« J’aimerais en avoir plus, pour être honnête, mais tellement a été donné à l’Ukraine », a déclaré le président américain à la presse, à bord d’Air Force One, après plusieurs mois de frappes sur l’Iran.

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Le président américain, Donald Trump, prend la parole lors d’un évènement à Milford (Michigan), le 27 juillet 2026. - BRENDAN SMIALOWSKI/AFP Le président américain, Donald Trump, prend la parole lors d’un évènement à Milford (Michigan), le 27 juillet 2026. BRENDAN SMIALOWSKI/AFP

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Le point sur la situation, lundi 27 juillet à 21 heures

  • Donald Trump a affirmé que les discussions avec l’Iran avaient « de bonnes chances » d’aboutir à des résultats, après plusieurs jours consécutifs d’accalmie dans le conflit entre les deux pays. La diplomatie iranienne a pourtant dit qu’elle ne menait actuellement aucune négociation avec les Etats-Unis, malgré l’arrêt récent des combats entre les deux pays.
  • Le président américain a balayé toute inquiétude sur la possibilité d’une pénurie de munitions pour l’armée américaine. « J’aimerais en avoir plus, pour être honnête, mais tellement a été donné à l’Ukraine », a-t-il déclaré à la presse à bord d’Air Force One.
  • Les rebelles houthistes du Yémen, soutenus par l’Iran, ont déclaré avoir lancé de nouvelles attaques de drones contre les infrastructures pétrolières de l’Arabie saoudite, affirmant riposter à des incursions de drones du royaume du Golfe.
  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés d’Irak et visant des installations pétrolières, a expliqué le ministère de la défense saoudien, accusant des groupes armés soutenus par l’Iran d’être à l’origine de cette attaque.
  • L’Iran dit avoir convoqué, dimanche, l’ambassadeur français pour « ingérence ». Téhéran a accusé deux diplomates français d’être intervenus dans ses affaires intérieures sous couvert de contacts avec la société civile, estimant que Paris devait lui présenter des excuses.

Donald Trump minimise l’éventuelle aide dont l’Iran aurait bénéficié de la part de la Russie

Le président des Etats-Unis a promis, lundi, d’interroger son homologue russe au sujet des allégations selon lesquelles Moscou aurait fourni à l’Iran des images satellites de bases américaines dans le Golfe, selon des propos rapportés par la chaîne américaine Fox News.

« Nous verrons si c’est vrai : j’interrogerai [Vladimir] Poutine à ce sujet ; nous le saurons bientôt », a-t-il déclaré, s’adressant à la presse à bord d’Air Force One. Si aide il y a eu, « cela n’a pas eu beaucoup d’impact, car nous les avons complètement anéantis (…) Ils fournissent peut-être de l’aide, mais, si c’est le cas, cela n’a pas fonctionné, car ils n’ont pas d’armée, ils n’ont pas de force aérienne, ils n’ont pas de marine, ils n’ont rien », a poursuivi Donald Trump à propos de l’Iran. « Je ne pense pas qu’ils l’aient fait, en tout cas pas à grande échelle. Et, s’ils l’ont fait, cela n’a eu pratiquement aucun impact. »

Drones interceptés en provenance d’Irak selon l’Arabie saoudite : Bagdad annonce une enquête

Le premier ministre irakien, Ali Al-Zaidi, a demandé l’ouverture d’une enquête après que l’Arabie saoudite voisine a dit avoir intercepté et détruit plusieurs drones en provenance d’Irak et visant des installations pétrolières, a annoncé son porte-parole dans un communiqué.

Le président américain rejette les inquiétudes d’une pénurie de munitions américaines

Donald Trump a balayé toute inquiétude sur la possibilité d’une pénurie de munitions pour l’armée américaine après plusieurs mois de frappes sur l’Iran. « On a beaucoup de munitions », a-t-il déclaré à la presse, avant d’ajouter : « J’aimerais en avoir plus, pour être honnête, mais tellement a été donné à l’Ukraine. »

Selon le New York Times, qui cite deux sources proches du dossier, le gouvernement américain s’inquiète de l’affaiblissement du stock de systèmes d’interception de missiles Patriot et d’autres équipements défensifs protégeant les pays de la région.

Donald Trump n’exclut pas une nouvelle intervention américaine contre les houthistes

Le président américain a déclaré que les Etats-Unis pourraient de nouveau intervenir contre les rebelles houthistes, soutenus par l’Iran, s’ils redevenaient une menace. « Si les houthistes posent problème, nous devrons probablement nous impliquer », a-t-il affirmé à bord d’Air Force One, rappelant que Washington les avait « durement frappés » par le passé et qu’ils n’avaient, selon lui, plus causé de difficultés depuis.

