NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Le scénario ressemble à un mauvais film de série B, «L'Attaque des ragondins géants», mais c'est pourtant bien ce qui se passe en ce moment en Californie. Ce rongeur géant de dix kilos, capable de dévorer des champs entiers et de percer des digues, est réapparu soudainement là où il avait pourtant été éradiqué. Depuis 2017, les biologistes de l'État américain se grattaient la tête devant la prolifération fulgurante du ragondin dans la vallée de San Joaquin. Comment ces bêtes, originaires d'Amérique du Sud, avaient-elles pu revenir dans de telles proportions? Avaient-elles survécu en cachette pendant quarante ans?
Grâce à une analyse génétique poussée, les chercheurs ont découvert que les spécimens actuels n'ont aucun lien de parenté avec les populations historiques de Californie. Au contraire, leur ADN correspond presque parfaitement à celui des ragondins vivant dans le centre de l'Oregon. Le problème, c'est que ces animaux ne sont pas des migrateurs longue distance, et qu'il n'y a aucune trace de leur présence entre l'Oregon et le centre de la Californie. La conclusion des experts est donc que quelqu'un les a transportés dans un véhicule… pour les y relâcher volontairement.
Abonnez-vous gratuitement à la newsletter de Slate !Les articles sont sélectionnés pour vous, en fonction de vos centres d’intérêt, tous les jours dans votre boîte mail.
Dans une étude publiée dans Evolutionary Applications et relayée par le Smithsonian Magazine, les scientifiques du département de la Pêche et de la Faune de Californie (CDFW) expliquent que cette introduction est très certainement d'origine humaine. Michael Buchalski, généticien au CDFW, souligne l'impossibilité d'une migration naturelle: «C'est une distance trop importante, et nous ne trouvons aucun ragondin dans les zones intermédiaires. Cela fait de l'introduction par l'être humain le scénario le plus probable.» Cette révélation change la donne pour les autorités, qui ne luttent plus seulement contre une espèce, mais contre les conséquences d'un acte illégal.
Alors simple bêtise ou sabotage? Certains propriétaires auraient pu voir dans le ragondin une solution naturelle et gratuite pour désherber les plantes aquatiques de leurs étangs privés. D'autres, plus farfelus, auraient pu simplement avoir un coup de cœur pour l'animal et décider d'avoir un ragondin de compagnie. Enfin, l'hypothèse d'un acte malveillant n'est pas exclue: introduire une espèce capable de détruire les infrastructures hydrauliques d'une région agricole est une arme redoutable pour quelqu'un de malintentionné.
Le fléau aux dents orange
Le danger est bien réel. Le ragondin n'est pas qu'un gros rat un peu pataud: il est capable de dégâts conséquents. Avec ses incisives orange vif, il s'attaque aux racines des plantes qui maintiennent les berges. Plus grave encore, il creuse des réseaux de galeries complexes dans les levées et les barrages en terre. Dans une Californie déjà fragilisée par des cycles de sécheresses intenses et de pluies torrentielles, ces tunnels sont des bombes à retardement. Une digue fragilisée par des rongeurs peut céder à n'importe quel moment sous la pression de l'eau.
Face à cette menace, l'État a sorti les grands moyens: caméras thermiques, chiens renifleurs et patrouilles constantes. Depuis 2017, plus de 7.800 individus ont été capturés, mais la bataille est loin d'être gagnée. Le coût de cette «guerre» contre l'envahisseur s'élève désormais à environ 5 millions de dollars (4,2 millions d'euros environ) par an. Un budget colossal pour réparer l'erreur d'un ou de quelques individus qui pensaient peut-être bien faire, ou qui cherchaient simplement à nuire.
La loi californienne autorise aujourd'hui les citoyens à chasser et abattre ces animaux s'ils causent des dégâts sur leurs terres, à condition de signaler immédiatement la capture aux autorités. C'est une mobilisation générale qui s'organise pour éviter que le centre de l'État ne devienne un gruyère géant. La science a permis de tracer l'origine du mal, mais c'est maintenant une course contre la montre pour empêcher ces rongeurs de s'installer définitivement dans le delta du Sacramento.
Que ce soit par ignorance ou par méchanceté, le transport d'espèces reste l'une des plus grandes menaces pour la biodiversité mondiale. En Californie, le «rat-cochon» en est un coûteux exemple.


![Fiido Nomads Pro : un vélo tout-terrain pour la ville et le week-end à partir de 1 999 euros [Sponso]](https://c0.lestechnophiles.com/www.numerama.com/wp-content/uploads/2026/06/nomads-pro-2-169.jpg?resize=1600,900&key=fc700f75)


























.jpg)






French (CA)