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10:00
INFO LE FIGARO - Sébastien Lecornu se rend en Haute-Loire avec Laurent Wauquiez pour rendre visite à des commerces ouverts
Le Figaro a appris que le premier ministre Sébastien Lecornu se rend ce vendredi en Haute-Loire pour une visite à l’invitation du député LR du département, Laurent Wauquiez. Ils visiteront des commerçants ouverts aujourd’hui, quelques jours après une controverse sur les règles applicables en ce jour férié.
09:53
«L’année dernière, nous n’avions pas voulu prendre de risques» : au Mans, une boulangerie fait le pari d’ouvrir en ce 1er mai
Place Washington, Le Mans, 7h00. Sur cette place commerçante de la ville préfecture de la Sarthe, les premiers commerces à ouvrir leurs portes sont les boulangeries. 1er mai ou pas, le pain quotidien porte bien son nom. «On a toujours ouvert le 1er mai, pour nous c’est normal», explique Marina, patronne de la boulangerie Aux douceurs de Washington. Une salariée est mobilisée, le sourire aux lèvres, ce qui suffit amplement pour faire tourner la boutique.
Ce vendredi 1er mai a toutefois un goût particulier. «L’année dernière, nous n’avions pas ouvert, avec toutes les rumeurs qui couraient sur les contrôles intempestifs de l’inspection du travail... C’était exceptionnel, mais nous n’avions pas voulu prendre de risques», explique l’artisan. Cette année, un courrier en bonne et due forme adressé à la Fédération des boulangers la rassure, malgré l’absence de loi.
Tous ses confrères n’ont pourtant pas eu le temps de s’organiser. À deux pas, la boulangerie La Tentation garde son rideau baissé. «Ils ont beaucoup plus de salariés que nous», explique Marina, dont la taille du commerce lui a permis de réagir vite. Comme la décision du gouvernement a été prise très tard, La Tentation a préféré donner une réponse à ses salariés pour ce jour plutôt que de les faire patienter en attendant Matignon.
Enguerrand Armanet, au Mans (Sarthe)
09:33
«Pour moi, c’est un jour normal», confie le gérant d’une boucherie du 13e arrondissement de Paris
Dans les rues désertées du 13e arrondissement, une enseigne a déroulé son store au milieu des rideaux de fer baissés. Dans sa boucherie-rôtisserie, Joeffrey désosse un lapin. Quand on lui demande ce qu’il pense du débat sur le travail le 1er mai, le jeune homme réplique: «Moi j’ai le droit, je suis le gérant. Pour moi, c’est un jour normal. Et puis tout ce que j’ai, c’est du périssable, il faut que je l’écoule sinon ça se perd.»
À ses côtés, une employée s’empresse de rappeler qu’elle est là par volontariat tout en continuant de remplir les vitrines réfrigérées.
Dans cet établissement de la rue de Tolbiac, la journée commence doucement. « Il est tôt là encore, on a servi personne, continue Jeoffrey, toujours un couteau à la main. C’est comme le week-end, les gens devraient passer à partir de 11h ».
Pierre-Loeiz Thomas, à Paris
09:12
François Ruffin se dit «partisan de traditions» : «Le 1er mai, c’est un jour chômé»
Député de la Somme, François Ruffin estime que ne pas travailler le 1er mai est une «tradition» dont la France a «besoin». «La société a besoin de rites, de traditions, et moi je suis partisan de traditions. Le 11 novembre et le 8 mai, on célèbre nos anciens combattants. On se repose le dimanche. Le 1er mai, c’est un jour chômé, et on manifeste pour le travail», a expliqué le président de Debout la France et candidat à une primaire de la gauche pour la présidentielle ce vendredi matin au micro de BFMTV/RMC.
08:55
Marylise Léon (CFDT) fustige des «attaques frontales» contre le 1er mai
À Paris, un cortège partira de la place de la République à 14H00, vers la place de la Nation, avec notamment les cheffes de file de la CFDT, Marylise Léon et de la CGT, Sophie Binet. «Cette année, on a souhaité marquer le coup», assure la première au micro de France Info ce vendredi matin. «C’est une année particulière, où on a connu des attaques frontales contre le 1er mai. [...] Pour la CFDT, c’est un symbole important.»