Le porte-parole militaire des houthistes a affirmé que « plusieurs cibles sensibles et sites impliqués dans l’acheminement et le transport du pétrole brut » saoudien vers Yanbu, la ville portuaire où l’oléoduc Est-Ouest de la monarchie du Golfe débouche sur la mer Rouge, « ont été frappés à l’aide de plusieurs drones ». Riyad, qui soutient le gouvernement yéménite, et les houthistes ont repris le 13 juillet les hostilités, après quatre ans de trêve, et les rebelles yéménites ont annoncé le 20 juillet vouloir bloquer le trafic en mer Rouge et dans le golfe d’Aden des navires d’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut.

Sur Le Monde aujourd’hui

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« Si nous ne parvenons pas à un accord, nous reviendrons à ce que nous faisions il y a deux jours », prévient Donald Trump

Le président américain a déclaré qu’il existait « de bonnes chances » qu’un accord soit trouvé avec Téhéran, mais a averti que les Etats-Unis reprendraient leurs attaques si les discussions n’aboutissaient pas. « Si nous ne parvenons pas à un accord, nous reviendrons à ce que nous faisions il y a deux jours », a-t-il déclaré à bord d’Air Force One.

Donald Trump a également affirmé que l’Iran avait demandé l’ouverture de négociations après avoir subi de lourdes frappes américaines, une version contestée par les autorités iraniennes. Selon lui, Téhéran aurait sollicité une suspension des attaques en disant : « S’il vous plaît, arrêtez, rencontrons-nous. » Le président américain s’est dit prêt à laisser une chance à la diplomatie, tout en répétant que cette pause restait conditionnée à la conclusion d’un accord.

Donald Trump écarte les objections de Benyamin Nétanyahou à une éventuelle vente de F-35 à la Turquie

Le président américain a affirmé qu’aucun dirigeant étranger ne lui dicterait les pays auxquels les Etats-Unis peuvent vendre des équipements militaires, balayant les réserves exprimées par le premier ministre israélien. « Personne ne me dit ce que nous devons vendre », a-t-il déclaré à bord d’Air Force One, tout en qualifiant la Turquie de « formidable allié » et en saluant son armée, « très puissante ».

Benyamin Nétanyahou s’oppose à une éventuelle livraison de chasseurs F-35, estimant qu’elle remettrait en cause l’équilibre militaire régional et l’avantage stratégique d’Israël. Exclue du programme F-35 après l’acquisition de systèmes russes S-400, la Turquie pourrait néanmoins voir ce dossier rouvert : Donald Trump avait déclaré début juillet qu’il examinerait « certainement » une telle vente après un entretien avec le président turc, Recep Tayyip Erdogan.

Le ministre des affaires étrangères libanais appelle au désarmement du Hezbollah

« Le Hezbollah est libanais de nom, mais iranien dans son essence. Il ne se présente d’ailleurs pas comme la “résistance libanaise”, mais comme la “résistance islamique au Liban”, ce qui traduit une idéologie qui dépasse largement le cadre de l’Etat-nation libanais. Tant qu’il ne sera pas désarmé, toute distinction entre sa branche militaire et sa branche politique est futile », a écrit sur X le ministre des affaires étrangères libanais, Youssef Raggi.

La formation chiite pro-iranienne est opposée à l’accord signé en juin entre Israël et le Liban et refuse d’être désarmée.

Les Etats-Unis mènent des « discussions très approfondies avec l’Iran », selon Donald Trump

Dans une interview accordée à la chaîne de télévision israélienne Channel 12, Donald Trump a affirmé que les Etats-Unis menaient des « discussions très approfondies avec l’Iran ». Le président américain a aussi lancé une menace à Téhéran : « Si ces pourparlers n’aboutissent pas, nous reprendrons une action militaire puissante. Soit cela avance rapidement, soit cela n’avancera pas du tout. »

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Au Liban, la difficile documentation des violations du droit international humanitaire commises par l’armée israélienne

L’accord-cadre signé le 26 juin entre Israël et le Liban bloque toute action légale. Mais un travail pour répertorier et collecter des preuves de crimes de guerre présumés perpétrés au pays du Cèdre par les forces israéliennes, depuis la campagne militaire déclenchée le 2 mars, est en cours.

L’Iran dit avoir tué quatre membres d’un groupe kurde

Les forces de sécurité iraniennes ont annoncé avoir tué quatre membres du Parti pour une vie libre au Kurdistan (PJAK), considéré comme une organisation terroriste par Téhéran, dans l’ouest du pays.

