NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Alors que l’Association des restaurateurs du Manitoba décrit une situation difficile à Winnipeg, les plus récentes données de Statistique Canada montrent pourtant une hausse des ventes dans le secteur.
En novembre 2025 , les ventes préliminaires des services de restauration au Manitoba ont atteint 246,6 millions de dollars, soit une augmentation mensuelle de 2 % par rapport à l'année précédente, selon Statistique Canada (nouvelle fenêtre).
Depuis l’été, la tendance demeure globalement à la hausse, malgré un léger recul en septembre.
Toutefois, sur le terrain, la réalité est plus sombre. À Winnipeg, les restaurateurs indépendants se sentent pris à la gorge. Yvonnic Le Lorec, propriétaire de la crêperie Ker Breizh ouverte en 2022, constate une explosion des coûts. De plus, les mois de janvier et de février sont toujours les plus difficiles dans le secteur de la restauration.

Yvonnic Le Lorec est copropriétaire de la crêperie Ker Breizh. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / ILRICK DUHAMEL
La farine a beaucoup augmenté pour les crêpes. Tout ce qui est matière première a un coût énorme. Et les coûts du personnel sont également un poids énorme, souligne-t-il.
À l’échelle nationale, près de 7000 restaurants ont fermé leurs portes en 2025, selon une étude de l’Université Dalhousie. Dans les Prairies, 41 % des établissements seraient déficitaires, comparativement à 12 % avant la pandémie.
Pour le président de l’Association des restaurants et des services de nourriture du Manitoba, Shaun Jeffrey, la situation touche l’ensemble du secteur, particulièrement les établissements indépendants.
La hausse marquée des coûts des matières premières et du personnel laisse peu de marge de manœuvre aux restaurateurs, qui peinent à suivre le rythme avec les prix actuels de leurs menus.
Shaun Jeffrey estime que les mesures d'aide s’amenuisent et que la rentabilité devient de plus en plus difficile à atteindre. Selon lui, malgré la hausse des ventes annoncée par Statistique Canada, les restaurateurs n'en sortent pas gagnants, compte tenu de l’augmentation constante des coûts de production.
L'essor des services de livraison, l'autre équation
Shaun Jeffrey évoque également la croissance des services de livraison de commande en ligne, qui génèrent des revenus supplémentaires, mais entraînent également des frais importants pour les restaurateurs.
La seule façon pour les restaurants de rester viables, c'est de voir ces Manitobains souriants dans nos salles à manger.
Shaun Jeffrey insiste sur le fait que la livraison doit demeurer un complément, et non la base du modèle d’affaires. À ses yeux, l’industrie de la restauration bat toujours de l’aile depuis la pandémie et, sans changements structurels, plusieurs établissements pourraient ne pas survivre.

Le directeur de l’Association des restaurants et des services de restauration, Shaun Jeffrey.
Photo : Radio-Canada / Jeff Stapleton
De son côté, l’économiste Fayçal Zellama rappelle que les restaurateurs subissent les effets de facteurs qu’ils ne contrôlent pas.
Certains ont été prisonniers du marché local. Le taux d'inflation n’a cessé d’augmenter depuis 2022. Heureusement que, maintenant, on revient à la cible visée par la Banque du Canada, explique-t-il.
Sans changements majeurs, le paysage de la restauration pourrait continuer de se transformer au Manitoba, selon Fayçal Zellama.
Avec des informations de Farah Mekki


4 month_ago
27



























.jpg)






French (CA)