Sans faire état d’éventuels blessés ou de dégâts à ce stade, Sergueï Sobianine a annoncé, tôt mardi, la destruction par la défense antiaérienne russe d’une quarantaine d’appareils lancés en direction de la capitale.

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Des membres des forces de sécurité russes, à Moscou, le 29 juin 2026. - ANASTASIA BARASHKOVA/REUTERS Des membres des forces de sécurité russes, à Moscou, le 29 juin 2026. ANASTASIA BARASHKOVA/REUTERS

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Quarante-six drones lancés en direction de Moscou ont été interceptés, selon le maire

Le maire de Moscou a annoncé, tôt mardi, que 46 drones lancés en direction de la capitale russe avaient été interceptés, sans faire état d’éventuels blessés ou de dégâts à ce stade.

Dans des messages successifs publiés sur Telegram, Sergueï Sobianine a évoqué neuf vagues d’appareils détruits par les défenses antiaériennes alors qu’ils se dirigeaient vers la ville.

Il a précisé que les secours étaient déployés dans les zones de retombée des débris, sans plus de détails.

La Russie fait face à « une certaine pénurie » de carburant

Le point sur la situation, lundi 29 juin à 21 heures

  • Dix personnes ont été tuées en Ukraine par des frappes russes, lundi : six à Dnipro, trois à Zaporijia et une à Kharkiv. Un civil a par ailleurs été tué par une frappe ukrainienne dans la région de Louhansk occupée par la Russie.
  • La Russie fait face, comme l’a concédé Vladimir Poutine, à « une certaine pénurie » de carburant, à cause de frappes ukrainiennes répétées sur des infrastructures d’hydrocarbures. A l’échelle fédérale et locale, des restrictions ont été mises en place.
  • Dans le Donbass, l’armée ukrainienne a revendiqué la destruction de trois ponts ferroviaires et routier utilisés par la Russie « pour acheminer ses effectifs, ses armes, ses munitions et son matériel logistique ».
  • Dans son rapport annuel sur sa stratégie, le ministère de la défense néerlandais estime que la Russie pourrait lancer une campagne militaire « limitée » contre un pays de l’OTAN, à peine un an après la fin éventuelle de la guerre en Ukraine.
  • L’Ukraine et la Russie sont désormais touchées par la canicule. Des températures pouvant atteindre 38 °C sont attendues cette semaine en Ukraine. Des incidents sur le réseau électrique, provoquant des coupures, se sont déjà produits.
  • Les pompiers ukrainiens luttent contre un incendie dans la zone de Tchernobyl, où le taux de radioactivité est très surveillé depuis la catastrophe nucléaire de 1986. S’il n’est pas certain qu’elle soit en cause, la canicule complexifie l’intervention, selon Kiev.
  • Arraisonné la semaine dernière par la France, un pétrolier soupçonné d’appartenir à la flotte fantôme russe est toujours immobilisé près de Marseille. Son capitaine a vu sa garde à vue levée dimanche, mais l’enquête se poursuit.

L’armée ukrainienne revendique la destruction de trois ponts dans le Donbass

L’état-major général des forces armées ukrainiennes a revendiqué, lundi, la destruction d’installations russes dans le Donbass, territoire ukrainien partiellement occupé, dans des frappes menées dimanche et dans la nuit de dimanche à lundi. « Un pont routier a été détruit dans la région de Novoazovsk (🚩), dans l’oblast de Donetsk, ainsi que deux ponts ferroviaires dans l’oblast de Louhansk », a fait savoir l’armée, ajoutant que « l’ennemi utilise ces infrastructures pour acheminer ses effectifs, ses armes, ses munitions et son matériel logistique ».

