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ANALYSE - En martelant la nécessité d’une « autonomie » européenne vis-à-vis des États-Unis, le chef de l’État reprend un éternel credo des présidents de la Ve République, peu écouté par nos voisins européens. Face à Donald Trump, l’heure serait-elle venue ?
Dans son discours au Forum économique mondial de Davos, mardi, Emmanuel Macron a adopté une posture qu’affectionnent traditionnellement les présidents français : celle de la résistance à l’ogre américain et à son langage de la force. Lunettes opaques sur le nez en raison d’un problème oculaire - ce qui a fourni une image donnant un peu plus de retentissement international à sa prestation -, le président français a mis en garde contre une attitude qui consisterait à « accepter passivement la loi du plus fort, ce qui conduirait à une vassalisation ». Et plaidé pour « plus de souveraineté, plus d’autonomie pour l’Europe ».
C’est une ligne qu’Emmanuel Macron martèle depuis sa première campagne présidentielle de 2017. Il estimait alors dans son livre-programme, Révolution, qu’il fallait « construire une stratégie européenne à dix ans en matière diplomatique et militaire ; car, de plus en plus, l’Europe occidentale sera livrée à elle-même pour se défendre ». Ce credo très enraciné…


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