Sur le flou réglementaire autour de l’ouverture des commerces, Marylise Léon estime que «les professions de la boulangerie et les fleuristes doivent passer par des accords de branche pour pouvoir définir les modalités d’ouverture et notamment les modalités de volontariat». Et cela ne doit concerner «que l’artisanat» et «uniquement ces deux branches professionnelles».
08:29
«Attal, Bardella, Retailleau et tous leurs amis» veulent «voler» la journée du 1er-Mai «aux travailleurs», déplore Sophie Binet (CGT)
Secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet a de nouveau fustigé ce vendredi matin la proposition de loi portée notamment par Gabriel Attal et qui prévoyait la possibilité de faire travailler des salariés le 1er-Mai dans les commerces de bouche, les fleuristes et les établissements culturels, la qualifiant de «catastrophique». «Beaucoup de députés ont toujours des problèmes avec les droits des travailleurs et des travailleuses et veulent nous voler cette journée qui n’est pas comme les autres», a-t-elle déploré au micro de France Inter. La proposition de loi a finalement été écartée devant la fronde des syndicats.
Sophie Binet a par ailleurs rappelé que le 1er-Mai n’est pas la «fête du travail», mais une «journée internationale de lutte pour les travailleurs et les travailleuses». «Gabriel Attal, Bardella, Retailleau et tous leurs amis ont fait une insulte à cette histoire ouvrière», ajoute-t-elle. «Le problème des boulangers, ce n’est pas de travailler le 1er mai, c’est leur facture d’énergie qui explose, c’est le prix des matières premières et du blé qui augmente considérablement, et c’est le dumping organisé par la grande distribution, les franchisés, les markets, etc.»
08:00
Travail le 1er mai : Manuel Bompard trouve «assez stupéfiant» que le gouvernement «donne à demi-mot des consignes pour désobéir à la loi»
Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, espère que l’inspection du travail fera «respecter la loi» ce vendredi 1er mai en sanctionnant les employeurs qui décideraient d’ouvrir leur commerce malgré l’interdiction. «Le 1er mai est un jour férié et chômé. Les salariés ne peuvent pas être contraints à venir travailler», a rappelé le député des Bouches-du-Rhône au micro d’Ici Provence.
Devant le rejet unanime des syndicats, le gouvernement a écarté une proposition de loi qui prévoyait la possibilité de faire travailler des salariés le 1er-Mai dans les commerces de bouche, les fleuristes et les établissements culturels. Le premier ministre Sébastien Lecornu a promis «une instruction» destinée «à l’ensemble des services de l’État» pour que ces commerçants puissent faire travailler leurs salariés, sur la base du volontariat. Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a assuré mercredi n’avoir donné aucune instruction aux inspecteurs du travail de ne pas verbaliser les boulangers et fleuristes qui feraient travailler leurs équipes mais appelé à «l’intelligence collective».
«Je trouve assez stupéfiant que le gouvernement donne à demi-mot des consignes visant à désobéir à la loi. Normalement, son rôle est de faire respecter la loi», s’indigne Manuel Bompard. Le député LFI estime que «l’essentiel» des salariés n’ont «pas envie» de travailler le 1er mai, et que «si vous commencez à ouvrir la possibilité pour les employeurs, le volontariat ne sera pas respecté, car il sera très difficile pour un salarié de refuser ou de dire à son patron qu’il ne souhaite pas venir travailler».
07:41
L’éditorial de Gaëtan de Capèle : «Le travail, c’est la santé»
L’affaire du 1er Mai constitue un extraordinaire cas d’école pour qui s’intéresse aux blocages français. Le ministre du Travail pense, à juste titre, que le meilleur moyen de résoudre ce dilemme serait de « faire confiance à l’intelligence collective ». Un esprit logique songerait aussitôt à modifier la loi actuelle, restrictive et d’une complexité sans nom, pour permettre à tous ceux qui le souhaitent de travailler, sous réserve d’être volontaire et payé double, puis de valider ce donnant-donnant dans des accords d’entreprise.