« Les dirigeants politiques russes ne cessent de se bercer d’illusions au sujet du Donbass », dit Volodymyr Zelensky

Dans un message publié sur les réseaux sociaux lundi soir, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a évoqué la région de Donetsk, « où les assauts russes sont les plus nombreux ». Constitutive avec l’oblast de Louhansk du Donbass, elle est en effet considérée de longue date comme un objectif majeur pour Moscou. « Les dirigeants politiques russes ne cessent de se bercer d’illusions au sujet du Donbass, a raillé Volodymyr Zelensky. C’est déjà la quinzième fois qu’ils se bercent de ce rêve, comme s’ils allaient s’emparer entièrement du Donbass. »

Après avoir cité les nombreuses dates butoir que s’est fixées le Kremlin pour prendre possession de l’intégralité du Donbass, le président ukrainien a appelé une fois de plus la Russie à mettre fin à « sa guerre ». « Si [Vladimir] Poutine veut engager un million de soldats supplémentaires pour continuer à se battre contre ce mur, alors ce million de Russes, qui ne sont pas encore mobilisés dans l’armée russe et qui se disputent dans les files d’attente pour l’essence, devraient réfléchir à ce qui les attend ensuite », a-t-il écrit, accompagnant son message d’une allocution vidéo de six minutes.

Sur Le Monde aujourd’hui

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Au Zimbabwe, un homme accusé de recruter pour l’armée russe a été arrêté

La police antiterroriste du Zimbabwe a annoncé, lundi, avoir arrêté et inculpé un homme pour avoir recruté cinq personnes destinées à rejoindre l’armée russe. Plusieurs enquêtes, dont une menée par l’Agence France-Presse (AFP), ont révélé comment la Russie a attiré des hommes originaires de pays africains en leur promettant des emplois bien rémunérés, pour finalement les contraindre à combattre sur le front ukrainien.

Le suspect, âgé de 36 ans, a été interpellé alors qu’il accompagnait une recrue à une gare routière de la capitale zimbabwéenne, Harare, pour un voyage vers la Russie en passant par l’Afrique du Sud, selon des documents judiciaires. La police a indiqué qu’il était en possession de visas électroniques russes et de confirmations de réservation d’hôtel pour les recrues, lesquelles « seraient contraintes de combattre dans le conflit armé » opposant la Russie à l’Ukraine.

Un ressortissant russe identifié uniquement sous le nom de « Roman », présenté comme son complice, est toujours en fuite, a précisé la police.

En France, la garde à vue du capitaine du pétrolier « Deliver », soupçonné d’appartenir à la flotte fantôme russe, levée dimanche

Arraisonné par la marine française mardi 23 juin, le pétrolier Deliver, soupçonné d’appartenir à la flotte fantôme russe visant à contourner les sanctions internationales contre Moscou, stationne toujours dans le golfe de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône). Mais son capitaine a vu sa garde à vue levée, dimanche à 16 heures 35, près de deux jours après le début de celle-ci, a annoncé le parquet de Marseille, lundi en début de soirée.

Le capitaine a regagné le navire, « lequel faisait l’objet d’une immobilisation administrative depuis le 26 juin 2026 par une décision ce même jour de la direction départementale des territoires et de la mer des Bouches-du-Rhône », a précisé le parquet dans un communiqué. Et de rappeler qu’une enquête flagrante pour défaut de pavillon a été ouverte contre ce pétrolier en provenance de la ville russe de Primorsk et qui naviguait sous pavillon camerounais.

Des mesures restrictives et privatives de liberté imposées à l’équipage du Deliver, composé de « 25 personnes [de quatre] nationalités différentes » ont également été levées. Depuis le point de mouillage du golfe de Fos-sur-Mer, des investigations « menées par la gendarmerie maritime et la direction interrégionale de la mer Méditerranée » doivent toutefois se poursuivre, sous la direction du parquet de Marseille.

