens avaient appelé sur les réseaux sociaux à participer aux rassemblements. L’Irak, allié de l’Iran, a décrété dimanche un deuil national de trois jours pour la mort d’Ali Khamenei dans l’attaque américano-israélienne lancée samedi contre Téhéran.

Donald Trump affirme que les opérations américaines se poursuivront « jusqu’à ce que tous [leurs] objectifs soient atteints »

« Les opérations de combat se poursuivent actuellement à plein régime et se poursuivront jusqu’à ce que tous nos objectifs soient atteints », a fait savoir Donald Trump dimanche soir, assurant que « notre détermination et celle d’Israël n’ont jamais été aussi fortes ».

« Un régime iranien armé de missiles à longue portée et d’armes nucléaires constituerait une menace terrible pour tous les Américains », a fait valoir le président américain, refusant de « permettre à un pays qui monte des armées terroristes de posséder de telles armes qui lui permettraient de soumettre le monde à sa volonté maléfique ».

Donald Trump a estimé que les frappes américaines contre l’Iran étaient « justifiées et nécessaires », et visaient à « garantir que l’Amérique n’aura jamais à faire face à un régime terroriste sanguinaire armé d’armes nucléaires ».

Donald Trump appelle les gardiens de la révolution à « déposer les armes », sans quoi il leur promet une « mort certaine »

Le président américain s’est félicité, dimanche, de la mort du Guide suprême iranien, Ali Khamenei, estimant qu’il avait « le sang de centaines, voire de milliers d’Américains sur les mains » ainsi que d’« innocents » à travers l’Iran. Quant au reste du commandement militaire iranien, il « a également disparu », a déclaré Donald Trump dans une vidéo publiée sur Truth Social. « Beaucoup d’entre eux veulent se rendre pour sauver leur vie, ils veulent l’immunité, ils nous appellent », a-t-il rapporté.

« J’exhorte une fois de plus la garde révolutionnaire, et la police militaire à déposer les armes et à bénéficier d’une immunité totale, ou faire face à une mort certaine », a poursuivi Donald Trump.

Il a aussi renouvelé son appel à un renversement des autorités : « J’appelle tous les patriotes iraniens en quête de liberté à saisir cette occasion, soyez courageux, soyez audacieux, soyez héroïques et reprenez le pouvoir. L’Amérique est avec vous. »

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Londres a accepté que les Etats-Unis utilisent des bases militaires britanniques pour frapper des sites de missiles iraniens

Dans une vidéo diffusée sur ses réseaux sociaux Keir Starmer affirme que le Royaume-Uni n’a pas participé aux actions offensives en Iran et que le pays ne « participera pas » à de telles actions. Il dit encore souhaiter une solution « pacifique ».

Il appelle les ressortissants britanniques à suivre les consignes de sécurité concernant les déplacements dans la région. Keir Starmer explique que les Etats-Unis ont sollicité la permission du Royaume-Uni d’utiliser des bases militaires britanniques pour frapper des sites de missiles iraniens et que Londres a accepté cette demande, mais qu’elles ne pourront être utilisées qu’à cet effet. Il ajoute que le but de cette décision, qu’il dit « conforme au droit international », est de protéger la vie des Britanniques et celles des alliés dans la région.

« Nous nous souvenons tous des erreurs commises en Irak et nous en avons tiré les leçons », a enfin relevé le chef du gouvernement britannique.

Mais « l’Iran s’en prend aux intérêts britanniques et met en grave danger ses ressortissants » et ses alliés dans la région, a ajouté Keir Starmer. « La seule façon de mettre fin à la menace est de détruire les missiles à la source - dans les dépôts de stockage ou les lanceurs qui servent à tirer ces missiles. »

Selon le premier ministre, « au moins 200 000 citoyens britanniques », résidents ou vacanciers, se trouvent dans les pays affectés par l’embrasement régional au Moyen-Orient. « Je demande à tous nos compatriotes présents dans la région de bien vouloir enregistrer leur présence et de suivre les conseils de voyage du Foreign Office », a-t-il réclamé.

« Nos forces armées, déployées dans toute la région, sont elles aussi mises en danger par les actions de l’Iran. [Samedi] l’Iran a frappé une base militaire à Bahreïn, manquant de peu des membres du personnel britannique », a ajouté M. Starmer.

Le ministère britannique des affaires étrangères avait exhorté dimanche les Britanniques se trouvant à Bahreïn, au Koweït, au Qatar et aux Emirats arabes unis à « rester à l’abri sur place ». Dimanche soir, le Foreign Office a également conseillé d’éviter « tout déplacement au Liban, sauf en cas de nécessité impérative ».

Donald Trump promet de « venger » la mort des militaires américains, et affirme qu’il y aura « probablement » d’autres pertes

Le président américain a promis dimanche de « venger » la mort annoncée plus tôt de trois militaires américains dans le conflit avec l’Iran, et a affirmé qu’il y aurait « probablement » d’autres pertes à venir. « Malheureusement il y en aura probablement d’autres avant la fin. C’est comme ça », a déclaré le président américain dans une vidéo publiée sur sa plateforme Truth Social.

A propos des trois soldats morts annoncés par le Centcom, Donald Trump a affirmé : « L’Amérique va venger ses morts et porter le coup le plus sévère sur les terroristes qui ont déclaré la guerre contre, fondamentalement, la civilisation. »

Quatre personnes blessées par les débris d’un missile iranien intercepté par Israël

Quatre personnes ont été blessées en Syrie par les débris d’un missile iranien intercepté par l’armée israélienne dans l’espace aérien syrien, ont déclaré des médias officiels du pays.

