Trente secondes. C’est le temps qu’il faut à Nadine pour attendre un ascenseur. Un laps de temps insignifiant qui, pourtant, déclenchait systématiquement le même automatisme: sortir son smartphone, ouvrir Instagram. «C’était devenu un mécanisme», confie la jeune maman de 32 ans, habitante de Bussigny (VD) qui a drastiquement réduit son temps d’écran depuis un an.
Pour Sana, Neuchâteloise de 30 ans, c’est le drame de Crans-Montana, entraînant un flux massif d’informations et d’images sur les réseaux sociaux, qui a été l’élément déclencheur de son sevrage numérique. «A chaque fois que j’ouvrais mon smartphone, je cliquais par réflexe sur Instagram, même si je ne voulais pas forcément y aller», explique-t-elle.


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