Un incendie en cours dans la zone de Tchernobyl en Ukraine

Le service d’Etat pour les situations d’urgence (SNSU) ukrainien a annoncé, lundi après-midi, lutter contre un incendie dans la zone de Tchernobyl, en Ukraine. « Au total, plus de 200 personnes et environ 60 engins spécialisés sont mobilisés pour lutter contre l’incendie », a expliqué l’organisme public sur Telegram. Et de préciser que le niveau de radioactivité dans la zone d’intervention est surveillé en permanence, du fait de la catastrophe nucléaire de 1986.

Pour l’heure, le SNSU n’a pas expliqué ce qui a causé l’incendie. Mais la canicule qui a frappé la France dernièrement s’est propagée à de nombreux pays d’Europe centrale et orientale, dont l’Ukraine. Dans l’ouest du pays, le mercure affichait lundi après-midi des températures avoisinant ou dépassant 35 °C. De quoi causer des feux de forêt ? Le SNSU explique en tout cas qu’« en raison de la canicule la température au cœur même des foyers d’incendie atteint par endroits près de 50 °C ».

Le bilan de l’attaque russe contre Dnipro s’alourdit, passant à six morts

Le tir de missile qui a visé, dans la matinée, une entreprise privée de Dnipro, a fait six morts, selon un nouveau bilan annoncé en fin d’après-midi par Oleksandr Hanja, chef de l’administration militaire de l’oblast de Dnipropetrovsk, sur Telegram. Vingt-neuf personnes ont par ailleurs été blessées dans cette frappe, selon la même source.

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La justice russe prononce ses premières peines de prison dans le cadre de son bannissement du « mouvement LGBT »

Le tribunal de la ville russe d’Orenbourg a condamné trois personnes à des peines de prison dans le cadre des premières condamnations du genre depuis que le pays a banni le « mouvement LGBT », considéré comme extrémiste, en 2023. Le Kremlin a intensifié ses efforts pour défendre ce qu’il appelle les « valeurs traditionnelles » à la suite de l’invasion de l’Ukraine en 2022, notamment en interdisant les contenus LGBT. Alors que les tribunaux avaient jusqu’alors prononcé des peines avec sursis et des amendes, l’application de la loi s’est désormais orientée vers des sanctions plus sévères touchant à la fois les entreprises et les particuliers.

Selon l’agence russe d’Etat TASS, citée par Bloomberg, les peines prononcées vont jusqu’à sept ans d’emprisonnement à l’encontre du propriétaire, du gérant et du directeur artistique d’une boîte de nuit, laquelle faisait la promotion d’une orientation sexuelle prétendue non traditionnelle dans le cadre de ses activités. En Russie, les libraires ont retiré de leurs rayons les livres abordant des thèmes liés à l’homosexualité ou à la transidentité depuis le début de la guerre en Ukraine. La censure s’est étendue au-delà de la fiction occidentale contemporaine pour inclure des œuvres d’auteurs russes dont les textes ont été signalés comme contenant de la « propagande LGBT ».

Des gouverneurs de régions russes en difficulté face aux restrictions de carburants

Lundi après-midi, les gouverneurs de plusieurs régions russes ont communiqué sur les restrictions de carburants en vigueur dans le pays. La veille, Vladimir Poutine avait reconnu dans une interview au propagandiste russe Pavel Zaroubine « une certaine pénurie » de carburant causée par les frappes ukrainiennes répétées sur les infrastructures d’hydrocarbures russes, visant à affaiblir l’effort de guerre de Moscou. « Bien sûr, ces frappes contre les installations de nos infrastructures créent des problèmes, c’est évident. Nous observons actuellement une certaine pénurie, mais elle n’est pas critique », a déclaré le président russe.

Alexandre Dronov, gouverneur de la région de Novgorod, dans le nord-ouest de la Russie, a fait état d’« une forte hausse de la demande », expliquant que « certains [habitants] essaient de faire le plein à l’avance, ce qui explique que les ventes de carburant soient nettement supérieures à la normale chaque jour ». Il a également demandé aux locaux de « faire preuve de compréhension » et donné pour consigne « que des restrictions uniformes s’appliquent à la distribution de carburant dans toutes les stations-service de la région et que l’interdiction de vendre du carburant dans des bidons soit strictement respectée », a-t-il précisé sur Telegram.