« Des débris de missiles sont tombés sur la ville d’Ain Tarma, dans la province de Damas, à la suite d’échanges de frappes entre Israël et l’Iran, blessant deux personnes et causant des dégâts matériels », selon l’agence de presse officielle syrienne SANA.

« Quatre personnes, un père et ses trois filles, ont été blessées » et prises en charge à l’hôpital, a déclaré par la suite l’agence, citant un responsable du ministère de la santé. Elle avait auparavant fait état de deux blessés.

Les journalistes de l’Agence France-Presse (AFP) à Damas ont entendu une forte explosion en milieu de journée. « La forte explosion à Damas était due au fait qu’Israël a intercepté un missile iranien au-dessus de la Syrie », a déclaré à l’AFP une source du ministère de l’intérieur syrien.

Elle a précisé ensuite que d’autres explosions entendues pendant la nuit étaient également des « interceptions au-dessus de la capitale ».

La Syrie a renouvelé dimanche la fermeture de son espace aérien pour 24 heures. Les batteries anti-aériennes de l’armée syrienne ont été presque entièrement détruites dans des frappes de l’armée israélienne, qui a mené des centaines de raids depuis la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024, affirmant vouloir empêcher que son arsenal ne tombe entre les mains des nouvelles autorités islamistes.

Le président syrien Ahmad Al-Chareh a contacté plusieurs chefs d’Etat arabes visés par les missiles iraniens, leur exprimant sa solidarité et condamnant ces attaques.

Le ministre de l’intérieur français, Laurent Nuñez, a demandé aux préfets de « signaler aux services de renseignement toute action d’influence ou de déstabilisation en lien avec ce conflit », samedi 28 février, à la suite des frappes au Proche-Orient.

Attaque israélo-américaine en Iran : en France, les forces de sécurité intérieures « mises en vigilance »

Par Christophe Ayad, Laura Motet

Par précaution à l’égard des répercussions possibles, sur le territoire français, des frappes menées depuis samedi 28 février par les Etats-Unis et Israël en Iran, le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, a fait parvenir, samedi 28 février en fin d’après-midi, aux préfets ainsi qu’aux directeurs de la police, de la gendarmerie et de la sécurité intérieure, un télégramme demandant la « mise en vigilance » des forces de l’ordre pour « détecter toute action susceptible de troubler l’ordre public » en France.

De nombreuses explosions entendues dans le ciel de Jérusalem

Une série d’explosions a retenti dans le ciel de Jérusalem, dimanche soir, après l’activation de sirènes d’alerte signalant de nouvelles salves de missiles, ont constaté des journalistes du Monde et de l’Agence France-Presse.

Les traînées lumineuses des contre-missiles iraniens suivies d’explosions ont illuminé le ciel nocturne après que l’armée israélienne a annoncé de nouveaux « tirs de missiles depuis l’Iran vers le territoire de l’Etat d’Israël ».

Les services de secours annoncent avoir pris en charge six blessés dans la région de Jérusalem.

Luc Bronner (Jérusalem, correspondant)

« On peut être contre un régime odieux et, en même temps, contre une intervention militaire injustifiée et dangereuse », dit Pedro Sanchez

Le premier ministre espagnol a réagi aux frappes américano-israéliennes qui ont conduit notamment à la mort du Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei. « On peut être contre un régime odieux et, en même temps, contre une intervention militaire injustifiée et dangereuse », a dit le premier ministre dans une déclaration retransmise sur ses réseaux sociaux.

« Je lance une nouvelle fois un appel à une désescalade immédiate, au respect du droit international et à la reprise urgente du dialogue. L’Espagne sera présente. Et l’Europe doit l’être aussi », a-t-il aussi affirmé.

L’armée israélienne fait état de missiles tirés depuis l’Iran vers l’Etat hébreu

« Il y a peu de temps, des missiles ont été tirés depuis l’Iran en direction du territoire de l’Etat d’Israël », a rapporté l’armée israélienne dans un communiqué, assurant que les systèmes de défense « sont en action pour intercepter la menace ». L’armée a recommandé à la population de se mettre à l’abri.

Des tentatives d’interception sont effectuées par Israël alors que des missiles sont lancés depuis l’Iran, à Jérusalem, le 1er mars 2026. Des tentatives d’interception sont effectuées par Israël alors que des missiles sont lancés depuis l’Iran, à Jérusalem, le 1er mars 2026.

Donald Trump dit prévoir une opération de « quatre semaines ou moins » contre l’Iran

Donald Trump a déclaré au Daily Mail s’attendre à ce que l’opération américaine contre l’Iran dure « quatre semaines ou moins », sans fournir de détails sur son plan.

« Ça a été toujours été un processus de quatre semaines », dit le président américain rappelant qu’il s’agit d’un grand pays dans une interview par téléphone au quotidien britannique.

« On s’attend à des pertes », dit Donald Trump après la mort de trois militaires américains dans l’opération contre l’Iran

Donald Trump a réagi à la mort annoncée de trois militaires américains dans le conflit avec l’Iran, et a affirmé à NBC News qu’il fallait s’attendre « à des pertes dans ce genre de situation ». « Mais au bout du compte ce sera une bonne affaire pour le monde », a également déclaré le président américain dans une interview par téléphone.

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