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Avant de se découvrir une passion pour la cuisine et de devenir une star visée par une série de plaintes pour violences conjugales, l’ex-chef du Plaza Athénée fut un enfant isolé et ambitieux.
Sa première casserole ? Une sauteuse en cuivre reçue à 14 ans. Un cadeau de Noël de sa maman. Car, depuis toujours, la discrète Évelyne Imbert soutient la passion culinaire de son aîné. Tandis que son papa s’en est longtemps moqué. « Petit Jean ? Il fera de la mayonnaise quand il sera grand », persifle cet homme au fort tempérament, lui-même prénommé Jean, comme également son père avant lui. Une dynastie. Orphelin à 14 ans, « Grand Jean » s’était fait la promesse de reprendre l’entreprise de reliure fondée par son paternel. Ce qu’il fit. Au prix d’un travail acharné, d’horaires à rallonge : « Mon père partait à 5 heures du matin et on ne le revoyait pas avant 21 heures », se souvient son fils. Mais également d’un « esprit très américain de l’épanouissement par le travail » conforté par le culte du sport et de la gagne. Concepts fondateurs avec lesquels il éduque ses trois garçons, Jean, Léopold et Raphaël. Un match de tennis perdu ? Inutile que le perdant se présente à table. Il est privé de repas. Des méthodes expéditives qui, sans doute, forgent le caractère, mais, sans doute aussi, peuvent briser. Fonctionnaient-elles avec la personnalité de son aîné ? Rien n’est moins sûr.


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