Alexandre Khinchteïn, son homologue de la région de Koursk (frontalière de l’Ukraine) a, lui, dressé un bilan d’une réunion de son administration. « Des restrictions ont été mises en place concernant la vente de carburant dans des bidons et autres récipients, a-t-il écrit sur son canal officiel. Je vous demande à nouveau à tous de faire preuve de compréhension : dès que la situation en matière de carburant se stabilisera, toutes les restrictions seront levées. » Le gouverneur affirme aussi qu’il a sollicité des membres du gouvernement fédéral russe « pour demander des livraisons [de carburant] supplémentaires ».

Du côté de la région de Nijni Novgorod, à 400 kilomètres à l’est de Moscou, le gouverneur Gleb Nikitine a rapporté des difficultés similaires, sur Telegram. « Dans les stations indépendantes, soit il n’y avait pas d’essence, soit elle était 15 % à 40 % plus chère que dans celles des chaînes », a-t-il raconté, dans le cadre de tournées des points d’approvisionnement. Esquivant lui aussi le rôle des frappes ukrainiennes dans cette crise, il a estimé que les files d’attente dans certaines stations-service « s’expliqu[aient] à la fois par la hausse de la demande, les jours fériés et le trafic intense ». Et d’affirmer que « la situation est sous contrôle ».

Enfin, Iouri Slioussar, gouverneur de la région de Rostov, a dit avoir participé à une réunion sur la situation du marché des carburants, organisée par le vice-président du gouvernement russe, Alexandre Novak. Constatant lui aussi que « la demande en carburant a augmenté », il a reconnu que « la situation n’est pas simple », dans un message publié sur Telegram. Il a également précisé que les agriculteurs de son oblast, en pleine période de récoltes, disposent actuellement de réserves de diesel et d’essence. A l’échelle fédérale, il a dit que « des restrictions sur l’exportation de diesel » étaient « à l’étude ».

Un vétéran russe en détention après avoir menacé Vladimir Poutine de mutinerie dans l’armée

Un Russe qui dénonçait sur les réseaux sociaux des faits de violences dans l’armée russe et exigeait une audience au président russe, Vladimir Poutine, a été condamné, lundi, selon le tribunal de la région de Voronej. Alexandre Lounine, 39 ans, avait été présenté à un juge samedi, avant d’être condamné à une peine administrative pour avoir montré des « symboles extrémistes », selon les informations publiées sur le site du tribunal. La décision et le détail des faits reprochés, pour lesquels il encourt quinze jours d’emprisonnement, n’ont pas été rendus publics.

Les médias russes se sont fait l’écho des appels enflammés de cet ancien combattant publiés la semaine dernière sur les réseaux sociaux, dans lesquels il disait avoir connaissance de faits de violences et d’extorsion dans les rangs de l’armée et exigeait d’en informer directement le président russe. Il a servi au moins un temps sur le front en Ukraine, selon plusieurs médias russes et une vidéo publiée en 2024 sur les réseaux sociaux russes dans laquelle il parle de son service au front.

Dans une vidéo publiée jeudi, qui a été vue des millions de fois notamment sur Instagram, réseau social interdit en Russie, il annonce des « conséquences sérieuses » s’il n’obtenait pas une « audience » auprès de Vladimir Poutine. « Si je ne viens pas au Kremlin bientôt et y parle en direct, à vos côtés, l’armée va retourner ses armes contre le Kremlin », affirme-t-il en s’adressant au président russe. Sa femme, Tatiana, a dit samedi dans une vidéo sur TikTok, supprimée depuis, que leur domicile avait été perquisitionné alors qu’il était déjà parti pour Moscou.