Depuis sa création en 2004, le PJAK, branche dissidente du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui revendique l’autodétermination des Kurdes en Iran, a mené des combats contre les forces iraniennes dans des zones kurdes montagneuses, le long de la frontière irano-irakienne.

« D’importantes quantités d’armes et de munitions, notamment plusieurs pistolets, des chargeurs, des balles et des grenades à main, ont été découvertes » dans le véhicule des suspects près de la ville de Baneh, dans la province du Kurdistan (Ouest), ont déclaré les forces de sécurité iraniennes dans un communiqué relayé par la télévision d’Etat.

En février, 11 membres du même groupe ont été arrêtés pour acte de sabotage, juste après un vaste mouvement de contestation contre les autorités iraniennes en janvier, qui a fait plusieurs milliers de morts. Le PJAK est également classé comme « groupe terroriste » par les Etats-Unis et la Turquie.

Les rebelles houthistes revendiquent de nouvelles attaques de drones contre les infrastructures pétrolières saoudiennes

Les rebelles houthistes du Yémen, soutenus par l’Iran, ont déclaré avoir lancé de nouvelles attaques de drones contre les infrastructures pétrolières de l’Arabie saoudite, affirmant riposter à des incursions de drones du royaume du Golfe.

« Plusieurs cibles sensibles et sites impliqués dans l’acheminement et le transport du pétrole brut depuis l’est de l’Arabie saoudite vers Yanbu », la ville portuaire où l’oléoduc Est-Ouest de la monarchie du Golfe débouche sur la mer Rouge, « ont été frappés à l’aide de plusieurs drones », a affirmé le porte-parole militaire des houthistes, Yahya Saree.

L’Arabie saoudite appelle l’Irak à empêcher les attaques menées depuis son territoire

L’Arabie saoudite a exhorté le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d’avoir ciblé le royaume.

Le royaume « réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d’empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression », peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.

Les groupes armés pro-iraniens basés en Irak n’ont revendiqué aucune attaque dans la région depuis la reprise de ces affrontements entre Washington et Téhéran au début du mois.

L’Iran est « un complice direct de l’agression russe contre l’Ukraine », selon le ministre des affaires étrangères ukrainien

« Les menaces de l’Iran sont injustifiées et sans fondement », a écrit sur X le ministre des affaires étrangères ukrainien, Andrii Sybiha. Selon lui, le régime de Téhéran est « un complice direct de l’agression russe contre l’Ukraine ». L’Iran « n’a pas le droit de se poser en victime, et encore moins de justifier ses menaces par des références absurdes à la Charte des Nations unies », a-t-il ajouté.

L’Iran a qualifié lundi de « dangereuse aventure » l’attaque attribuée à l’Ukraine contre un navire iranien en mer Caspienne et assuré qu’elle « ne resterait certainement pas sans réponse ».

« Cet acte était totalement illégal, injustifiable et contraire à la Charte des Nations unies », a déclaré Esmaeil Baghaei, le porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien, en réponse à une question de l’agence officielle IRNA.

Téhéran affirme que l’attaque a tué et blessé plusieurs ressortissants iraniens. Le ministère des affaires étrangères a publié un communiqué de condamnation et convoqué le chargé d’affaires ukrainien.

L’armée saoudienne dit avoir intercepté des drones provenant d’Irak

Le ministère de la défense saoudien a annoncé sur ses réseaux sociaux avoir « intercepté et détruit plusieurs drones en provenance du territoire irakien (…) par des milices terroristes soutenues par l’Iran ». Ces drones « tentaient de prendre pour cible des installations pétrolières dans la région orientale [du royaume saoudien] et à Riyad », a-t-il ajouté.

L’Iran figurera au « premier plan » des sujets abordés avec Donald Trump, prévient Benyamin Nétanyahou

Avant de rencontrer Donald Trump à Washington, DC, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a expliqué que l’Iran figurera au « premier plan » des sujets abordés avec le président américain. « Notre objectif est clair : préserver la sécurité d’Israël, renforcer sa puissance et élargir le cercle de paix autour de nous », a-t-il écrit sur le réseau social X.

