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09:50
L’Iran affirme que les États-Unis ne sont plus en position de «dicter leur politique» aux autres pays
L’Iran a déclaré mardi que les États-Unis n’étaient plus en mesure de «dicter leur politique» à d’autres pays, alors que Washington examine une nouvelle proposition de Téhéran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
«Les États-Unis ne sont plus en position de dicter leur politique à des nations indépendantes», a affirmé le porte-parole du ministère iranien de la Défense, Reza Talaei-Nik, cité par la télévision d’État. Washington doit renoncer à ses «exigences illégales et irrationnelles», a-t-il ajouté.
09:49
Carburants : «pas d’inquiétude» pour l’approvisionnement en mai, affirme Roland Lescure
Il n’y a «pas d’inquiétude» pour l’approvisionnement en hydrocarbures pour le mois de mai, a assuré le ministre de l’Économie Roland Lescure sur France Inter mardi, précisant qu’il recevra les compagnies aériennes «pour faire le point sur la préparation de l’été». Il était interrogé sur des déclarations du patron de TotalEnergies, Patrick Pouyanné vendredi, qui avait estimé que si le blocage du détroit d’Ormuz, dans le Golfe, perdurait «encore deux ou trois mois», la France entrerait «dans une ère de pénurie énergétique».
«On n’a pas eu de pénurie en avril» et «je n’ai pas non plus d’inquiétude pour le mois de mai», a réagi Roland Lescure, à l’unisson de la ministre déléguée en charge de l’Énergie, Maud Bregeon, interrogée elle sur France Info, qui a assuré qu’il n’y avait «aucun risque de pénuries» sur l’essence, le diesel, le kérosène «pour les semaines à venir». Et «si jamais on faisait face à des enjeux d’importation (...) on a trois mois de stocks stratégiques» d’avance, a poursuivi Roland Lescure, ajoutant que le gouvernement a aussi prévu d’augmenter le raffinage. Les stocks stratégiques sont évalués «100 millions de barils, nous en avons libéré moins de 2%», a détaillé Maud Bregeon.
09:32
Les Bourses ouvrent en baisse en Europe
Les Bourses ont ouvert mardi en baisse en Europe, à la veille des réunions de nombreuses banques centrales et des résultats des géants de la tech qui vont retenir l’attention des investisseurs autant que les prix élevés du pétrole.
Quelques minutes après l’ouverture de la séance, Paris reculait (-0,34%), tout comme Francfort (-0,22%) et Londres (-0,14%). Seul l’indice de Milan progressait (+0,49%).
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08:50
« Seule la force peut régler nos problèmes » : à la frontière libanaise, les Israéliens épuisés mais hostiles au cessez-le-feu
À Kiryat Shmona, ville parmi les plus ciblées d’Israël, les habitants craignent que la fin de la guerre ne permette au Hezbollah libanais de se réinstaller à leur frontière.
La roquette a traversé la chambre du haut, arrachant une partie du toit au passage pour finir sa course dans le champ voisin. La maison de la famille Chai a été retournée le 1er avril, peu après 15 heures, par le souffle de l’explosion. Mais elle tient encore debout. Entre les cartons pleins d’objets encore intacts et les encadrements de fenêtres qui gisent çà et là, le couple hausse les épaules : « Quand on habite à Kiryat Shmona, on sait qu’on est à portée de missile du Hezbollah », sourit Manache, 67 ans. Cette fois-ci, le couple a eu neuf secondes pour se précipiter dans l’abri, au sous-sol. « On a entendu l’explosion quand on a fermé la porte », ajoute Mira, en désignant le lourd battant de métal qui scelle la pièce.
08:16
Guerre au Moyen-Orient : le point sur la situation
Voici les derniers développements en lien avec la guerre au Moyen-Orient mardi :
- Pétrole en hausse
Les cours du pétrole s’affichent en hausse en Asie, le WTI progressant de 1,45% à 97,77 dollars et le Brent de 1,38% à 109,72 dollars à 04H15 GMT.
- Washington examine la proposition iranienne
Une nouvelle proposition iranienne est «en cours d’examen», a indiqué la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, après des informations de presse selon lesquelles Téhéran a fait une nouvelle offre via les médiateurs pakistanais.