Interrogé sur cette vidéo vendredi, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, avait affirmé que Vladimir Poutine n’avait pas vu la vidéo et s’était refusé à la commenter, notant cependant qu’Alexandre Lounine semblait tenir des propos « aux formulations assez étranges ». Certains internautes ont dressé un parallèle avec les vidéos partagées massivement en avril d’une influenceuse russe installée à Monaco. Elle s’était également adressée directement à Vladimir Poutine, qu’elle ne croyait pas au courant des difficultés rencontrées par ses concitoyens.

Un civil tué dans la région ukrainienne de Louhansk occupée par la Russie

Rodion Mirochnik, ambassadeur itinérant du ministère des affaires étrangères russe, a annoncé, lundi après-midi, la mort d’un civil dans une attaque ukrainienne contre la région de Louhansk occupée par la Russie. Le diplomate explique sur son canal Telegram que des drones ukrainiens ont frappé lundi matin un tracteur dans la ville de Kreminna (🚩), tuant un homme d’une soixantaine d’années et blessant deux autres personnes.

Une attaque russe contre Kharkiv tue une personne et fait dix blessés

Le chef de l’administration régionale de Kharkiv, Oleg Synehoubov, a annoncé, lundi en début d’après-midi, qu’une frappe russe avait causé la mort d’une personne à Kharkiv. L’attaque a également fait dix blessés. Dans un précédent message sur son canal Telegram officiel, il avait évoqué « des missiles ennemis [ayant] frappé le quartier de Kholodnohirsky (🚩». Parmi les trois blessés d’alors, se trouvaient deux femmes âgées de 65 et 20 ans, ainsi qu’un homme de 54 ans.

La Russie pourrait attaquer l’OTAN un an après la guerre en Ukraine, selon le gouvernement néerlandais

Le ministère de la défense néerlandais estime que la Russie pourrait lancer une campagne militaire « limitée » contre un pays de l’OTAN, à peine un an après la fin éventuelle de la guerre en Ukraine. Dans son rapport annuel sur sa stratégie de défense, paru lundi, le ministère a déclaré que l’Europe se trouvait dans une « zone grise » entre guerre et paix.

« Les services de renseignement néerlandais estiment que la Russie se prépare à une confrontation à long terme avec l’Europe », note le rapport. « Dans le pire des cas, une guerre limitée contre des membres de l’OTAN pourrait être envisageable dans l’année qui suivra la fin de la guerre menée par la Russie en Ukraine », ont déclaré des responsables, cités par l’Agence France-Presse (AFP).

Cet avertissement a été émis alors que les membres de l’OTAN se préparent au sommet de l’organisation qui se tiendra dans la capitale turque, Ankara, les 7 et 8 juillet, durant lequel la menace russe sera au centre des préoccupations. Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a déclaré que la Russie « pourrait être prête à recourir à la force militaire contre l’OTAN d’ici cinq ans ».

Le gouvernement néerlandais a l’intention de mettre en place un « laboratoire de développement » spécial chargé de concevoir et de construire des drones capables de combattre d’autres drones. « La question est de savoir si l’Europe et les Pays-Bas seront suffisamment forts à temps pour protéger notre liberté, notre sécurité et notre mode de vie », a déclaré la ministre, Dilan Yesilgoz.

Face à la menace russe, la Pologne signe avec la Suède un contrat pour acheter trois sous-marins

Varsovie a signé avec Stockholm un contrat de quelque 4,24 milliards d’euros pour l’acquisition de trois sous-marins Saab destinés à renforcer sa défense en mer Baltique face à la menace russe. L’accord a été signé lundi à Gdynia, port polonais de la Baltique, lors d’un sommet entre les gouvernements des deux pays membres de l’UE et de l’OTAN, conduits par les premiers ministres Donald Tusk et Ulf Kristersson.

