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Condamnée pour injure publique à l’égard des gens du voyage, l’enseignante sera bientôt de retour à l’antenne dans «Les grandes gueules». Une décision que déplorent les syndicats de la chaîne.
Passer la publicité Passer la publicitéDans un communiqué publié sur les réseaux sociaux le syndicat des journalistes de RMC dit avoir «appris avec effarement que Barbara Lefebvre, condamnée en première instance par le tribunal de Paris le 15 avril pour injures raciales, reviendra à l’antenne au mois de mai», écrivent-ils. Cette réintégration leur paraît «inacceptable au vu de la gravité des faits reprochés» à l’enseignante.
Celle-ci vient d’être condamnée à 1000 euros d’amende pour des propos dénigrants à l’encontre de la communauté des gens du voyage, tenus en 2024 dans l’émission d’Alain Marshall et Olivier Truchot. « Tu les as tous sur le dos, ils t’attendent à coups de barres de fer. Je suis désolée, il y a des gens qui n’ont pas les codes. Si vous n’avez pas les codes, la porte est ouverte», avait-elle notamment déclaré. Après sa condamnation, la direction de RMC l’a écartée de l’antenne mais, seulement quelques jours.
Une décision qui passe mal auprès des syndicats de la chaîne. «Le racisme n’a toujours pas sa place dans le débat public», signent-ils en ouverture du communiqué. Si Barbara Lefebvre a fait appel de sa condamnation, son maintien à l’antenne dans l’attente du nouveau jugement «ne peut garantir un cadre serein pour les débats qui se tiennent chaque jour dans l’émission “Les grandes gueules”», estime le SDJ. «Le débat d’idée est un principe essentiel de notre radio, mais il se débat doit se tenir dans un cadre républicain, et dans le respect des personnes. L’émission [...] se retrouve fragilisée par une chroniqueuse qui propage des discours de haine», précise-t-il.
La direction de RMC assurait, hier, dans un communiqué être pleinement engagée «dans la lutte contre toutes formes de discrimination». Une prise de position que les syndicats jugent incompatible «avec une suspension de quinze jours». À nouveau, ils demandent donc à leur direction de «mettre fin à la collaboration qui lie Barbara Lefebvre à notre antenne, ou à la suspendre jusqu’au jugement définitif».


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