L’offre «est meilleure que ce que nous pensions» mais «nous devons faire en sorte que tout accord conclu les empêche définitivement d’avoir à tout moment l’arme nucléaire à leur portée», a souligné le secrétaire d’Etat Marco Rubio.
- L’Iran demande des «garanties crédibles» de sécurité
Le retour de la sécurité et la stabilité dans le Golfe passe par des «garanties crédibles» pour l’Iran contre toute nouvelle attaque américano?israélienne, a déclaré l’ambassadeur iranien aux Nations unies.
«Une stabilité et une sécurité durables dans le Golfe et dans la région au sens large ne peuvent être garanties que par une cessation durable et permanente de toute agression contre l’Iran, accompagnée de garanties crédibles de non-répétition et du plein respect des droits et intérêts souverains légitimes de l’Iran», a déclaré Amir Saeid Iravani lors d’une session du Conseil de sécurité.
- Liban: des frappes israéliennes font quatre morts dans le sud
Le ministère libanais de la Santé a annoncé que des frappes israéliennes menées sur le sud du pays ont tué quatre personnes dont une femme et fait 51 blessés, dont trois enfants, malgré le cessez-le-feu conclu entre Israël et le Liban.
Selon un décompte de l’AFP basé sur les chiffres du ministère de la Santé, les frappes israéliennes ont tué au moins 40 personnes au Liban depuis le début de la trêve fragile le 17 avril.
- L’Iran doit faire des «concessions majeures», selon le chef de la diplomatie française
Le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot a estimé que l’Iran devait faire des «concessions majeures» dans les pourparlers de paix en vue de mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient.
«ll n’y aura pas de solution durable à cette crise sans que le régime iranien ne consente à des concessions majeures et un changement radical de posture», a-t-il déclaré lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU.
- Le ministre israélien de la Défense dit que le chef du Hezbollah «joue avec le feu»
Le ministre israélien de la Défense Israël Katz a affirmé lundi que le Hezbollah allait conduire le Liban à la catastrophe, après l’opposition du chef de ce mouvement pro-iranien aux négociations directes entre le Liban et Israël.
«Naïm Qassem joue avec le feu, et ce feu brûlera le Hezbollah et tout le Liban», a déclaré Israël Katz à l’envoyée de l’ONU au Liban, Jeanine Hennis-Plasschaert, selon un communiqué.
- L’agence maritime de l’ONU fermement opposée à un droit de passage à Ormuz
Le chef de l’agence maritime de l’ONU a réaffirmé lundi qu’il n’existait «aucune base légale» pour un droit de passage dans le détroit d’Ormuz, que l’Iran dit vouloir instaurer.
«Il n’existe aucun fondement juridique pour l’introduction d’aucune taxe, d’aucun droit de douane ou d’aucun frais sur les détroits utilisés pour la navigation internationale», a déclaré le secrétaire général de l’Organisation maritime internationale (OMI), Arsenio Dominguez.
08:00
« C’est devenu la ville des morts-vivants » : à Téhéran, la vie en sursis sous la férule d’un pouvoir revanchard
Suspendus à la trêve, dont ils ignorent les retombées, les Iraniens vivent l’actuelle trêve comme un printemps contrarié par la crise économique et le règne de la terreur imposé par une République islamique fragilisée, mais radicalisée.
Pointée vers une forêt d’immeubles, la caméra de Golshan pivote en direction d’un ciel étonnamment bleu, puis caresse quelques nuages, avant d’embrasser les bourgeons des roses de son balcon. Jamais sa ville, Téhéran, habituellement cacophonique et polluée, n’a semblé aussi propre et paisible qu’en ce printemps blessé. « La belle Téhéran vit en suspens, entre guerre et paix », écrit cette avocate iranienne sur sa page X. L’extension du cessez-le-feu, décrété le 8 avril, et prolongé sine die par les États-Unis, offre un semblant de répit aux quelque 10 millions d’habitants de la mégalopole.
07:35
La cérémonie d’hommage national à Anicet Girardin, deuxième soldat français mort au Liban, prévue à 11h
Une cérémonie d’hommage national au sergent Anicet Girardin, décédé mercredi 22 avril des suites de ses blessures après une embuscade dans le sud du Liban, est organisée ce mardi dans son régiment de Suippes (Marne).