Ce contrat comprend un lot d’armement ainsi qu’un programme de formation et de soutien, d’une valeur d’environ 47 milliards de couronnes suédoises (soit 4,24 milliards d’euros), a précisé le groupe Saab. Le premier submersible doit être livré en 2031. La livraison du dernier étant prévue en 2038, la Suède va d’ici là prêter à la Pologne un bâtiment du type A-17 modernisé, opérationnel dès l’année prochaine, pour la formation de marins polonais.

Le Royaume-Uni va se doter d’au moins six navires de guerre hybrides, capables de déployer des drones, pour remplacer ses destroyers vieillissants, a annoncé le gouvernement, lundi, avant la présentation très attendue d’un plan d’investissement pour la défense. Agissant comme « un centre de commandement pour des systèmes sans équipage », ces navires en service à partir du « début des années 2030 » pourront être utilisés pour « contrecarrer l’activité russe dans l’Atlantique Nord et le Grand Nord, protéger les infrastructures sous-marines critiques et renforcer la dissuasion » de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), a expliqué le ministère de défense.

Le point sur la situation, lundi 29 juin à 14 heures

Huit personnes ont été tuées depuis le début de la journée en Ukraine, selon les autorités. Un tir de missile russe a fait cinq morts et 28 blessés, dont quatre sont dans un état grave, a annoncé le chef de l’administration militaire de l’oblast de Dnipropetrovsk. Un drone a, par ailleurs, fait trois morts et sept blessés parmi les passagers d’un taxi collectif à Zaporijia, selon son homologue de l’oblast du même nom.

Des températures pouvant atteindre 38 °C sont attendues cette semaine en Ukraine, ce qui risque de fragiliser le réseau énergétique gravement endommagé cet hiver par les bombardements russes. Des coupures de courant dans au moins cinq régions du pays, de l’Ouest au Sud, ont d’ores et déjà été programmées pour mardi, selon les opérateurs.

Plusieurs explosions ont retenti dans la nuit à Kertch et à Sébastopol, rapporte le canal Telegram « Vent de Crimée », citant des témoins qui font état de tirs de la défense aérienne et de survol de drones. Il signale en outre un incendie et des pannes d’électricité à Maryanivka, dans le centre de la péninsule annexée en 2014 par la Russie.

Vladimir Poutine admet « une certaine pénurie » de carburant en Russie à la suite des frappes ukrainiennes sur les infrastructures. Dans un entretien accordé au propagandiste Pavel Zaroubine, le président russe affirme que la Russie poursuivra son offensive en Ukraine et ne laissera pas Kiev « arrêter » la progression de ses troupes.

De « nouvelles propositions », notamment l’idée d’une suspension réciproque des frappes en profondeur, ont, selon lui, été formulées dans le cadre des négociations menées par les Etats-Unis. Fidèle à sa rhétorique, il a accusé Kiev de vouloir limiter les combats à quatre régions afin de redéployer ses forces, ajoutant que « sauver le régime de Kiev » ne faisait pas partie des plans de Moscou.

Volodymyr Zelensky : « Il faut mieux protéger la population contre ces attaques effroyables »

« Il est très important de lutter contre ce terrorisme russe. Il faut mieux protéger la population contre ces attaques effroyables », écrit le président ukrainien sur les réseaux sociaux, après un tir de missile russe qui a fait cinq morts à Dnipro et le raid de drone qui a coûté la vie à trois personnes à Zaporijia, selon les autorités locales.

« Nous avons avant tout besoin d’une défense antimissile. Il est important que l’Europe travaille aussi activement que possible à sa propre défense antimissile. Ses propres systèmes, ses propres missiles. Plus vite ces capacités se multiplieront, plus nous pourrons sauver de vies », ajoute-t-il.

Cinq morts à Dnipro, selon un nouveau bilan

Le tir de missile qui a visé, dans la matinée, une entreprise privée de Dnipro a fait cinq morts et 28 blessés, dont quatre sont dans un état grave, annonce Oleksandr Hanja, chef de l’administration militaire de l’oblast de Dnipropetrovsk.