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En quête d’une première ligne au palmarès
On l’a déjà mentionné dans ce live, Stade Lausanne-Ouchy n’a encore jamais remporté le moindre trophée en 26 ans d’existence. Et son «histoire d’amour» avec la Coupe se résumait jusqu’ici à quatre accessions en huitièmes de finale (2017, 2019, 2021, 2023).
A noter tout de même, au sommet de ses plus belles émotions, les éliminations du FC Sion en 2017 (2-1 après prolongation) ainsi qu'en 2021 (4-0), alors que le club vaudois évoluait respectivement en Promotion League et en Challenge League. A ce tableau de chasse auraient aussi pu figurer le FC Zurich et le FC Bâle, tous deux vainqueurs d’extrême justesse en 2013 (2-3) et 2019 (1-2), quand le SLO affichait naviguait en 2e Ligue interrégionale et Promotion League.
«Un club qui a gravi les échelons sans s’enflammer», raconte l’ancien capitaine du SLO Axel Danner
Axel Danner se prend en selfie avec un maillot de Stade Lausanne-Ouchy. — © Axel Danner
Axel Danner a défendu les couleurs de Stade Lausanne-Ouchy chez les jeunes, puis en équipe première de 2010 à 2020 - exception faite d’une courte pige de six mois à Lutry en 2012. Le latéral droit de 34 ans, toujours en activité au niveau amateur, a été acteur de l’ascension du club, qu’il a accompagné de la 2e Ligue interrégionale à la Challenge League et dont il a porté le brassard de capitaine. Joint par Le Temps, il livre son regard sur cette aventure hors du commun:
«J’ai le souvenir d’un match à Sierre, quand on était en 2e Ligue interrégionale, où l’herbe nous arrivait au genou. Et là, ils vont jouer au Wankdorf. C’est assez incroyable. Il faut rendre hommage aux dirigeants, qui ont effectué un énorme travail.»
«Comment j’explique cette spectaculaire ascension? De la 2e Ligue interrégionale à la Challenge League, on était porté par un super esprit d’équipe. L’entraîneur de l’époque, Andrea Binotto, qui s’occupait seul du recrutement, attachait une importance primordiale à la mentalité. Il ne voulait pas de joueurs à problèmes, il faisait en sorte d’attirer de bons mecs. Cela s’est ressenti dans le vestiaire, on avait une ambiance saine.»
«Hiraç Yagan (arrivé en février 2019, ndlr), lui, a professionnalisé le club. Il a un talent remarquable pour flairer les bons transferts, ce qui a permis d’assurer une continuité dans les résultats. Il a repris le flambeau de la meilleure des manières.»
Lire aussi: «J’ai beaucoup joué à «Football Manager»: Hiraç Yagan, un regard affûté au service de Stade Lausanne-Ouchy«Entre le Stade Lausanne-Ouchy que j’ai connu en arrivant et celui que j’ai laissé, j’ai retrouvé la même identité, si ce n’est qu’il s’est structuré entretemps. C’est un club stable, qui a gravi les échelons sans s’enflammer, en adaptant ses ambitions étape après étape.»
Stade Lausanne-Ouchy, du monde amateur à l’élite en moins de dix ans
Après sa création sous sa forme actuelle, en 2000, Stade Lausanne-Ouchy est longtemps resté limité en 1re Ligue, puis en 2e Ligue interrégionale (cinquième division). La bascule est intervenue en 2014. Cette année-là, sous la férule de l’entraîneur Andrea Binotto, les Stadistes accèdent à la 1re Ligue. Cette première montée sera suivie d’une autre en Promotion League (2017), puis encore une en Challenge League (2019), également avec l’actuel coach du Stade Nyonnais aux manettes.