La cérémonie, qui se tiendra à 11h00 au sein du 132e régiment d’infanterie cynotechnique (RIC), sera présidée par la ministre des Armées Catherine Vautrin, en présence du chef d’état-major de l’armée de terre, le général Pierre Schill, a précisé le ministère. Anicet Girardin avait été rapatrié mardi dernier à l’hôpital Percy de Clamart (Hauts-de-Seine), avec un autre blessé, toujours hospitalisé.
07:29
L’Iran révise le bilan de la frappe contre l’école de Minab à 155 morts
Le bombardement de l’école de Minab, dans le sud de l’Iran, au premier jour de la guerre au Moyen-Orient fin février, a tué 155 personnes dont 120 enfants, selon un bilan révisé à la baisse diffusé mardi par la télévision d’Etat, Irib. Fin mars, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi avait déclaré devant l’ONU que «plus de 175 élèves et enseignants (avaient) été massacrés de sang-froid».
Mais d’après un nouveau bilan publié par Irib et des médias locaux, qui citent un responsable du pouvoir judiciaire iranien, «73 garçons, 47 filles, 26 enseignants, sept parents, un conducteur de car scolaire et un pharmacien de la clinique près de l’école sont morts en martyrs dans l’attaque de l’école de Minab». Le bombardement de l’établissement a eu lieu le 28 février, au premier jour de l’offensive des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, qui a répliqué en frappant des cibles en Israël et dans la région. Alors que le gouvernement iranien pointe du doigt l’armée américaine depuis l’attaque, le président américain Donald Trump a d’abord nié toute implication de son pays, avant de faire en partie machine arrière et d’indiquer qu’il «s’accommoderait» du résultat de l’enquête ouverte par le Pentagone. Israël a nié tout lien avec la frappe.
Selon le quotidien The New York Times, qui cite des responsables américains et des sources proches de l’enquête, le missile qui a frappé l’école a été tiré par l’armée américaine après une erreur de ciblage. L’AFP a établi que le bâtiment était proche de deux sites contrôlés par les Gardiens de la Révolution islamique, la puissante garde idéologique du régime, mais n’a pas été en mesure d’accéder au site pour vérifier de manière indépendante le bilan ou les circonstances des faits.
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07:12
«Les États-Unis agissent comme des pirates et des terroristes», dénonce l’ambassadeur iranien à l’ONU
Le retour de la sécurité et de la stabilité dans le Golfe passe par des «garanties crédibles» pour l’Iran contre toute nouvelle attaque américano-israélienne, a déclaré hier l’ambassadeur iranien aux Nations unies. «Une stabilité et une sécurité durables dans le Golfe et dans toute la région ne peuvent être garanties que par une cessation durable et permanente de toute agression contre l’Iran, accompagnée de garanties crédibles de non-répétition et du plein respect des droits et intérêts souverains légitimes de l’Iran», a déclaré Amir Saeid Iravani lors d’une session du Conseil de sécurité convoquée lundi par Bahreïn. Lors de la réunion à New York, des dizaines de pays ont condamné l’Iran pour son contrôle du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour les exportations d’hydrocarbures des pays du Golfe vers le reste du monde.
S’adressant ensuite à la presse, Saeid Iravani a regretté que les critiques aient visé exclusivement l’Iran, sans mentionner le blocus naval décrété par Washington. «Les États-Unis agissent comme des pirates et des terroristes, ciblant les navires commerciaux par la coercition et l’intimidation, terrorisant les équipages, se saisissant illégalement des navires et prenant des membres d’équipage en otage», a-t-il déclaré. «Pourtant, parmi ceux qui ont exprimé leur inquiétude quant à la sécurité de la navigation internationale, personne lors de la réunion d’aujourd’hui n’a osé évoquer ni condamner ces actes terroristes.»
06:45
Le Moyen-Orient pris de vertige en attendant le jour d’après
La 18e édition de la World Policy Conference, organisée par l’Ifri à Chantilly, s’est interrogée sur les différents scénarios qui pourraient succéder à la guerre.
