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La conférence FIFA Impact a eu lieu à l’Université Simon Fraser en vue de la Coupe du monde de soccer 2026, où certains matchs se dérouleront à Vancouver. L’objectif : mettre en lumière l'impact des grands événements sportifs sur les populations vulnérables, telles que les itinérants, les travailleurs du sexe et les réfugiés.
L’organisateur de la conférence, Irwin Oostindie, souligne que l’évènement coûtera [au moins] 1 milliard de dollars en investissement public. Avec une telle dépense, comment pouvons-nous en tirer le maximum?, se demande-t-il.
De plus, il y a eu des discussions très limitées sur l’héritage laissé [par l'événement.] Il y a eu très peu de discussions sur la manière de répondre aux besoins de la communauté.
C’est la conversation que j’aurai souhaité avoir ces dernières années, mais c’est très difficile d’avoir une conversation avec les personnes impliquées, dit-il.
Ce que l'on craint, c'est que l'on balaye sous le tapis les sans-abri, des personnes qui ont des problèmes dans le quartier du Downtown Eastside.
Avec les retombées économiques de la FIFA, M. Oostindie propose notamment d’ajouter des salles de bain publiques et de rendre la vérification des drogues de rue plus accessibles.
La FIFA a reconnu qu’elle s’attend à gagner des revenus de plus de 11 milliards de dollars, mentionne Jennifer Li, avocate et directrice du Centre pour l'innovation en santé communautaire de l'Institut O'Neill, à Washington. En effet, après le mondial au Qatar, la FIFA a adopté un budget record avec des gains atteignant ce montant, pour la période 2023-2026.
Notre question est de savoir si cela se répercute ou non sur l’économie, dit Jennifer Li qui constate que les coupes mondiales du passé, voire, les grands évènements sportifs en général ne bénéficient pas toujours aux membres de la communauté [locale].
Elle estime que cela ne fait qu'attiser les tensions sur toute une série de problèmes , comme les violences policières, le logement, les opérations de démantèlement des campements, des problèmes auxquels est confrontée la ville de Vancouver [notamment] dans le quartier Downtown Eastside, dit-elle.
Il y a une longue liste de problèmes que nous demandons aux villes hôtes et aux comités de la FIFA de considérer avant et non après les évènements , ajoute l’avocate, comme la protection des enfants et des personnes pouvant être victimes de discrimination, et la traite des êtres humains .
Des places inaccessibles
Selon Jennifer Li, il y a aussi un message envoyé aux communautés qui accueillent les jeux, lorsque les résidents n’ont pas les moyens de se payer des billets pour ces matchs .
La FIFA a annoncé que les billets coûteraient entre 60 et 6730 $ US, mais, récemment, des billets pour le match Canada—Bosnie-Herzégovine pouvaient coûter entre 2515 et 130 766 $.
Ce n'est pas une Coupe du monde pour les résidents , estime Jennifer Li. C'est une Coupe du monde pour ceux qui peuvent débourser [autant d’argent] pour y assister.
Lors de la conférence, Paul Alauzy, porte-parole du collectif français Le revers, a parlé de son expérience aux Jeux olympiques de Paris, en 2024. D’après lui, le point commun de n'importe quel méga événement, que ce soit la FIFA ou les Jeux olympiques, c’est le besoin de l'espace public pour faire venir les touristes, entre autres.
Ces gros événements impactent la vie de ces personnes [très] négativement, il y a une violence sociale envers ces personnes.
Et les personnes qui sont les plus indésirables dans cet espace sont mises sous le tapis, constate-t-il. On peut avoir des événements comme ça qui sont inclusifs, croit M. Paul Alauzy, en prenant mieux en charge les personnes à la rue et en s’assurant qu’ils ne perdent pas de places d'hébergement, entre autres.
Avec les informations de l’émission The Early Edition et de l’émission Phare Ouest


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