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Les Premières Nations de Sachigo Lake et Red Sucker Lake, dans le Grand Nord de l'Ontario, lancent un avertissement au gouvernement Ford, à l'explorateur minier Signature Resources Ltd et aux investisseurs miniers.
Alors que l’industrie minière est réunie à Toronto pour le congrès annuel de l’Association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs, Sachigo Lake et Red Sucker Lake souhaitent passer un message clair à l’ensemble du secteur.
Les Nations autochtones ne sont pas des parties prenantes; nous sommes des détenteurs de droits, peut-on lire dans un communiqué publié mardi.
Les Nations sœurs situées à moins de 100 kilomètres l’une de l’autre allèguent que Signature Resources Ltd. mène des activités sur leurs terres traditionnelles à l’aide de permis provinciaux qui ont été accordés sans consultation.
Ces permis ont été fournis et renouvelés malgré l’objection des deux Nations et en l’absence d’entente écrite, d’un protocole de consentement ou de mesures pour répondre à nos préoccupations, affirment-elles.
Je suis un peu surpris et déçu
Les deux Nations indiquent que Signature Resources Ltd. a refusé de négocier une entente d’exploration de base avec elles. Ce genre d’accord est de routine en Ontario et au Canada, insistent-elles.
Elles indiquent que leurs craintes sont aggravées par la Loi 5 de l’Ontario et le projet de loi fédéral C-5 visant à stimuler l’économie, qui, selon elles, mettent en péril les espèces, l’environnement et des consultations véritables avec les peuples autochtones.
Le président-directeur général de Signature Resources Ltd., Dan Denbow, était choqué d'entendre les reproches des Premières Nations. Notamment, il dément les allégations concernant des conditions de travail insécuritaires.
Je suis un peu surpris et déçu parce que nous tentons, en effet, de discuter avec Red Sucker Lake et Sachigo Lake dans l'espoir d'avoir une entente formelle de consultation, partage-t-il.
Nous n'avons pas eu de réponses de leur part, soit par écrit ou par téléphone.
M. Denbow reconnaît l'importance des terres traditionnelles pour les deux communautés et le besoin de formaliser une entente, ce qu'il souhaite faire depuis quelque temps. Cependant, il dit n'avoir toujours pas eu d'échanges concrets avec les chefs malgré ses tentatives répétées.
Nous attendons d'être invités. Je ne vais pas m'y rendre sans invitation, assure-t-il.
Sachigo Lake et Red Sucker Lake disent évaluer tous les recours possibles, y compris les contestations réglementaires, la divulgation publique d’informations et les révisions juridiques.
Au moment d’écrire ces lignes, le gouvernement de l’Ontario n’a pas répondu à nos demandes de commentaire.


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