NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Le centre-ville de Sudbury prend des allures de galerie d'art à ciel ouvert cette semaine. Devant la Place des Arts, sur la rue Larch fermée à la circulation entre Durham et Elgin, une dizaine d’artistes venus d’un peu partout au pays transforment de vieux véhicules abandonnés en installations artistiques dans le cadre de la 8e Foire d’art alternatif de Sudbury (FAAS).
Organisé par la Galerie du Nouvel-Ontario (GNO), l’événement invite cette année le public à réfléchir au thème du hasard, entre imprévu, risque et rencontres inattendues.

De gauche à droite : Danielle Tremblay, Marie-Jeanne Champagne et Dunstan Topp sont les organisateurs de la FAAS 8.
Photo : Radio-Canada / Daniel Aubin
Pour Danielle Tremblay, membre de l’organisation, l’idée de faire de la voiture le cœur de cette édition s’est imposée naturellement.
On voulait faire ça sur la rue, proche de la galerie. […] On trouvait que la voiture, c’était un bon outil, un bon médium pour accueillir l’œuvre, explique-t-elle.
Après plusieurs mois de préparation, les organisateurs ont réussi à rassembler 17 véhicules, chacun confié à un artiste ou à un collectif.
Une diversité qui enthousiasme Dunstan Topp, également organisateur de la foire.

Les organisateurs ont réussi à rassembler 17 véhicules, chacun confié à un artiste ou à un collectif.
Photo : Radio-Canada / Espérance Fatuma
Il y a 17 installations, 17 projets qui vont être créés au courant de la semaine, et ça prend toutes les formes, souligne-t-il.
C’est vraiment ce qui est intéressant de l’événement, c’est 17 projets, 17 chars, 17 choses à découvrir.
L’art en dialogue avec le public
Parmi les artistes invités, Héritier Bilaka, artiste visuel basé à Ottawa et originaire de la République démocratique du Congo, qui transforme une vieille Volvo.
Pour lui, cette première participation à la foire de Sudbury est aussi une manière de marquer sa présence à travers ses racines.

Héritier Bilaka est un artiste visuel d'Ottawa originaire de la République démocratique du Congo.
Photo : Radio-Canada / Daniel Aubin
J’aimerais marquer ma présence à travers justement ces motifs des tissus traditionnels. Je trouve que ça sera quelque chose d’intéressant qui va faire corps avec les lieux, l’histoire et puis ma présence moi-même , explique-t-il.
Venir dans un contexte qu’on ne connaît pas, dans un pays avec la culture, l’histoire qu’on doit réapprendre, il y a donc quelque part cette idée du hasard.
L’une des particularités de la FAAS est de rendre visible le processus de création. Les artistes travaillent directement dans la rue, sous les yeux des passants, qui peuvent s’arrêter, observer et poser des questions.
Une proximité qui, selon Héritier Bilaka, permet de briser les barrières.

Guillaume Dufour Morin est venu de Trois-Rivières pour participer à la foire.
Photo : Radio-Canada / Daniel Aubin
L’artiste québécois Guillaume Dufour Morin, de Trois-Rivières, propose quant à lui une installation-performance autour du cycle de la vie, de la mémoire et de la décomposition.
À partir d’un véhicule rempli de foin en décomposition, il invite les visiteurs à écrire sur des objets appelés à être symboliquement enfouis.
L’idée c’est un petit peu d’expérimenter les rues de Sudbury, mais à travers ce qu’on peut dire, les fantômes de la ruralité, explique-t-il.

Les véhicules sont transformés sous les yeux des spectateurs.
Photo : Radio-Canada / Espérance Fatuma
L’art et la nature
D’autres artistes explorent aussi le rapport entre le véhicule et l’environnement. Le duo formé de Félixe Sturk-Lussier et Lizbeth Hildebrand, venus de Winnipeg, transforme un camion en installation sonore immersive.
À l’intérieur, les visiteurs pourront écouter deux trames inspirées de paysages sonores urbains.

Félixe Sturk-Lussier et sa collaboratrice Lizbeth Hildebrand, venues de Winnipeg, transforment un camion en installation sonore immersive.
Photo : Radio-Canada / Daniel Aubin
On travaille ensemble pour faire une expo inspirée par la dichotomie entre nos expériences sonores en tant que piétons dans les villes et l’expérience sonore en tant qu’une personne qui conduit dans un char , explique Félixe Sturk-Lussier.
Le véhicule sera aussi recouvert de matériaux naturels ramassés en bordure de route, donnant l’impression que la nature reprend possession de la machine.
Les visiteurs peuvent découvrir gratuitement les installations jusqu’à dimanche.
Avec les informations de Daniel Aubin


1 month_ago
30



























.jpg)






French (CA)