Il s'agit d'une augmentation « mécanique » du salaire minimum. Les prix ont en effet augmenté de 2,2% sur un an en avril.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 10:00 | mis à jour aujourd'hui à 10:00 - Temps de lecture :

le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a precisé qu'il ne s'agissait pas d'« un coup de pouce ». Le dernier remonte à juillet 2012. Photo Sipa/Jeanne Accorsini le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a precisé qu'il ne s'agissait pas d'« un coup de pouce ». Le dernier remonte à juillet 2012. Photo Sipa/Jeanne Accorsini

Le Smic va augmenter de 2,4% le 1er juin, a annoncé mercredi sur franceinfo le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou, soulignant qu'il s'agit d'une augmentation « mécanique » du salaire minimum, liée à la reprise de l'inflation, sans coup de pouce. L'Insee a indiqué mercredi que les prix à la consommation avaient augmenté de 2,2% sur un an en avril. Quand l'inflation dépasse 2%, le Smic est augmenté automatiquement.

« Le Smic va augmenter autour de 2,4%, on est en train d'affiner le deuxième chiffre après la virgule mais en tout cas on peut annoncer déjà 2,4% d'augmentation du Smic dès le 1er juin », a déclaré Jean-Pierre Farandou, estimant qu'il s'agit d'une « bonne nouvelle pour le pouvoir d'achat des Français qui ont des revenus modestes ». Cette augmentation « n'est pas un coup de pouce » mais « une revalorisation mécanique du Smic qui est liée à notre système social français », a-t-l toutefois insisté.

Le Smic bénéficie chaque année d'une hausse mécanique le 1er janvier, qui se fonde notamment sur l'inflation hors tabac constatée pour les 20% de ménages les plus pauvres. En cours d'année, si l'inflation dépasse 2%, le Smic est par ailleurs augmenté automatiquement dans les mêmes proportions.

Au-delà de ces évolutions automatiques, le gouvernement peut choisir de donner un coup de pouce au Smic, mais le dernier remonte à juillet 2012, au lendemain de l'élection de François Hollande à l'Élysée. Cette année, le Smic a augmenté le 1er janvier, sans coup de pouce, de 1,18%, atteignant 1.443 euros net par mois.

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