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Des îles Caïmans au camp de développement des Sénateurs d’Ottawa

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Jaxon Cover a grandi aux Îles Caïmans, où les plages sont reines et les patinoires inexistantes. Cela n’a toutefois pas empêché le rapide attaquant d’être repêché par les Sénateurs d’Ottawa, cinq ans après avoir joué au hockey sur glace pour la première fois de sa vie.

Lorsque les Sénateurs d’Ottawa en ont fait leur 32e choix lors de la première ronde du repêchage vendredi, Jaxon Cover est devenu du même coup le premier joueur des Îles Caïman à être repêché par une équipe de la Ligue nationale de hockey (LNH).

Quelques jours plus tard, Cover se retrouve en plein camp de développement des Sénateurs d’Ottawa en compagnie de 28 autres espoirs de l’organisation réunis au centre d’entraînement de l’équipe situé tout près du Centre Canadian Tire.

C’est vraiment surréaliste de recevoir toute cette attention, a-t-il lancé aux journalistes mardi lorsque questionné sur le fait que son histoire a fait le tour de la planète au cours des derniers jours.

Jaxon Cover en action sur une patinoire.

Jaxon Cover en action lors du camp de développement des Sénateurs d'Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Patrck Louiseize

Un rêve soutenu par son père

Cover a d’abord passé son enfance à jouer principalement au soccer, mais aussi au hockey sur patins à roues alignées en raison de l'absence de surface glacée. Ses parents ont toutefois estimé qu’il excellait tellement au hockey qu’il était mieux pour lui de quitter son pays natal pour tenter sa chance dans une véritable équipe de hockey.

C’est ainsi que Jaxon Cover s’est retrouvé à chausser une paire de patins pour la première fois en  2021, alors qu’il évoluait avec le collège St Andrew, situé à Aurora, en Ontario. Il souhaite maintenant servir de modèle à ceux qui croient que le rêve de devenir un joueur de la LNH est inaccessible.

Je veux montrer au monde entier que, même si l'on vient d'un milieu atypique, quand on s'en donne les moyens, on peut faire ce qu'on aime.

Vendredi, lorsque le nom de son fils a été nommé par le commissaire de la LNH, Patrick Covers n’a pu contenir ses émotions en raison du long chemin parcouru par son fils pour réaliser son rêve.

Ça a été un véritable tourbillon. C'est très émouvant de repenser à toutes ces années qu’il a passées loin de chez soi, tout seul, raconte-t-il.

Patrick Cover

Patrick Cover n'est pas peu fier du travail accompli par son fils pour réaliser son rêve de devenir un joueur de hockey professionnel.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Berger

D’autant que la transition du hockey sur patins à roues alignées au hockey sur glace en laissant plusieurs septiques au départ.

Beaucoup de gens le sous-estimaient et ne pensaient tout simplement pas qu'il aurait les compétences nécessaires pour jouer au hockey, précise Patrick Cover.

Une des choses que j’ai tenté d’inculquer à mes fils est de travailler fort. Tu peux croiser des gens qui sont plus habiles, plus talentueux, plus intelligents, mais une chose qu’ils ne peuvent pas faire est de travailler plus fort que toi.

Des espoirs francophones tentent leurs chances

Comme le veut la tradition, les dirigeants des Sénateurs ont également invité des joueurs non repêchés dans la LNH afin de leur donner une chance supplémentaire de se faire valoir.

C’est le cas du Gatinois Jean-Christoph Lemieux, un attaquant des Wolves de Sudbury qui espère profiter de cette deuxième chance.

Jean-Christoph Lemieux en point de presse.

Le Gatinois Jean-Christoph Lemieux, invité au camp des Sénateurs.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Berger

Après le repêchage, j’étais déçu. Je suis vraiment reconnaissant que les Sénateurs m’aient donné une chance, estime-t-il.

Quand j’embarque sur la glace, je fais juste tout donner pour prouver que chaque équipe aurait pu me choisir, ajoute le joueur de centre.

Pour l’attaquant des Olympiques de Gatineau, Maxim Dubé, participer à ce camp représente un rêve de jeunesse.

Portrait de Maxim Dubé.

L'attaquant des Olympiques de Gatineau, Maxim Dubé, participe pour la première fois au camp des Sénateurs.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Berger

Il dit vouloir profiter au maximum de l’expérience pour ensuite en faire profiter ses coéquipiers des Olympiques de Gatineau.

Les gars sont physiques. Ils jouent fort. Le rythme du jeu est rapide et je vais essayer d’amener ça à Gatineau, dit-il.

Le camp de développement des Sénateurs se termine le 1er juillet. D’ici là, les espoirs de l’organisation participeront à des entraînements sur la glace et en gymnase, en plus d’en apprendre davantage sur la préparation à la réussite, la psychologie du sport et la prévention des blessures.

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