Employeurs et employés y trouveraient leur compte, l’« intelligence collective » triompherait. Par on ne sait quelle gymnastique intellectuelle, c’est l’inverse qui prévaut : le principe de l’interdiction demeure, mais les inspecteurs du travail sont « invités » à la tolérance, donc à contourner la loi, sans aucune garantie pour les commerçants. Une réglementation kafkaïenne doublée d’une insécurité juridique plutôt que la liberté pour tous, il fallait y penser.
07:25
Travail, pouvoir d’achat, démocratie... Les thèmes de la mobilisation de ce vendredi
Près de 320 manifestations sont prévues en France, avec un peu plus de 100.000 personnes attendues, a précisé jeudi soir le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez sur France Info TV. À Paris, un cortège partira de la place de la République à 14H00, vers la place de la Nation, avec notamment les cheffes de file de la CFDT, Marylise Léon et de la CGT, Sophie Binet.
Les débats autour du travail le 1er-Mai et la hausse des prix des carburants gonfleront-ils les cortèges, malgré l’adossement de ce 1er-Mai à un week-end et les vacances scolaires encore en cours pour certains ? Outre la défense du caractère chômé du 1er-Mai, les syndicats appellent à se mobiliser pour le pouvoir d’achat, sur fond de reprise de l’inflation, et pour la démocratie, à un an de la présidentielle.
Le secrétaire général de l’Unsa Laurent Escure entend préserver le «cadre démocratique, condition sine qua non de la défense des travailleurs» alors que «la loi du plus fort» s’impose à l’international. Pour le numéro deux de la CFDT Yvan Ricordeau, le 1er-Mai a une «tonalité importante cette année», en raison «des velléités de le remettre en cause».
07:17
Restaurants, boulangers, fleuristes... Qui a vraiment le droit d’ouvrir ce 1er mai ?
Travaillera ou travaillera pas ? Ce 1er mai, en théorie le seul jour de l’année intégralement «férié et chômé» selon le Code du travail, promet d’être particulier, en pleins débats sur l’élargissement des possibilités de faire travailler des salariés ce jour-là. Le Figaro rappelle les règles en vigueur aujourd’hui et ce qui pourrait changer cette année, puis à partir de 2027.
07:13
L’ultra gauche en embuscade, les forces de l’ordre sur le qui-vive
Cela ne devrait pas être le «grand soir» mais ce rendez-vous du 1er mai est annoncé sous tension. Si la plupart des cortèges syndicaux devaient se dérouler dans une ambiance familiale et conviviale, plusieurs villes risquent à nouveau d’être le théâtre de tensions provoquées par la mouvance d’ultragauche, déjà en embuscade. C’est notamment le cas à Lyon, où près de 8000 manifestants sont attendus, à Toulouse ou encore à Strasbourg, où les services spécialisés redoutent que des émeutiers, parmi lesquels des « étudiants très politisés », passent à l’action. «Au-delà des revendications classiques sur le temps de travail, sur les salaires ou encore la réforme des retraites, les plus énervés vont, une fois encore, chauffer les esprits avec des mots d’ordre beaucoup plus vindicatifs », redoute un haut fonctionnaire.
Fustigeant la « montée de l’extrême droite » au nom de l’antifascisme et portant l’antimilitarisme ou encore l’anti-impérialisme en étendard, les professionnels de l’émeute pourraient tenter de passer à l’action, notamment pour s’en prendre au mobilier urbain et affronter les forces de l’ordre. De black blocs, composés de plusieurs dizaines de casseurs habillés en noir, pourraient se former. À Toulouse, à Nantes ou à Rennes, policiers et gendarmes seront sur le qui-vive, tout comme à Brest ou Saint-Brieuc où des activistes sont susceptibles de se mobiliser autour de « noyaux solides » pour commettre des dégradations sur leur passage.
07:09
Bonjour à toutes et à tous
Bienvenue dans ce direct consacré à la journée du vendredi 1er mai 2026. Ce jour férié hautement symbolique s’annonce particulier cette année après des semaines de débat houleux sur le sujet.
Le gouvernement a écarté une proposition de loi portée notamment par l’ancien premier ministre Gabriel Attal qui prévoyait la possibilité de faire travailler des salariés le 1er-Mai dans les commerces de bouche, les fleuristes et les établissements culturels.
Les syndicats veulent défendre dans leurs cortèges ce seul jour férié obligatoirement chômé pour les salariés.
Les publications apparaîtront ici


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