Depuis la révolution islamique de 1979, le Moyen-Orient vivait dans l’attente inquiète de la guerre qui se préparait entre l’Iran et Israël. Aujourd’hui, la région guette le dénouement de la crise avec un mélange d’espoir et d’angoisse, selon la couleur dont sera teinté le jour d’après. « L’affrontement entre Israël et l’Iran, l’acmé du conflit au Moyen-Orient, se préparait depuis des décennies. Mais il a élargi le champ de bataille. On a ouvert une boîte de Pandore qu’on n’arrive pas à refermer. La question iranienne est en train de remodeler la région », analyse la spécialiste de l’Ifri Dorothée Schmid à l’occasion de la « World Policy Conference », dont la 18e édition s’est tenue à Chantilly.
06:33
Téhéran exige des «garanties crédibles» avant tout retour à la stabilité
À New York, l’ambassadeur iranien aux Nations unies a posé ses conditions. Le retour de la sécurité et la stabilité dans le Golfe passe par des «garanties crédibles» pour l’Iran contre toute nouvelle attaque américano-israélienne, a-t-il estimé.
«Une stabilité et une sécurité durables dans le Golfe et dans la région au sens large ne peuvent être garanties que par une cessation durable et permanente de toute agression contre l’Iran, accompagnée de garanties crédibles de non-répétition et du plein respect des droits et intérêts souverains légitimes de l’Iran», a déclaré Amir Saeid Iravani lors d’une session du Conseil de sécurité.
Lors de la réunion à New York, des dizaines de pays ont condamné l’Iran pour son contrôle du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour les exportations d’hydrocarbures des pays du Golfe vers le reste du monde.
S’adressant ensuite à la presse, Amir Saeid Iravani a regretté que les critiques aient visé exclusivement l’Iran, sans mentionner le blocus naval décrété par Washington. «Les États-Unis agissent comme des pirates et des terroristes, ciblant les navires commerciaux par la coercition et l’intimidation, terrorisant les équipages, se saisissant illégalement des navires et prenant des membres d’équipage en otage», a-t-il déclaré. «Pourtant, parmi ceux qui ont exprimé leur inquiétude quant à la sécurité de la navigation internationale, personne lors de la réunion d’aujourd’hui n’a osé évoquer ni condamner ces actes terroristes.»
À lire aussi Blocus du détroit d’Ormuz : «Un choc global, d’une autre ampleur que la crise gazière de 2022»
06:19
Benyamin Netanyahou justifie la poursuite de l’offensive au Liban
Le premier ministre israélien a durci le ton lundi soir. Selon Benyamin Netanyahou, la menace persistante des roquettes et des drones du Hezbollah impose la poursuite des opérations militaires.
«Il reste encore deux menaces principales venant du Hezbollah: les roquettes de type 122 et les drones. Cela exige une combinaison d’actions opérationnelles et technologiques», a déclaré Benyamin Netanyahou selon un communiqué de son bureau. Et ce, malgré les appels de la communauté internationale au respect du cessez-le-feu.
Plus tôt, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait prédit une catastrophe pour le Liban après l’opposition du chef de ce mouvement pro-iranien aux négociations directes entre le Liban et Israël. «Naïm Qassem joue avec le feu, et ce feu brûlera le Hezbollah et tout le Liban (...) Si le gouvernement libanais continue de se réfugier sous l’aile de l’organisation terroriste Hezbollah, un feu éclatera et brûlera les cèdres du Liban», avait-il déclaré à l’envoyée de l’ONU au Liban, Jeanine Hennis-Plasschaert, selon un communiqué publié par son bureau.
06:18
Trump mécontent d’une proposition iranienne, selon un responsable américain
Un responsable américain a déclaré lundi que le président Donald Trump était mécontent d’une proposition iranienne. Celle-ci n’aborderait pas la question du programme nucléaire de l’Iran, selon cette source citée par Reuters.
06:18
Bonjour et bienvenue dans ce direct
L’espoir d’une désescalade s’éloigne au profit d’un durcissement des positions. Alors que le cessez-le-feu libanais semble n’exister que sur le papier avec un bilan de victimes civiles qui s’alourdit, la diplomatie mondiale s’active. La France appelle l’Iran à des «concessions majeures», tandis que Téhéran, fort du soutien de la Russie, revendique sa puissance et exige des «garanties crédibles» face à l’axe Washington-Tel-Aviv.
Les publications apparaîtront ici


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