Invité de la Grande Interview Europe 1-CNews, Hervé Morin plaide pour une primaire à droite et au centre afin de départager les candidats à la présidentielle. "Il faut une primaire de Sarah Knafo à Gabriel Attal", selon le président de la région Normandie.
Lors de la Grande Interview Europe 1-CNews, Hervé Morin a remis en cause la place centrale des sondages dans la désignation des candidats à l'élection présidentielle. "Il faut une primaire de Sarah Knafo à Gabriel Attal", a défendu l'ancien ministre de la Défense.
Le président de la région Normandie estime que le choix ne peut pas reposer sur des tendances d'opinion fluctuantes : "Non mais ce que je veux dire c'est que pour l'instant les Français n'ont pas fait de choix et que c'est trop tôt."
Il insiste sur l'instabilité des dynamiques électorales : "Vous comme moi, vous avez vu des gagnants à l'automne qui étaient des grands perdants quelques mois plus tard."
La primaire comme "première épreuve du feu"
Pour le président de la région Normandie, une étape intermédiaire est indispensable afin de structurer l'offre politique.
Il défend ainsi l'idée d’une primaire comme filtre démocratique : "Il faut qu’il y ait une première épreuve du feu. Cette première épreuve du feu, c'est la primaire."
Face à l’argument récurrent de la "machine à perdre", il répond : "Machine à perdre, dit-on, mais c’est faux." Il cite notamment l'exemple de François Fillon pour illustrer la volatilité des trajectoires politiques : "François Fillon avait gagné s'il n’avait pas eu toutes ces conneries."
Un périmètre élargi du scrutin
Hervé Morin appelle à un processus ouvert, allant du centre à la droite, voire au-delà des clivages traditionnels. Il propose un champ large de participation : "Elle va de Sarah Knafo à Gabriel Attal."
Il précise toutefois que la participation doit rester volontaire : 'Si certains ne veulent pas y participer, ils n'y participent pas."
L'objectif, selon lui, est de permettre une sélection plus légitime que celle fondée sur les seuls sondages : "Il faut proposer à celles et ceux innombrables candidats à l'élection présidentielle de pouvoir avoir un premier temps d'élection."
Interrogé sur sa propre participation à une éventuelle primaire, Hervé Morin écarte toute ambition présidentielle immédiate. Il tranche clairement : "Moi, je dis très clairement que ma région, ça me va très bien."


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