Le point sur la situation, lundi 27 juillet à 14 heures

  • Volodymyr Zelensky accuse l’Iran d’avoir « attaqué » l’Ukraine en fournissant des drones à la Russie. Dans un entretien à la chaîne britannique Sky News, il estime que l’Iran a déjà attaqué son pays en fournissant à la Russie des drones Shahed et les technologies nécessaires à leur fabrication.
  • L’Iran promet de répondre à l’attaque attribuée à l’Ukraine contre un navire iranien en mer Caspienne et assuré qu’elle « ne resterait certainement pas sans réponse ».
  • Les chefs de l’armée américaine auraient recommandé l’arrêt des frappes près du détroit d’Ormuz, estimant que cette campagne avait atteint les limites de son efficacité. Ils craignent aussi une pénurie d’intercepteurs antiaériens risquant de limiter la protection des forces américaines et de leurs alliés dans la région. Donald Trump assure que les Etats-Unis disposent de suffisamment de munitions.
  • L’Iran et Oman discutent du détroit d’Ormuz sans implication des Etats-Unis, affirme Téhéran, a déclaré Esmaeil Baghaei, le porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien, lors de son point presse hebdomadaire.
  • L’Iran annonce avoir bloqué six navires dans le détroit d’Ormuz, après qu’ils ont tenté d’y transiter par des routes non autorisées par les autorités iraniennes.
  • L’Iran dit avoir convoqué, dimanche, l’ambassadeur français pour « ingérence ». L’Iran a accusé deux diplomates français d’être intervenus dans ses affaires intérieures sous couvert de contacts avec la société civile, estimant que Paris devait présenter des excuses.
  • La Jordanie affirme avoir abattu deux drones visant son territoire. De son côté, l’armée israélienne affirme avoir intercepté deux drones près de la frontière jordanienne.

L’armée israélienne affirme avoir intercepté deux drones près de la frontière jordanienne

« Il y a peu, l’armée a intercepté deux drones identifiés dans la zone de la frontière jordanienne », affirme un communiqué militaire israélien, sans préciser de localisation exacte. « Les drones ne sont pas entrés sur le territoire israélien. L’origine de leur lancement est en cours d’examen », a-t-elle ajouté.

Dans les médias israéliens, les correspondants militaires évoquent une interception près de la mer Morte, par un avion de chasse, sans donner plus de détails sur la provenance potentielle de ces drones mais en suggérant qu’ils auraient pu venir d’Iran ou du Yémen. L’armée n’a pas commenté ces éléments.

Plus tôt ce mois-ci, les armées israélienne et jordanienne avaient intercepté un missile iranien tiré en direction de la ville jordanienne d’Aqaba.

La Jordanie affirme avoir abattu deux drones visant son territoire

L’armée jordanienne a annoncé, lundi, avoir intercepté et abattu deux drones qui visaient le territoire du royaume, sans faire de victime ni de dégât matériel. Des équipes du corps royal du génie ont été dépêchées sur les sites où sont tombés les débris afin de sécuriser les lieux, a déclaré un responsable du commandement général des forces armées jordaniennes, cité par les médias jordaniens.

L’armée affirme continuer de surveiller l’espace aérien du pays et maintenir « le plus haut niveau de préparation opérationnelle » pour répondre à toute menace contre la sécurité du royaume et de sa population.

Ralentissement du trafic maritime en mer Rouge après l’attaque des houthistes

Le trafic maritime dans le détroit de Bab Al-Mandab a fortement diminué, dimanche, après des attaques des houthistes du Yémen contre des installations pétrolières saoudiennes situées le long de la côte de la mer Rouge, selon des données publiées lundi par Kpler. Onze navires transportant des matières premières ont franchi le détroit dimanche, soit le niveau le plus bas depuis plusieurs mois, précise la société spécialisée dans l’analyse des marchés de matières premières.

Parmi eux figuraient sept pétroliers, dont trois ont pénétré en mer Rouge. Deux étaient de très grands pétroliers (VLCC) se dirigeant vers le port saoudien de Yanbou pour y charger du brut, tandis que le troisième était lié à la Russie, selon Kpler.

Dans le détroit d’Ormuz, par lequel transitent habituellement environ 20 % des hydrocarbures consommés dans le monde, le trafic est également resté faible pendant tout le week-end. Moins de dix navires marchands par jour ont franchi ce passage, malgré la suspension des frappes américaines et iraniennes depuis vendredi.

Ces perturbations ont provoqué la semaine dernière une flambée des prix des cargaisons physiques de brut au Moyen-Orient, en Europe et en Afrique, qui ont atteint leur plus haut niveau depuis deux mois. L’accalmie des combats autour du détroit d’Ormuz entraînait toutefois lundi, vers 10 h 45, une chute de 6,8 % du brent, à 90,20 dollars le baril, et de 6,35 % du brut léger américain.