Lire aussi: Andrea Binotto, du FC Stade Lausanne Ouchy: «Nous souhaitons être la surprise du championnat»L’irrésistible ascension se poursuivra - cette fois sans le frère cadet de Mattia Binotto, ancien patron de l’écurie Ferrari en Formule 1 - jusqu’en Super League (2023), où le SLO n’a fait qu’une courte saison, conclue à la dernière place avec 7 victoires, 8 nuls et 23 défaites en 38 matches, avant de redescendre à l’étage inférieur. Depuis, le club a achevé les deux dernières saisons à la 4e place de Challenge League.
Leurs parcours jusqu’à Berne
Les joueurs de Stade Lausanne-Ouchy célèbrent leur qualification pour la finale de la Coupe de Suisse avec leurs supporters après avoir battu Grasshopper en demi-finales au stade olympique de la Pontaise, à Lausanne, le 18 avril 2026. — © SALVATORE DI NOLFI / KEYSTONE
De retour en finale pour la huitième fois, et la première depuis 2022, Saint-Gall s’est employé pour se présenter au Wankdorf aujourd’hui. Après avoir étrillé 0-13 leurs modestes voisins de Walenstadt (3e Ligue, la septième division suisse sur les neuf que compte le pays) au premier tour, les hommes de l’entraîneur Enrico Maasen s’en sont sortis deux fois aux tirs au but contre des formations de Challenge League, Wil (1-1, 2-4 tab) et Rapperswil (1-1, 2-3 tab). Ils ont ensuite fait tomber Bâle grâce à un but inscrit dans les dernières secondes (2-1), avant de maîtriser un peu plus leur sujet face à Yverdon, autre représentant de deuxième division (0-2).
Stade Lausanne-Ouchy, a contrario, a nourri l’essentiel de son épopée en renversant des favoris venus de Super League: Winterthour en huitièmes de finale (1-0), Lucerne en quarts (2-1) et Grasshopper - le club le plus titré dans la compétition avec 19 sacres - en demies (2-0). Avant, les «Lions» avaient disposé de Veyrier (2e Ligue, le sixième échelon national) au premier tour (0-2) et Echallens (1re Ligue, le quatrième échelon) au deuxième (0-1).
Le duel des opposés
Sur le papier, tout sépare les deux finalistes. Outre l’écart de division, le FC Saint-Gall, fondé en 1879, jouit du statut honorifique de club le plus vieux de Suisse, là où Stade Lausanne-Ouchy, né en 2000 de la fusion entre le FC Ouchy et le FC Stade Lausanne, fait office de nouveau venu dans le paysage professionnel.
S’ils ne sont de loin pas habitués aux parades victorieuses, les «Brodeurs» - le surnom de l’équipe saint-galloise, en référence à l’histoire économique et culturelle de la ville, longtemps célèbre pour son industrie textile - comptent tout de même dans leur armoire deux titres de champion de Suisse (1904, 2000) et une Coupe de Suisse (1969). Côté vaudois, le palmarès est vierge, à l’exception d’un titre de champion de troisième division en 2019.
Enfin, les supporters de Saint-Gall font partie des plus bouillants du pays. Tout l’inverse du SLO qui, dans l’ombre du Lausanne-Sport (lequel lutte déjà à son échelle pour remplir ses tribunes au stade de la Tuilière), se cherche un public.
Stade Lausanne-Ouchy a rendez-vous avec l’histoire
Bonjour à toutes, bienvenue sur ce live dédié à la finale de la 101e Coupe de Suisse de football. Au stade du Wankdorf, à Berne, Stade Lausanne-Ouchy, pensionnaire de Challenge League (deuxième division), affronte à partir de 14h Saint-Gall, 2e de la saison de Super League qui s’est achevée le week-end dernier, avec la perspective de remporter le premier titre de son histoire.
Journaliste au desk actu et disposant d’un intérêt particulier pour le sport, en particulier le football, je suis spécialement envoyé sur place afin de vous faire vivre au plus près cette grande journée. Contexte, ambiance autour du stade et en tribunes, faits de match, réactions: vous ne manquerez rien.


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