Alors qu'un accord a été convenu entre les Etats-Unis et l'Iran dimanche, le déminage, une spécialité française, est désormais un enjeu majeur dans le détroit d'Ormuz, notamment pour permettre aux supertankers de se frayer un chemin sûr dans la zone.
Si Donald Trump se montre très optimiste sur la réouverture du détroit d’Ormuz, il faudra du temps pour espérer revenir à un trafic aussi fluide qu’avant la guerre. En attendant, des moyens militaires sont déployés dans la zone pour sécuriser la reprise des supertankers, avec une mission : le déminage… une spécialité française.
Deux chasseurs de mines tricolores de classe Tripartite se tiennent prêts à ouvrir la voie. Ce sont eux qui seraient mis à contribution dès lors que l’accord américano-iranien serait définitivement signé.
Leur rôle : permettre aux supertankers de se frayer un chemin sûr dans le détroit d’Ormuz. Une première navigation, lente, à environ cinq nœuds nautiques, et périlleuse, entre de potentielles mines déposées à la surface ou dans les fonds marins.
Deux solutions pour déminer
Contrairement aux Américains, qui ont délaissé quelque peu cette compétence, le déminage marin est un précieux savoir-faire français entretenu de longue date.
La Marine connaît la zone pour l’avoir longuement cartographiée lors de missions dans le passé. Elle s’entraîne aussi régulièrement dans ses eaux territoriales. L’année dernière, 853 engins explosifs ont été neutralisés par les plongeurs-démineurs français, dont plusieurs dizaines de mines héritées de la Seconde Guerre mondiale.
Et pour déminer, deux solutions : manuellement, avec des plongeurs lorsque la mine n’est pas trop profonde, ou justement en profondeur, par l’envoi d’un robot piloté capable de déposer, sur la cible, une charge explosive.


2 week_ago
18



























.jpg)






French (CA)