Les scientifiques de l'ONU alertent ces derniers jours d'un retour très probable d'El Nino, d'ici au mois de novembre prochain. Mais ce phénomène climatique risque-t-il d'augmenter la température cet été en Europe s'il se concrétise ? Europe 1 fait le point.
L'été sera-t-il chaud comme aimait le chanter Eric Charden dans les années 80 ? C'est ce qu'envisage en tout cas l'ONU pour l'été 2026. Selon l'organisation, qui dispose d'une organisation météorologique, le phénomène El Niño a près de 80% de chance de débuté entre juin à août, et même 90% d'ici novembre.
Une mauvaise nouvelle alors que ce phénomène météorologique classique voit ses effets amplifiés par le changement climatique. Pour rappel, El Niño est le nom donné à une variation naturelle du climat, qui induit une variation marquée de la température des eaux de l'océan Pacifique équatorial et une modification de la circulation atmosphérique mondiale, provoquant divers impact à travers le globe, allant d'une augmentation des précipitations à d'importance sécheresse selon la zone géographique.
Selon la dernière mise à jour de cette agence de l'ONU, les températures "exceptionnellement chaudes" des eaux du Pacifique tropical favorisent les conditions de la formation d'un épisode El Niño qui "devrait influencer les régimes de température et de précipitations à l'échelle mondiale".
Plutôt un hiver sous influence ?
Pour autant, le vieux continent devrait être plutôt épargné. "L'Europe serait moins concernée car El Niño a surtout un effet autour du pacifique, en Amérique du nord et du sud, en Asie, en Australie", note Sonia Seneviratne, climatologue et vice-présidente du groupe 1 du GIEC au micro de nos confrères de la radio suisse RTS.
Mais elle prévient : "En cas d'effets importants, par exemple en Amérique du sud, en cas d'une importante sécheresse", il y aura des impacts sur le climat et sur les produits qu'on importe jusque dans nos rayons, souligne-t-elle.
De son côté, la chaîne météo insiste : "les effets sur la France demeurent souvent difficiles à distinguer des autres facteurs atmosphériques. En revanche, les éventuelles répercussions concernent surtout l'hiver suivant lorsque certaines anomalies de circulation atmosphérique peuvent se propager jusqu'aux moyennes latitudes".


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