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L’excitation était palpable dimanche matin au quai de Caraquet alors que les homardiers d'une partie de la zone 23 ont pris la mer à l'aube, marquant le coup d'envoi d'une autre saison de pêche.
Quelques minutes avant de prendre la mer, souriants et impatients, les pêcheurs ont partagé leurs états d’âme et leurs attentes pour cette saison.

Le capitaine du «Malexis», Marc Cormier, a bon espoir que la saison de pêche sera bonne cette année.
Photo : Radio-Canada / Myriam Breau
Le capitaine du Malexis, Marc Cormier, indique que, chaque année, les membres de son équipage sont fébriles.
Tout le monde est excité d’aller mettre nos trappes à l’eau, ça fait une couple de jours qu’on attend pour ça, pis la température est belle. Je pense que ça va être une belle saison cette année, partage-t-il.

Rémi Lebouthillier, homme de pont à bord du «P'tit gris», dit ressentir de la fébrilité chaque année à l'occasion de la nouvelle saison de pêche au homard.
Photo : Radio-Canada / Myriam Breau
Rémi Lebouthillier, un homme de pont à bord du P'tit gris, avait lui aussi le sourire aux lèvres et de l’excitation dans la voix lorsque Radio-Canada l'a rencontré vers 5 h dimanche. Le pêcheur espère que les captures de cette année seront bonnes, même s’il est difficile de prévoir les rendements.
On va souhaiter une bonne saison à tous les pêcheurs, pis sécurité!
Une histoire de famille, une tradition qui ne se manque pas
Ils sont plusieurs à s’être levés aux aurores dimanche matin pour accompagner les pêcheurs sur le quai.

Depuis environ 30 ans, Adeline Doiron se rend sur le quai de Caraquet à l'occasion du coup d'envoi de la saison de pêche au homard.
Photo : Radio-Canada / Myriam Breau
Adeline Doiron a presque 90 ans. Elle se déplace chaque année depuis environ 30 ans sur le quai de Caraquet pour admirer la scène.
Mon mari, quand il était vivant, il pêchait, ça fait passé 30 ans pis j’ai jamais manqué !, s'exclame-t-elle.
Je trouve ça beau, c’est vraiment beau, j’ai mes enfants qui pêchent et ça fait chaud au cœur.

Lise Plourde, Sonia Haché, Jenny Paulin et Caroline Henry étaient parmi les nombreux proches des pêcheurs qui se sont rendus sur le quai de Caraquet afin de souligner leur départ en mer pour une nouvelle saison de pêche au homard.
Photo : Radio-Canada / Myriam Breau
Lise Plourde, Sonia Haché, Jenny Paulin et Caroline Henry sont elles aussi venues encourager de bonne heure les pêcheurs.
Caroline Henry, la belle-fille d’Adeline Doiron, a accompagné sa belle-mère sur le quai pour marquer le coup d'envoi de cette nouvelle saison.
On vient voir nos conjoints, son fils, si on manque une année, on dirait que... c'est ça, ça fait notre journée, révèle-t-elle.

La météo était clémente au petit matin dimanche à l'occasion du coup d'envoi d'une nouvelle saison de pêche dans la baie des Chaleurs.
Photo : Radio-Canada / Myriam Breau
Le mari, le fils et le gendre de Lise Plourde sont homardiers eux aussi. Pour elle, venir sur le quai lors du départ, c’est aussi une tradition immanquable.
Moi, ça me fait ma journée, pis ça y fait sa journée aussi, confie-t-elle.
J’ai venu voir mon mari avec mes deux fils qui pêchent, pis c’est une tradition, ils aimont ça nous voir au quai, c’est important qu’on est-là.
C'est la première fois que Jenny Paulin, la belle-fille de Lisa Plourde, assiste aux départ des pêcheurs.
Moi, c’est ma première année que je viens, pis je viens voir son garçon, qui est mon chum, pour sa première saison, s’exclame-t-elle.
Les premiers débarquements attendus dans les prochains jours
Marc Cormier ignore quand les premiers débarquements de homard auront lieu en raison des conditions météorologiques annoncées au cours des prochains jours.
Demain [lundi] ils annoncent de gros vents, donc on ne sait pas trop si on va être capable d’y aller, mais dans les prochains jours, mardi pour sûr, prédit-il.

Les pêcheurs de homard amarrés au quai de Caraquet attendaient dimanche matin le coup d'envoi d'une nouvelle saison de pêche.
Photo : Radio-Canada / Myriam Breau
Comme plusieurs autres pêcheurs, Marc Cormier ne sait pas si le homard sera au rendez-vous.
C'est toujours dur à dire, on ne sait jamais, mais les conditions étaient favorables cet hiver, je pense, des bons vents, on est optimistes.
L'incertitude plane également en ce qui a trait aux prix que les pêcheurs pourraient recevoir pour leurs prises.
C'est dur à dire, mais on sait que l'Île-du-Prince-Édouard a un prix et on espère avoir mieux, mais on va voir dans une couple de jours comment ça va y aller, après les prises, je crois ben, dit M. Cormier.
L’inflation, un poids qui persiste pour les capitaines de bateaux
Chose certaine, les entreprises de pêche risquent de surveiller de près le prix qui leur sera offert pour une livre de homard cette année, puisque leurs dépenses continuent d'augmenter, notamment en raison de la hausse du prix du carburant depuis le début du conflit armé en Iran.
Le carburant a monté, les impôts ont beaucoup monté aussi, ça fait plus de dépenses, donc ça va prendre plus de volume, confie Marc Cormier, avant d'ajouter que cette année est particulièrement difficile.
La pêche au homard dans la zone 23 A et B, qui s'étend du Restigouche jusqu’à la côte nord de la Péninsule acadienne, demeurera ouverte jusqu'au 3 juillet 2026.
Avec les informations de Myriam Breau


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